Manufacture Charentaise : l’espoir de reprise s’amenuise

C’est une très mauvaise nouvelle pour la Manufacture Charentaise et ses 108 salariés. En redressement judicaire depuis le 25 juillet dernier, la société fabricant à Rivières les célèbres pantoufles vient de perdre son candidat à la reprise qui proposait l’offre la plus acceptable en terme d’emplois. Saint-James, dirigé par Luc Lesénécal, vient de se retirer. Le patron des célèbres Tricots Saint-James qui ne souhaite pas s’exprimer pour le moment, a sans doute reculé devant la situation financière de l’entreprise.

La société LMC, présidée par Renaud Dutreil, ancien ministre du gouvernement Raffarin, regroupe depuis l’année dernière quatre fabricants charentais (Rondinaud, Laubuge, Degorce et Ferrand). Son chiffre d’affaires, de 13 millions d’euros à l’époque, serait en très forte baisse, assorti d’une perte de 700 000 euros sur les quatre premiers mois de l’année.

Saint-James renonce à reprendre LMC

Ne resterait aujourd’hui en lice, selon une information du quotidien régional Sud Ouest que l’offre de Pascal Becker, un homme d’affaires charentais et ancien cadre du parfumeur suisse Givaudan. Celui-ci reprendrait moins de salariés que ne le proposait initialement Saint-James.

LMC est autorisée à poursuivre son activité jusqu’ au 16 janvier 202O. Voici quelques mois, la célèbre pantoufle de Charente a été homologuée « Charentaise de Charente-Périgord », un label qui garantit le savoir-faire unique et le caractère patrimonial de ce chausson. Le tribunal de commerce d’ Angoulême devait décider du repreneur le 24 octobre. L’ audience a été reportée sine die.

photo : fabrication charentaise

 

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