Selon Texworld, il n’y a pas de couleur dominante pour l’automne-hiver 2027/2028

Le salon Texworld a révélé son cahier de tendances pour l'automne-hiver 2027-2028. Derrière un vocabulaire très conceptuel se dessinent quelques mouvements concrets.

Le parti pris général est assez différent d’un cahier de tendances purement stylistique : Texworld, qui s’est déroulé du 31 août au 2 septembre 2026, part de phénomènes sociétaux – saturation technologique, crise de sens, épuisement des récits dominants, retour au vivant, besoin d’humilité et reconnexion au réel – pour les traduire en propositions textiles et chromatiques.

Les couleurs de l’hiver 2027-2028 s’adaptent aux humeurs et aux univers

Généralement, les cahiers de tendances font ressortir quelques teintes phares. Pour l’automne-hiver 2027-2028, l'Autopsy de Texworld ne fait pas émerger de couleur dominante. La palette fonctionne davantage par contrastes.

Aux neutres, verts sourds, gris bétonnés et tonalités passées répondent des coloris chauds, explosifs, jusqu’aux associations presque psychédéliques.

La palette varie selon les univers, sans imposer de direction chromatique unique à la saison. Entre effacement et saturation, elle peut se faire discrète ou, au contraire, devenir l’élément le plus expressif du textile.

Pour l’automne-hiver 2027-2028, la matière se rapproche du vivant

Végétale, organique ou aquatique, la matière gagne en relief et en mouvement : velours mousseux, supports duveteux, broderies végétales, surfaces liquides et effets mouillés brouillent la frontière entre textile et organisme.

Derrière cette recherche de matières qui semblent vivantes se dessine un besoin de reconnexion au réel et à la nature, en réaction notamment à la saturation technologique.

Le végétal ne se limite plus au motif : il inspire les textures, les volumes et les surfaces, tandis que l’univers aquatique apporte fluidité, transparence et mouvement.

À l'opposé du textile parfait, les surfaces portent les traces du temps

Le textile ne cherche plus nécessairement à paraître neuf ou intact. Patiné, érodé, fragmenté, stratifié ou brûlé, il porte les marques du temps. Les effets d’usure deviennent ainsi un langage esthétique à part entière.

Cette attirance pour des matières qui semblent avoir déjà vécu fait écho à une société traversée, selon Texworld, par une crise de sens et l’épuisement de ses récits dominants. La création se tourne alors vers les traces, les vestiges et la mémoire.


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