Face au digital, à quoi sert encore le magasin de mode ?
C’est la question que pose Retif, spécialiste de l’aménagement et de l’équipement des points de vente, dans son Baromètre Retail Mode 2026.
Créée en France en 1965 et propriété du groupe familial français RAJA depuis 2024, Retif a construit une partie historique de son activité auprès des commerces de mode et de textile, du prêt-à-porter aux accessoires de mode (chaussure, maroquinerie, etc.).
Depuis, la société a étendu son activité à plusieurs secteurs du commerce. En 2023, elle a réalisé 121 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Pour établir son Baromètre Retail Mode 2026, Retif s’appuie sur plusieurs données ( sources IFM) :
– Les magasins physiques d’habillement ont reculé de 3,1 % sur la période janvier-juillet 2026 tandis que le online a progressé de 2,6 %
– Au premier semestre 2025, 30 % des achats d'habillement en valeur étaient réalisés en ligne, seconde main comprise
– 44 % des achats de seconde main en valeur passent par des sites spécialisés, contre 37 % par les enseignes traditionnelles.
Autant d’indicateurs qui interrogent la valeur ajoutée du déplacement en magasin. Le produit étant accessible partout, le raisonnement de Retif est que la boutique ne peut plus se contenter d’être un lieu de vente.
Son avantage terrain reste l’expérience physique, alliée à la technologie digitale et à une évolution du format.
RETIF fait de la cabine un « actif stratégique »
Pour le fournisseur, le magasin doit offrir à la clientèle ce que le digital apporte difficilement : voir, toucher, essayer, conseiller, inspirer et créer une relation avec la marque restent de réels avantages.
Côté cabine, éclairage, miroir, confort, intimité, accès facile à une autre taille peuvent jouer sur la perception de qualité et la conversion.
Cette recherche d’expérience passe aussi par le merchandising. Pour Retif, il ne s’agit plus seulement d’exposer une collection, mais d’aider le client à se projeter à travers les silhouettes, les associations de produits et les mises en scène.
Pour autant, le fournisseur n’oppose pas les modèles physiques et digitaux. Au contraire, il les imbrique : découverte sur les réseaux sociaux, vérification du stock, essayage en boutique, commande d’une taille manquante, livraison.
Une amélioration de l’expérience en magasin qui va de pair, selon Retif, avec une transformation physique des espaces. Le spécialiste suggère des boutiques plus petites, modulables, hybrides et servicielles, capables d’accueillir capsules, collaborations, événements, personnalisation ou seconde main.
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