Messe Frankfurt, un des leaders dans l'organisation de salons, de congrès et d’événements. L'organisation annonce 13 606 visiteurs pour ses salons parisiens en 2018. Soit un résultat stable par rapport à février 2017 (Apparel Sourcing Paris, Avantex Paris, Shawls & Scarves Paris The Accessories Showcase, Texworld Paris, Texworld Denim Paris (Paris - Le Bourget, du 11 au 14 février 2018).

Le groupe livre l'analyse suivante :

La France continue à apprécier l’offre très internationale et variée de ses salons. Les nouveaux visiteurs sont originaires d’Amérique du Nord (+ 7 pour cent), du continent Africain (+ 26 pour cent), avec en tête des pays grands fournisseurs de l’Europe comme le Maroc (+ 25 pour cent), la Tunisie (+ 15 pour cent), venus pour effectuer leur sourcing au Bourget, ainsi que des marchés en devenir comme l’Afrique du Sud et l’Ethiopie pays d’honneur de cette édition. L’hémisphère Sud s’avère être très porteur puisque l’Australie enregistre une très belle augmentation de + 55 pour cent. Messe Frankfurt note cependant une baisse des pays asiatiques avec - 6 pour cent, due au nouvel an chinois (fête familiale incontournable). En revanche, la Turquie se montre très dynamique avec une croissance de +20 pour cent.

Pour l'Europe, la fréquentation du bloc de l’Europe de l’Est continue à progresser par rapport à février 2017, en particulier la Russie (+ 38 pour cent), la Pologne (+ 15 pour cent), la Hongrie (+ 8 pour cent) avec également de la présence de clients venus d’Ukraine, de Chypre, de la Finlande ou de la Bulgarie.

Top 5 des salons internationaux de la "galaxie" Messe Frankfurt :

1 - France
2 - Royaume-Uni
3 - Turquie
4 - Espagne
5 - Italie

Pour l'organisation, la constance des visiteurs, continue et durable, démontre le pouvoir d’attractivité et de plateforme business de ses salons parisiens.

Messe Frankfurt possède également son propre parc d’expositions et emploie 2 400 employés sur 30 sites. L'entreprise dégage un chiffre d’affaires annuel de plus de 640 millions d’euros. Son siège principal est implanté à Francfort-sur-le-Main. La société est détenue à 60 cent par la ville de Francfort et à 40 pour cent par le Land de Hesse.

Prochaines dates, du 17 au 20 septembre 2018, Paris - Le Bourget

Seaqual poursuit sa trajectoire dans les gammes de tissus

Lancée en 2016, Seaqual s'adresse aux fabricants de tissus qui cherchent des fils respectueux de l’environnement. La marque dévoile également à Première Vision, du 13 au 15 février 2018, de nouvelles qualités de fils complexes.

Seaqual poursuit sa trajectoire dans les gammes de tissus

Pour le prochain printemps-été 2019, des tisseurs et tricoteurs internationaux proposent des nouveautés réalisées à partir de la fibre éco conçue Seaqual tel, l’Italien TMR Cederna Fodere qui, depuis 1815, fournit des doublures aux grands noms de l’habillement haut de gamme, et qui a développé une nouvelle offre de doublures unies ou imprimées à base de Seaqual. En créant une ligne de tissus Seaqual, TMR intensifie sa démarche éco-responsable. Dès son apparition, Seaqual s'est fait remarquer par la filière textile. Pour la saison automne-hiver 2018-2019, pas moins d’une dizaine de tisseurs lançaient une gamme qui en contenait, tels Sofileta, A. Sampaio, Textil Santanderina, Generos de Punto Fabres, Fieratex, Gipitex, …

Seaqual poursuit sa trajectoire dans les gammes de tissus

Chaque année, on estime à huit millions de tonnes de détritus qui finissent dans la mer. 80 pour cent d'entre eux sombrent même dans les profondeurs. Sans modification des comportements humains, d'ici 2025, on trouvera dans les océans, une tonne de déchets plastiques pour trois tonnes de poissons.

