All Saints et les autres: échos de présentations à la New York Fashion Week

Si la Fashion Week est souvent une affaire de podiums et défilés, c'est aussi une suite quasi-ininterrompue de présentations pour des marques de mode plus petites, plus jeunes ou plus commerciales. En voici quelques échos mardi:

All Saints

Longtemps symbole d'une certaine allure urbaine et branchée londonienne, et plus exactement est-londonienne, la chaîne de vêtements britannique tente un retour à l'avant-garde, pour revenir au plus près du cool. A sa tête, le créateur anglais Wil Beedle a tenté une nouvelle approche: le "jeunisme", confie-t-il sans détour dans le texte. "A Venice Beach (Californie, ouest), je vois les gamins couper leurs t-shirts parce que ce sont des surfeurs, à Paris, j'en vois qui mettent des blousons si serrés qu'on ne peut plus bouger... On fait la marque mais les jeunes générations l'interprètent à leur manière. Je voulais célébrer" cette interaction. Une vingtaine de mannequins, hommes et femmes, évoluent dans un hangar librement, lisent ou se parlent vêtus de t-shirts, d'un perfecto, d'une robe-filet, d'un jean et chaussés souvent de sandales à semelle extra-large nouées à la cheville. Ils ont tous choisi leur look. "C'est un uniforme, sans être un uniforme. Tout est dans l'individualité", ajoute M. Beedle.

Maud Heline

Pour sa première participation à la Fashion Week, la Frenchy Maud Heline, considérée comme une pépite à suivre du Made in New York, a dévoilé une silhouette élégante mais sportive, perpétuellement en mouvement. "Je me suis inspirée des femmes skateuses et surfeuses des années 1970, comme Ellen O'Neill", a-t-elle confié à l'AFP depuis l'Ace Hotel à Manhattan. Des chemisiers sans manche en popeline de coton, l'une de ses matières favorites, accompagnaient une série de pantalons et de shorts à élastique, conçus dans un beau mélange lin/viscose, avec de petits détails romantiques aux poches et à la taille (volants ou franges) en blanc, mais aussi en sable et bleu ciel.

Lizzie Fortunato

Petite marque qui monte dans les bijoux fantaisie de luxe aux Etats-Unis, Lizzie Fortunato, fondée en 2008 par deux soeurs jumelles américaines, Lizzie et Kathryn, ont elles aussi imaginé un printemps-été aventurier. "Lizzie était obsédée par Tahiti et le Pacifique-Sud, et s'est beaucoup inspiré des toiles à l'exotisme glamour de Gauguin" pour créer "une +cowgirl+ des îles", a expliqué sa soeur à l'AFP, revêtue de l'une des pièces de la collection. Les colliers, souvent imposants chez elles gagnent en légèreté et en finesse, tout en gardant l'attrait d'un foisonnement de couleurs et de détails inattendus. Les boucles d'oreille jouent l'asymétrie, trois pierres d'un côté, quatre de l'autre, ou de volume, grosse tendance de l'été prochain. (AFP)

 

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