• Home
  • Actualite
  • Retail
  • Le Printemps : des salariés se recueillent "à leurs regrettés magasins et salariés"

Retail

Le Printemps : des salariés se recueillent "à leurs regrettés magasins et salariés"

Par AFP

30 mars 2021

Paris - Une petite centaine de salariés de la chaîne de grands magasins Printemps se sont rassemblés mardi place d’Italie à Paris pour se recueillir devant un cercueil symbolique représentant les sites qui doivent fermer et les 450 suppressions d’emplois prévues.

“A nos regrettés magasins et salariés”, pouvait-on lire sur une fausse pierre tombale posée face à un cercueil en bois sur lequel était inscrit le nom des différents membres de la “famille Printemps” concernés par la réorganisation du groupe.

Près de 450 postes pourraient être supprimés

Le 10 novembre, la direction du groupe avait annoncé la fermeture de quatre magasins (Paris Place d’Italie, Le Havre, Strasbourg et Metz). Avec ceux du siège, jusqu’à près de 450 postes pourraient ainsi être supprimés.

Les salariés présents mardi avaient écrit “virés” sur leurs masques et arboraient des pancartes pendues au cou sur lesquelles on pouvait lire “Un Printemps précoce, des licenciements en hausse” ou encore “Des millions pour un PDG, des miettes pour les salariés”. Ils ont défilé derrière une Marianne en robe blanche et bonnet phrygien rouge devant le cercueil, y déposant à tour de rôle chacun une fleur.

“Le président nous a indiqué qu’il allait se rapprocher de la DRH et revenir vers nous”, a indiqué Jean-Jacques Liebert, délégué syndical central CGT et coordinateur de l’intersyndicale (CGT-Unsa-CFDT notamment) au lendemain de la dernière réunion de négociation. Selon lui, les conditions proposées pour le départ sont actuellement “inadmissibles” avec notamment “400 euros seulement d’indemnités supra-légales par année d’ancienneté”.

Fondé en 1865, le groupe Printemps détient 19 grands magasins en France à son nom, ainsi que huit Citadium, spécialisés dans le sport. Son modèle, qui repose sur de nombreux +corners+ réservés à des marques et des démonstrateurs (des vendeurs non salariés), est en difficulté depuis plusieurs années.

Propriété jusqu’en 2005 du groupe PPR, l’enseigne est depuis 2013 pilotée par des actionnaires qataris du fonds Disa qui ont placé à sa tête un nouveau président en novembre afin de “relancer la croissance, accélérer l’internationalisation et la digitalisation du groupe”. (AFP)

Crédit : Le Printemps