Reebok se remet à produire, en petite quantité, des chaussures aux Etats-Unis

L'équipementier sportif Reebok va commercialiser une série spéciale de 300 paires de chaussures produites aux Etats-Unis selon une nouvelle technologie utilisant l'impression 3D, et prévoit d'ouvrir un petit site de production en 2017.

Il s'agit d'une petite série et une partie des éléments de la chaussure provient d'Asie, mais les composants les plus techniques ont été fabriqués à Wixom, dans le Michigan (nord). Le chimiste allemand BASF a conçu, en collaboration avec Reebok, un matériau liquide, inspiré de l'industrie et déposé par une imprimante 3D sur une plaque.

En durcissant, il devient une couche absorbante, placée autour de la chaussure et qui permet d'amortir le contact avec le sol. Reebok prévoit d'ouvrir un petit site aux Etats-Unis début 2017, en collaboration avec l'industriel AF Group, indique l'équipementier dans un communiqué.

Il s'agira d'une première pour Reebok, dont toutes les chaussures étaient, jusqu'ici, produites en Asie. "Pour commencer, ce sera, pour moitié, un laboratoire de prototypes, et, pour moitié, un site de production de petites séries", a expliqué à l'AFP Bill McInnis, responsable de la division Future chez Reebok. A court terme, Reebok ne produira que de petites séries au prix relativement élevé (189 dollars pour la première version), compte tenu du coût de développement, encore important. Mais "l'objectif n'est pas de créer uniquement des chaussures haut de gamme", assure Bill McInnis. Celui-ci fait valoir que la technologie "liquide" permet de se passer du traditionnel moule, systématiquement utilisé pour créer des chaussures de sport en grande série.

La possibilité de produire localement, aux Etats-Unis en l'occurrence, réduit aussi sensiblement les coûts de transport. Reebok espère donc, à plus long terme, pouvoir créer, en utilisant cette technologie, "un produit à des prix comparables aux produits actuels", selon Bill McInnis.

L'équipementier ambitionne de créer "un réseau global" d'unités de production reprenant la technologie liquide, pour décentraliser, en partie, sa production. Reebok n'est pas le seul géant de l'industrie du sport à évoluer dans ce sens. En mai, l'Allemand Adidas a annoncé l'ouverture d'un site de production largement automatisé à Ansbach, en Allemagne, qui devrait démarrer la production de masse en 2017.

Un autre site Adidas sera inauguré l'an prochain aux Etats-Unis. Tout comme Reebok, Adidas n'est pas opérateur industriel et s'appuie sur des partenaires pour la fabrication de ses produits. Parmi les autres grands équipementiers sportifs, Under Armour assure une petite production dans le Maryland (est), mais uniquement à destination des athlètes sous contrat avec la marque et pas du grand public. Nike travaille actuellement avec l'industriel Flextronics pour développer des procédés permettant "d'arriver au consommateur plus rapidement". (AFP)

Photo: Reebok, Facebook

 

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