Seaqual poursuit sa trajectoire dans les gammes de tissus

Le fabricant Seaqual 4U (Espagne), engagé dans des initiatives de protection de l'environnement aux quatre coins de la planète, présente un engagement fort : participer à la dépollution du fond des océans où gisent un nombre croissant de déchets plastiques. Seaqual 4U valorise cette récupération des plastiques et la transforme en fibres et en fils. Après avoir débuté cette activité sur la côte méditerranéenne avec des bateaux de pêche partenaires, la marque envisage d’étendre ses actions en Europe, en Asie et en Amérique. Seaqual 4U mets ainsi en place une "chaine vertueuse" en engageant l’ensemble des acteurs de la filière textile (filateurs, tisseurs et marques).

Photos : Seaqual

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Momad Metropolis, en pleine inflexion, cherche à se digitaliser

La France, l’Italie, le Portugal et le Maroc sont actuellement les meilleurs clients de mode espagnole. Dans son rapport annuel de 2017, IFEMA, l’organisateur de Momad Metropolis, rend compte d’une légère augmentation des ventes de produits de mode par rapport à 2016. Et bienque les exportations et les importations aient augmenté, la différence entre ces deux mouvements se réduit de plus en plus au sein de l’industrie textile espagnole.

Dans cette première édition annuelle, le salon madrilène, Momad Metropolis, qui a eu lieu du 2 au 4 février dernier, continue à se positionner comme la seule grande rencontre professionnelle du secteur de la mode dans la Péninsule Ibérique.

L’an dernier, les exportations ont atteint un total de 16 514 millions d’euros avec une croissance de 10,2 pour cent par rapport à 2016. Quant aux importations, générées en grande partie par la Chine, suivie de la Turquie, du Bangladesh et du Maroc, elles ont représenté 4 618 millions d’euros en manufactures textiles et 16 094 millions d’euros en vêtements et confection, soit une hausse de 5,5 pour cent comparé à 2016.

L’éducation en mode écologique et durable parmi les priorités

Cette année, un total de 454 exposants et 900 marques ont participé à l’évènement ; soit 10 pour cent en plus que l’an dernier et 15 000 visiteurs. Pour l’instant, il n’y a pas de gros changement, mais les organisateurs commencent à mener différentes actions pour renforcer le salon et attirer davantage d’acheteurs. Parmi les nouveautés de cette édition, Momad a offert un plus grand espace d’exposition aux marques et a monté un podium sous un chapiteau annexe aux pavillons avec un nouvel accès. De plus, question contenu, Momad voit nécessaire l’éducation de son public au sujet de la mode écologique et durable, encore trop méconnue en Espagne, face à l’engouement croissant des pays du nord de l’Europe.

Avec 40 marques exposantes, ce secteur a été renforcé par rapport à la dernière édition de septembre 2017, avec l’aide d’associations nationales ou de marques comme el Naturalista et avec des conférences organisée au Foro Momad sur la durabilité ou encore le coton organique indien, comme l’a présenté l’enseigne basque Skunkfunk. Dans ce cas, la mode « verte », qui proportionne une véritable injection de créativité aussi bien au niveau du design qu’au niveau de l’innovation avec l’utilisation de matières naturelles et de produits recyclés, pourrait constituer un bon tremplin à la mode espagnole pour une meilleure projection à l’international.

Nouvelle Collaboration avec l’ICEX et processus de digitalisation

Jaime de la Figuera, le directeur du salon, a expliqué lors de la conférence de presse, que le client était au centre de ses expectatives. Et pour la prochaine édition de septembre 2018, qui se tiendra du 7 au 9, Momad prévoit d’initier une colaboration avec l’ICEX –l’organisme espagnol d’aide aux entreprises et disposants de programmes d’information, de formation, de promotion et d’aide à leur internationalisation- ainsi que l’intégration de salon dédié à la chaussure, Momad Shoes, au sein de Momad Metropolis.

C’est dans le but de créer une plateforme plus puissante au sud de l’Europe que Momad se trouve en phase embryonnaire de digitalisation : Momad 4.0. « Le big data est notre outil principal dans ce processus », souligne de la Figuera. « Il est encore tôt pour communiquer si nous allons collaborer avec une plateforme de ventes en ligne, qui puisse nous permettre d’atteindre un plus large public, mais cette action fait partie de nos projets ».

