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Dior renoue avec les privilèges d'un habit de cour aux Tuileries

Mode|décryptage
Défilé Christian Dior AH26. Credits: ©Launchmetrics/spotlight
Par Julia Garel

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Présenté dans le jardin des Tuileries au second jour de la Fashion Week parisienne, le show automne-hiver 2026 de Christian Dior était le second défilé Femme de Jonathan Anderson pour la maison phare du groupe LVMH. Derrière les volumes des tailleurs Bar, pièce iconique de la griffe, et les cascades de volants, la marque a révélé une intention claire : célébrer l'exclusivité du « Rang Social ».

« une tenue adaptée à leur rang social »

« En 1667, les Tuileries furent ouvertes au public avec un code vestimentaire strict, exigeant des visiteurs de porter un habit décent – une tenue adaptée à leur rang social », nous apprend les notes du défilé Femme AH26 de Christian Dior. « Rang social » et « habit décent » renvoient ici à un art de l'élégance déjà exploré par la marque lors du premier défilé d'Anderson à travers un esprit aristocratique.

Dior AH26. Credits: ©Launchmetrics/spotlight

Le show s'ouvre sur une silhouette aux jambes nues où l'attention se porte sur le haut du corps : une petite veste gris perle repose sur une jupe courte au volume explosif. On aperçoit ensuite des robes d'apparence plus sobre et qui reprennent la nonchalance de chics peignoirs. Des jeux de drapés retenus par des nœuds donnent de la dégaine à quelques robes-manteau et de rares pantalons en jean ramènent le récit vestimentaire sur terre, mais dans l'ensemble la collection s'adresse davantage à la cour du roi Louis XIV, cité dans le communiqué, qu'au commun des mortels.

Brocart, plume, strass et richesse des volumes rappellent l'approche audacieuse sur laquelle s'est bâtie la maison Dior. En 1947, alors que la France sort à peine de la Seconde Guerre mondiale et que le rationnement est encore en vigueur, Christian Dior a proposé son concept de la « femme-fleur » : une taille de guêpe, des épaules douces et des jupes immenses qui nécessitent plusieurs mètres de tissu, bien différent de l'uniforme austère qui habille alors la majorité des femmes.

Par ce show, la maison Dior déclare son intention d'offrir à sa clientèle une « bulle de beauté », loin d'une actualité marquée par la guerre en Ukraine et en Iran. Comme l'indiquaient les notes du show, « l’espace du défilé est l’imitation d’un parc, au sein d’un parc », une manière de souligner l'idée d'un espace privé, protégé par des parois et réservé à une élite.

Dior
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