Iris van Herpen : qui d'autre pour inventer la première robe en « plasma » au monde ?

À Paris, la couturière néerlandaise dévoile deux nouvelles merveilles inspirées de la nature, qui ont conquis le public.
Mode
La robe « Fractual Universe » d'Iris Van Herpen pour la collection Couture automne-hiver 26 Crédits : avec l'aimable autorisation d'Iris van Herpen. Photo par Molly S.J. Low
Par Anna Roos van Wijngaarden

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À Paris, Iris van Herpen démontre une fois de plus que la nature est un excellent point de départ pour le segment le plus luxueux de la mode. Elle présente ses robes « plasma » dans la collection Sonic Starquakes, inspirée par les structures des starquakes, ou séismes stellaires.

Tout comme les tremblements de terre, les étoiles vibrent sous l'effet des ondes énergétiques qui les traversent. La beauté qui en résulte n'est qu'un effet secondaire, même si la collection suggère le contraire.

Fractual Universe

La robe « Fractal Universe », pièce maîtresse de la collection, évoque aussi bien les douze coups de minuit du Nouvel An qu'une sinistre apocalypse. Des éclairs parcourent la robe avec un réalisme saisissant. Pour obtenir cet effet, Iris van Herpen a chargé sa création d'électricité. Celle-ci a ensuite été conservée par cryogénie pour retenir l'énergie de milliards d'électrons captifs.

Durant les nuits précédant le défilé, cette tension a commencé à se décharger de manière autonome (le plan initial était que cela se produise sur le podium) : des éclairs ramifiés ont traversé la structure tridimensionnelle. L'énergie libérée est appelée plasma, le principal composant des étoiles, du vent et des nébuleuses.

L'effet a laissé le public parisien bouche bée, y compris la princesse Maria Chiara de Bourbon des Deux-Siciles et l'actrice Daphne Guinness, toutes deux muses et clientes de la créatrice.

La collection s'inspire notamment d'une expérience de la chercheuse galloise Margaret Watts Hughes (1842-1907), qui a tenté de matérialiser sa propre voix en œuvre d'art. Elle a inventé l'eidophone, une sorte de mégaphone doté d'une membrane recouverte de poudres colorées. Sous l'effet des vibrations de son chant, les poudres se déplaçaient à la surface, créant ainsi une œuvre d'art.

Des éclairs parcourent la robe – et ils sont bien réels. Crédits : avec l'aimable autorisation d'Iris van Herpen. Photo par Molly S.J. Lowe

Helix Nebula

Outre cette robe-éclair, Iris van Herpen a également présenté à Paris la robe Helix Nebula (nommée d'après la nébuleuse planétaire). Le haut se compose de deux formes de lune sculpturales en verre soufflé à la main, remplies de plasma, qui réagissent au toucher. Sur le podium faiblement éclairé, la structure s'illuminait d'une lueur mystique d'un rouge profond. Pour le corsage, Iris van Herpen a utilisé du verre finement soufflé à la main – une technique qu'elle avait déjà utilisée pour la « Airo dress », pièce maîtresse du Met Gala cette année. L'athlète de haut niveau Eileen Gu portait cette création composée de 15 000 bulles irisées, fixées sur un tulle presque invisible et animées par la lumière UV.

Moins d'un jour après le défilé, la collection est déjà devenue virale sur TikTok et Instagram. La créatrice originaire de Wamel (Pays-Bas) a de nouveau réussi à envelopper la mode d'un voile intellectuel. En établissant des liens avec la science et la technologie, elle attire l'attention sur la nature qui lui est si chère.

Face à l'accumulation de merveilles naturelles comme point de départ de sa mode, on pourrait croire à tort qu'Iris van Herpen tente de nous expliquer l'univers. Ce n'est pas son intention, comme elle l'explique dans les notes du défilé : « Autour de nous, et en nous, de vastes dimensions de la réalité restent à découvrir. (...) Je ne cherche pas à expliquer ces forces ; au contraire, elles aiguisent notre conscience de l'inconnu, nous rappelant les mystères qui se cachent au sein de ce multivers. »

Cet article a été traduit à l'aide d'un outil d'intelligence artificielle, puis vérifié et édité par un journaliste de FashionUnited.

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