Photo: Momad 2018

Le salon Chic Shanghai de retour en mars 2018

La prochaine édition du salon CHIC pour China International Clothing and Accessories fair (Salon international de l'habillement et des accessoires de Chine) arrive à grand pas puisqu’elle est prévue à Shanghai du 14 au 16 mars prochain. Sur un espace de plus de 100 000 mètres carrés, ce sont 1200 exposants venus de 21 pays qui sont attendus. L'événement qui se déroulera au National Exhibition & Convention Center présentera plusieurs marques dans diverses catégories comme par exemple le “who’s who” qui réunit les jeunes talents du design chinois. On y retrouvera entre autres la créatrice Wang Yutao.

Le salon Chic Shanghai de retour en mars 2018

Pour cette quatrième édition, de nombreux décideurs et investisseurs venus du monde entier sont attendus à l'évènement. C’est le cas de l’agence polonaise d’investissement et de commerce de la mode polonaise et de la Fédération internationale de la fourrure seront également présents.

La Chine, de son côté, continue de se positionner comme un acteur important de la mode à l’échelle mondiale. Son économie semble d’ailleurs encourager cette dynamique. En effet, en 2017 et après sept ans de récession, l’économie chinoise est désormais en hausse puisqu’elle affiche une croissance de 6,9 pour cent. Selon une étude récente de McKinsey, il y aura plus de millionnaires en Chine en 2018 que dans tout autre pays. En 2025, leur part devrait représenter 44 pour des achats sur le marché mondial du luxe, ce qui équivaut à environ 131 milliards d'euros.

Photo : Chic Shangai
Denim Première Vision arrive à Londres

Denim Première Vision a annoncé qu'il changeait son format de présentation pour inclure un plan d'implantation en alternance entre Paris et une autre ville européenne, Londres étant le premier site choisi pour accueillir le salon professionnel en décembre 2018.

Le salon professionnel, lancé il y a 10 ans, a été révisé pour prendre en compte les besoins de la chaîne de valeur de la toile de jean toute entière, inclure un positionnement plus axé sur la mode, contemporaine, aussi bien que représenter un programme de contenu, comme des conférenciers, des séminaires et des débats pour discuter des défis qui font face au secteur.

La première édition de 2018 aura lieu au Parc Floral de Paris du 23 au 24 mai 2018, avec la deuxième édition à Londres à Old Brewery Truman sur Brick Lane, (Est de la ville) du 5 au 6 décembre 2018. Les deux salons présenteront des exposants depuis la chaîne d'approvisionnement de la toile de jean, des tisseurs aux composants, accessoires de mercerie pour l'habillement, délavage de la toile de jean... pour les fabricants.

Les organisateurs déclarent que le premier calendrier des salons en décembre sera bénéfique à tous les acteurs de la chaîne d'approvisionnement, aussi bien qu'aux "spécialistes", lorsqu'ils réaliseront les ajustements finaux à la pré-production des collections. Par rapport à l'emplacement alterné en Europe, Denim Première Vision a expliqué que les villes européennes seront choisies pour leur "forte influence dans la mode". Cela laisse supposer que le lieu en alternance "encouragera la proximité avec la mode et que les marchés offriront au secteur de nouvelles sources d'inspiration".

De plus, l'équipe Denim Première Vision développe aussi, avec Guglielmo Olearo, directeur international des expositions de Première Vision, reprend la gestion de Denim Première Vision. Il remplace Chantal Malingrey, membre du Conseil qui, en parallèle de ses fonctions de Directrice marketing et développement de Première Vision et Directrice des événements spéciaux devient maintenant Directrice du salon des pré-collections, Blossom Première Vision. Les organisateurs ont aussi nommé Fabio Adami Dalla Val en tant que Directeur du Salon Première Vision.

Photo : avec la courtoisie de Denim Première Vision

Technologie EcoMade pour Lycra T400, nouvelle fibre lancée par Invista

Lors du KeyHouse, dans le cadre du Salon MunichFabricStart (Allemagne), du 30 janvier au 1er février 2018, Invista, propriétaire de la marque Lycra, a présenté sa nouvelle fibre : Lycra T400. Elle contient plus de 65 pour cent de ressources durables, dont environ 50 pour cent élaborés à partir de matériaux recyclés tel que le PET (bouteilles d’eau recyclées), le reste provenant de ressources renouvelables, comme des matières d’origine végétale. Ce qui permet à Lycra T400 d'offrir des bénéfices en lien avec la mode écoresponsable.

