Soldes d'été 2026 : quel bilan tirer des quatre premières semaines ?
Repoussées à cinq semaines en raison de la canicule, les soldes de l’été 2026 ont débuté le 24 juin et se termineront le 28 juillet. Quel bilan, aux quatre premières semaines, en tire l’observatoire économique de l’IFM ?
L’extension d’une semaine a été annoncée le 30 juin 2026, suite aux demandes conjointes de plusieurs fédérations. D'emblée, l’IFM souligne que de nombreux distributeurs se montrent sceptiques quant à l’impact positif de la semaine supplémentaire.
Parmi les professionnels interrogés*, 45 % anticipent des ventes stables, 18 % jugent les perspectives favorables et 37 % défavorables
L’évolution du chiffre d’affaires, évaluée à quatre semaines, montre que les ventes ont reculé, en moyenne, de 1,3 % en valeur par rapport à la période correspondante de 2025.
Les indépendants multimarques, les chaînes spécialisées et les chaînes de grande diffusion enregistrent une baisse entre zéro et –5 %. Seuls les grands magasins et magasins populaires notent une augmentation entre 0 et +5 %.
Le panier moyen est stable ou en hausse pour 75 % des répondants, supérieur à celui de 2025 pour 50 % des entreprises, égal pour 25 %, inférieur pour les autres 25 %. Les rabais sont équivalents à ceux de 2025 pour 53 % des entreprises, plus importants pour 27 %, inférieurs pour 20 %.
Par rapport à 2025, l’état des stocks au début des soldes était équivalent pour 39 % des personnes interrogées, inférieur pour 32 % ; plus important pour 29 %.
La canicule a-t-elle pesé sur la fréquentation des magasins ?
Chaque édition des soldes est marquée par un contexte spécifique. Cette année, après les manifestations, les élections ou encore les Jeux olympiques, la canicule s'est imposée comme le principal facteur avancé pour expliquer le recul de la fréquentation.
Selon l'IFM, la canicule a pesé sur les ventes en détournant une partie des consommateurs des magasins. Près de 60 % des entreprises interrogées constatent une baisse de la fréquentation, contre 23 % une hausse et 17,6 % une fréquentation stable.
Une analyse confirmée sur Paris par la CCI qui estime que la canicule et l'inflation ont freiné les achats, laissant plus de la moitié des commerçants insatisfaits des résultats des soldes.
Interviewé par FashionUnited, Pierre Talamon, président de la FNH, rapporte : « Les quatre premiers jours des soldes, qui ont coïncidé avec la canicule, ont enregistré une baisse de 10,8 % par rapport à la même période de l'année précédente ».
Selon lui, les centres-villes étaient « complètement déserts » pendant l'épisode de canicule : « de nombreux magasins indépendants sont moins bien équipés en climatisation, notamment ceux situés en pied d'immeuble, où l'installation d'un système est parfois difficile. »
Il observe un déplacement d'une partie de la clientèle vers les centres commerciaux, plus attractifs en période de fortes chaleurs grâce à la climatisation et à leur offre de services (restauration, espaces de vie, garderie, etc.).
Reste à savoir si ce report de clientèle va, ou non, compenser le recul du chiffre d’affaires de la profession toute entière.
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