• Home
  • Actualite
  • Retail
  • La Mairie de Paris "extrêmement préoccupée" par la situation du commerce parisien

Retail

La Mairie de Paris "extrêmement préoccupée" par la situation du commerce parisien

Par AFP

8 avr. 2021

Paris - L’adjointe à la maire de Paris en charge du commerce s’est dite jeudi “extrêmement préoccupée par la situation du commerce parisien”, après une étude montrant une “légère baisse” du nombre de magasins dans la capitale entre 2017 et 2020.

“Du fait de la crise, certains secteurs d’activité sont très touchés: nuit, hôtels, cafés, bars, restaurants, habillement, vente de presse, etc”, a énuméré Olivia Polski, citée dans un communiqué.

Elle a précisé lors d’une visioconférence que la création d’une “foncière commerce” était à l’étude et a demandé “un grand plan de relance économique territorialisé” à l’Etat.

De son côté, Dominique Restino, président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Paris, a rappelé que les enseignes de la capitale avaient dû affronter depuis plusieurs années des vents contraires (“gilets jaunes”, grèves dans les transports…), qui “ruinent des quartiers tout entiers”.

Et, ce, avant de faire face à l’absence de touristes internationaux et au télétravail qui pénalise les quartiers de bureaux.

L’étude, menée par l’Apur (Atelier parisien d’urbanisme) en partenariat avec la ville de Paris et la CCI de Paris, a recensé en 2020 “61.541 commerces et services commerciaux à Paris”, soit un gros millier de moins qu’en 2017.

Paris continue toutefois de jouir d’une “très forte densité commerciale” par rapport aux autres grandes villes françaises et François Mohrt, de l’Apur, a nuancé le constat en expliquant que, “si le nombre de commerces diminue, la surface commerciale reste la même”.

Dans le détail, “tous les types de commerces ne sont pas touchés de la même manière”, et le nombre de commerces bio a notamment explosé depuis 2017 (+67 pour cent), soit une augmentation de 200 en trois ans.

Paris compte également 660 cafés et restaurants de plus en 2020 qu’en 2017, “prolongeant ainsi une tendance entamée il y a plus de 10 ans”, note l’Apur qui en a dénombré plus de 15.000.

Elle juge toutefois “possible”, un “renversement de tendance” à la suite des longs mois de fermeture qui frappent ces établissements depuis le début de la pandémie de Covid-19.

En revanche, les commerces d’équipement de la personne (habillement, chaussure, bijouterie) sont en recul, de 13 pour cent, avec 7.325 établissements recensés dans la capitale. Ils sont notamment victimes de la concurrence de l’e-commerce, de même que les vidéoclubs ou les commerces serviciels comme les agences bancaires ou de voyages.

Crédit : Unsplash, Echo Grid