L'industrie du denim cherchant toujours des solutions plus durables, nous nous sommes penchés sur les moyens d'améliorer la technologie Lycra T400, tout en conservant les propriétés de performance recherchées de cette fibre

Jean Hegedus, directeur international de la branche denim - Invista

Proposant des ateliers d'experts et des conférences sur les tendances, les technologies, les ennoblissements et la recherche, Keyhouse est un salon interactif tourné vers l'avenir. Il fait la part belle aux présentations novatrices, au développement durable, aux nouvelles technologies et aux processus de création dans le contexte des grandes tendances intersectorielles. Présentée sur place, la fibre Lycra T400 constitue la composante de base de nombreux concepts d'Invista en matière de denim (Lycra Dual FX, Lycra X Fit, Lycra Tough Max). Basée aux Etats-Unis, la société Invista est présente dans plus de 20 pays et emploie environ 10.000 personnes. La structure incarne l'une des plus grandes entreprises intégrées spécialisées dans la fabrication de produits chimiques intermédiaires, fibres et polymères au monde. Ses technologies sont utilisées pour produire des vêtements, des tapis, des pièces pour l’automobile et une grande variété d’autres produits.

Photos: © Lycra/Invista 2017

Pascal Morand : « la technologie fait désormais partie intégrante de la mode »

L’arrivée de la technologie dans l’univers du tissu n’en finit plus de bousculer les codes et les pratiques de la filière mode. Chacun essaye, à sa manière, de s’approprier les nombreuses innovations mises à la disposition du marché. Première Vision Paris semble avoir pris la mesure des enjeux stratégiques de ce qu’on appelle désormais la « Fashion tech ». Au point de lui attribuer un espace entier au cœur du salon. Cet espace, lancé en février 2017, se nomme le Wearable Lab. En 2018, cet espace va prendre une ampleur inédite pour devenir un « village » de 900 m2. Pour appuyer la pertinence de cette décision, le service de presse de Première Vision Paris a retranscrit les points de vue croisés de Gilles Lasbordes, directeur général de Premiere Vision, et de Pascal Morand, président exécutif de la Fédération de la Haute-Couture et de la Mode.

Pensez-vous que mode et technologie sont désormais indissociables?

Gilles Lasbordes. Oui, et cette évolution intervient selon moi dans tous les domaines. Elle est présente dans le développement produit avec l’introduction d’éléments technologiques qui enrichissent l’expérience. On la retrouve dans un aspect plus industriel de la production, avec l’impression 3D ou la conception assistée par ordinateur. Par ailleurs, le digital bouleverse l’univers du retail et joue aussi son rôle dans l’impulsion créative.

Pascal Morand. Les progrès fulgurants réalisés dans le champ de la mode sont avant tout liés à cette quatrième révolution industrielle, qui embrasse toutes les déclinaisons du numérique. Ces transformations sont d’une ampleur inédite et nous n’en sommes qu’au début. Plus encore,
 la technologie fait désormais partie intégrante de la mode, il n’y a plus de dissociation entre les deux.

Pascal Morand : « la technologie fait désormais partie intégrante de la mode »

Vers quels domaines la recherche s’oriente-t-elle ?

GL. Les avancées se font tous azimuts mais le consommateur est de plus en plus soucieux de sens et de valeur ajoutée. La tendance est aux technologies qui visent la simplification du quotidien ou encore l’amélioration de notre bien-être. Par ailleurs, les recherches se focalisent autour de technologies avancées qui pourraient, par exemple, permettre au vêtement de fournir nativement de l’électricité. Tout semble possible !

PM. On observe des recherches très intéressantes, comme ces essais de rigidification de la matière pour permettre de la couper avant de la rendre à nouveau flexible. La tentative de la robotique de reproduire 
les mouvements du doigt humain 
est également passionnante. Plus globalement, la recherche multiplie les croisements de métiers différents
: designer, chercheur en maths, chercheur en tissage. C’est le mélange de tout cela qui me semble porteur d’avenir, car l’innovation repose toujours sur la transversalité et la diversité.

La technologie au coeur du prochain salon Premiere Vision

L’ambition du Wearable Lab - situé à proximité du secteur Tech de Première Vision Fabrics dans le Hall 6 - sera de présenter une sélection de matières, produits et services qui sont actuellement source d’expérimentation pour l’industrie de la mode. Cette offre à 360° s’articulera autour de quatre pôles. Le premier pôle dévoilera un espace d’expérimentation pour découvrir des prototypes de travail, les tester et échanger sur les enjeux et les problématiques à venir
à travers les travaux de R&D d’organismes pionniers dans ce domaine, que ce soit le CETI (qui est le Centre Européen des Textiles Innovants), l’I.F.T.H, ou les entreprises Lectra, Techtera, Up-Tex.

Le deuxième pôle sera composé d’entreprises et de start-ups à l’origine de la Fashion Tech, en pointe sur le marché, sélectionnés pour présenter une offre complémentaire : matières, accessoires, vêtements intelligents et/ou connectés, technologies innovantes. Le troisième pôle proposera une immersion dans le processus créatif de Clara Daguin, finaliste du Festival de Mode et de Photographie à Hyères en 2016. La créatrice s’est distinguée par son travail qui conjugue artisanat et technologie. Le quatrième pôle sera constitué par un programme de conférences, entre pitch de startups et table ronde d’experts : ces débats, espèrent les organisateurs, permettront le décryptage de cet écosystème en pleine effervescence.

Crédit photo : Première Vision Paris

La nouvelle maille éco-responsable de Billon Design

Spécialiste français des tissus maille jacquard pour les marchés de la lingerie, du balnéaire et du sportswear, Billon Design a présenté en avant-première au salon Interfilière Paris/Salon de la Lingerie, une toute nouvelle maille en polyamide végétal. Appelée Énola, cette maille éco responsable est élaborée à base d'huile de ricin en mélange avec la fibre Lycra Xtra Lifetm.

Rappelons que la culture du ricin nécessite peu d'eau et a par conséquent un faible impact sur l'environnement. En outre, moins de CO2 est rejeté par cette maille qu'un polyamide standard. L'huile de ricin est riche en protéines, eau et lipides. Elle est réputée pour ses qualités nourrissantes et revitalisantes et est notamment utilisée par l'industrie des cosmétiques.

Une maille championne du balnéaire et du sportswear

Cette maille en polyamide végétal se révèle particulièrement adaptée aux besoins des secteurs "balnéaire" et "sportswear". Sa grande finesse lui procure une esthétique certaine, son toucher est très doux et elle se révèle séduisante grâce à son aspect satiné. La gamme proposée par Billon Design offre de nombreuses performances telles que, des propriétés thermiques et bactériostatiques naturelles (inhérentes à la plante), ainsi qu'un séchage rapide et une résistance au froissage. La souplesse exceptionnelle de la matière offre une résistance particulière au chlore, aux huiles et crèmes solaires grâce à un mélange avec 8 pour cent de fibre Lycra Xtra Lifetm. Pour le lancement d'Énola - en hommage à la fleur de ricin - Billon Design a créé une version rouge vif. Toutefois, le fabricant propose de nombreux coloris et un service de personnalisation sur demande.

Photo: Énola - Billon Design

Bilan, Who’s Next et Premiere Classe 2018, vent de positivisme sur les salons

Après une édition où le jazz rencontrait les sapeurs, Who’s Next et Premiere Classe s’imposent comme le rendez-vous incontournable des acteurs du secteur de la mode et de l’accessoire avec un retour en force des acheteurs. Une montée en puissance que renforce un positionnement réaffirmé en tant que vecteur de solutions B to B.

Who’s Next et Premiere Classe confirment une hausse globale de fréquentation de 3 pour cent cette saison. Un chiffre encourageant pour un secteur en mutation.

Le retour des grands acheteurs Parmi les facteurs de ce succès, la pertinence et la diversité des salons, qui renforcent leur position de point de rencontre autour de la création.

C’est le seul endroit où se rencontrent enfin acheteurs, stylistes, exposants, marques, pure players, grands magasins et influenceurs

Frédéric Maus, co-directeur général de WSN Développement, nommé en janvier 2018

En nette augmentation (+12 pour cent comparé à janvier 2017), les acheteurs sont les premiers à être revenus sur cette nouvelle édition, représentant au total 70 pour cent des visites. Parmi les grands noms, on peut notamment citer Saks Fifth Avenue ou encore les Hong-Kongais de Kapok, dont la dernière visite remontait à 2016. Des acheteurs et visiteurs qui ont pu profiter d’un programme riche de conférences et d’ateliers.

Aujourd’hui, on attend de nous d’être proactifs, d’accompagner les exposants et les détaillants avec du service

Frédéric Maus

Plus lisible, cette édition inaugurait ainsi un tout nouveau parcours où la segmentation du prêt-à-porter avait disparu pour laisser place à des "moods" plus intuitifs. Un positionnement qui sera encore accentué lors des prochaines éditions et qui inscrit Who’s Next et Premiere Classe dans une démarche globale qui dépasse largement la seule notion d’offre.

Bilan, Who’s Next et Premiere Classe 2018, vent de positivisme sur les salons

En convoquant au sein d’un même espace des thématiques aussi fortes que le jazz et les sapeurs, Who’s Next et Premiere Classe ont envoyé le message de la jeunesse, de collectifs, de talents pluriels qui ont croisé mode et musique de manière inattendue. On a assisté à la présentation d'une mode plus créative, plus engagée et plus métissée que jamais. Les visiteurs étaient confiants, les bonnes ondes étaient palpables, la bonne humeur aussi. Elle pouvait "se toucher" au travers des étoffes ou s'entendre dans les discussions. Un choix audacieux pour des salons qui ont décidé de rebattre les cartes et de faire bouger les lignes. Pendant quatre jours, Who’s Next et Premiere Classe ont eu à cœur de démontrer leur vision inclusive et militante de la mode au travers d’animations sur-mesure en fil rouge. Sélectionnés avec soin, les collectifs Ulule, Atelier Meraki ou encore Superbe ont souligné une volonté très affirmée de fédérer la profession autour de la jeune création. Avec cette dynamique, de nouveaux événements et performances ont également rythmé ces 4 jours tel un espace de vie évolutif, de jour comme de nuit, qui a permis d’accueillir des concerts live et des DJ ainsi que de nombreux échanges.

Pour la première fois depuis de nombreuses saisons, les visiteurs sont plus confiants, et les acteurs du secteur sont prêts à cohabiter en bonne intelligence avec le digital et le e-commerce on comprend aujourd’hui qu’il y aura de la place pour tout le monde

Frédéric Maus

"Parcours blogueurs" Parmi les opérations événementielles mises en place lors de cette édition, on retiendra tout particulièrement le "parcours blogueurs", un happening imaginé avec 25 influenceurs de tous bords et qui a contribué à imprimer un renouveau dynamique à cet événement. Invités à faire des "take over" ou à découvrir des "parcours" de visites personnalisés, ces influenceurs ont pu réaliser des shootings et rencontrer plus d’une centaine de marques et collectifs, leur offrant alors une visibilité de plus de 2 millions de followers cumulés. "La volonté était de donner la parole à différentes personnalités de la mode, mais aussi de la musique et du lifestyle". Dont acte avec la présence de la chroniqueuse télé Agathe Auproux, de la chanteuse pop Cléa Vincent ou des YouTubeuses Marion Séclin et Marjorie Le Noan. Un format qui a permis de découvrir le salon selon un prisme inhabituel et participe plus que jamais à renforcer son attractivité.

5 chiffres clés pour l'édition de Janvier 2018 70 pour cent : Part d’acheteurs présents sur le salon lors de cette édition. Plus 12 pour cent : Augmentation de la part d’acheteurs comparé à l’édition précédente. 46547 : Nombre de visiteurs pour cette édition (contre 45 192 visiteurs en janvier 2017) Plus 3 pour cent : Augmentation du nombre de visiteurs comparé à l’édition précédente. 2 262 437 : Reach des "parcours influenceurs" Nombre d’abonnés touchés par l’opération.

Photos: 1/ Ambiance - Who's Next - Premiere Classe
2/ Frédéric Hocquard - Who's Next - Premiere Classe, © Yannick Roudier

SIHH: la quête de l’équilibre

Décidément, le SIHH a le vent en poupe. Le nombre de maisons qui délaissent Bâle pour le salon genevois le prouve. Il faut dire que le cadre laisse rêveur. Stands aérés et agréables, hall lumineux et spacieux, restauration de qualité. Tout est mis en oeuvre pour le confort des visiteurs. Initié en 1991 par Alain-Dominique Perrin qui souhaitait proposer aux clients un écrin conforme au standing des maisons exposantes, la salon a dépassé sa fonction d’origine - réunir les maisons du groupe Suisse Richemont - pour devenir la première grand-messe horlogère de l’année. 35 maisons participaient cette année. Le grand public était le bienvenu le dernier jour de la manifestation. Hermès a rejoint le salon pour la première fois, et il se murmure que Chanel et Chopard pourraient suivre prochainement.

Qui dit haute horlogerie, dit finesse d’exécution et noblesse des finitions. C’était précisément le sujet de cette 28eme édition. Certes, quelques manufactures n’ont pas résisté à l’envie de montrer leurs muscles mécaniques (comment faire autrement quand on s’appelle Richard Mille ou Roger Dubuis) mais l’essentiel cette année était ailleurs : il s’agissait avant tout, après quelques semestres de passage à vide lié à la chute de la consommation chinoise, d’exalter l’essence de la belle horlogerie auprès d’un public qui avait pris l’habitude de se sentir exclu. Une sorte de salutaire et indispensable clarification en quelque sorte.

Ce recentrage explique l’effort louable mis cette année sur le prix. Fini les envolées démonstratives et la quête du record pour le record. Pour redonner aux clients l’envie d’avoir envie, les manufactures d’exception ne négligent plus les propositions accessibles. C’est le cas notamment de Vacheron Constantin qui propose pour la première fois de son histoire une collection en or et acier – la Fiftysix - qui sera vendue en boutique à partir de 12000 euros. Une démocratisation spectaculaire quand on connaît les prix habituels des chefs d’œuvre prodigués par la vénérable et prestigieuse manufacture fondée en 1755. Plus conforme à sa vocation, la maison Baume & mercier proposait son tout premier mouvement manufacture à remontage automatique, le calibre Baumatic qui explore les vertus du silicium. Premier prix : 2450 euros.

SIHH: la quête de l’équilibre

En pleine forme

L’autre grande vedette du SIHH cette année, c’était le design. Les bolides surdimensionnés ont été laissés au placard pour faire place aux propositions subtiles qui mettent largement en lumière le patrimoine des maisons. On privilégie les complications poétiques ou délicates : Audemars Piguet a fait sensation avec son quantième perpétuel (une complication horlogère consistant à afficher le jour du mois, le mois et la position de l’année dans le cycle des années bissextiles de manière automatique) le plus fin du monde : une Royal Oak de toute beauté. C’est globalement l’année des montres de forme. Chez Piaget, on ressuscite l’âge d’or de la manufacture de La Côte-aux-Fées avec le modèle Extremely Piaget. Tout ici rappelle l’allure nonchalante et le chic insouciant des sixties : cadran ovale en pierre dure, bracelets en or merveilleusement texturisé.

Car l’artisanat se révèle aussi par le bracelet. Ce n’est pas Cartier qui dira le contraire : la Panthère féminine avec bracelet double ou triple tour concilie panache et caractère. La nouvelle montre Santos se caractérise quant à elle par son équilibre total : le dessin de la lunette exalte à la perfection l’harmonie des lignes entre la boite et le bracelet interchangeable. Notre coup de cœur du salon. Fidèle à son essence, la maison Hermes a fait de son coté l’apologie du carré avec une nouvelle version de la montre Carré H conçue par Marc Berthier en 2010. Le carré s’est agrandi, la typographie a évolué, l’équilibre est intact et le prix cohérent : 5900 euros.

Autre changement significatif : le tempo des livraisons. L’époque a changé, l’immédiateté est de mise. Le SIHH le sait et c’est bien la raison pour laquelle le salon a mis l’accent dans sa communication sur l’ouverture : ouverture aux amateurs, au grand public, en un mot : au digital. Notons au passage que les 400000 posts qui ont mentionné le #SIHH2018 sur tous les réseaux sociaux dans le monde, témoignent que le salon n’est effectivement plus une coterie réservée aux seuls initiés. Les maisons ont mis à profit ce changement de tempo pour revoir leur mode de distribution : il est loin le temps où il fallait attendre plusieurs mois avant de trouver les montres en boutique. Certains modèles exposés sont mis en vente dés maintenant : c’est le cas par exemple de la nouvelle collection Polaris de Jaeger Lecoultre : une collection aux accents délicieusement vintage qui s’inspire d’un modèle culte de 1968 : la Memovox Polaris. Les déclinaisons de cette icône étaient disponibles sur le site de la marque Le jour de leur présentation à la profession.

Crédit photo : SIHH, Cartier, dr