L'annonce de la prochaine vente de San Marina par Vivarte a fait réagir les syndicalistes du groupe, qui s'inquiètent des conséquences sur l'emploi des quelque 800 employés de l'enseigne.

Jean-Louis Alfred, délégué CFDT, « craint qu'ils opèrent comme pour Chevignon et Cosmoparis (...) Vivarte fait un gros chèque à un repreneur, qui les mettra en faillite un an, voire un an et demi plus tard, avec des salariés qui perdront leur emploi et se retrouveront à la rue avec le minimum légal ».

« Cela permet à Vivarte de se désengager et d'éviter le coût d'un PSE (plan de sauvegarde de l'emploi, NDLR) ou d'une restructuration », a-t-il estimé auprès de l'AFP.

Pour son collègue de la CGT, Karim Cheboub, Patrick « Puy poursuit son démantèlement méthodique de tout le groupe, ce qui est la feuille de route des actionnaires », avec selon lui une « même stratégie », celle de « céder la totalité du groupe en 2021 ».

« On continue de démanteler un groupe fleuron de la chaussure et de supprimer des emplois : on en a juste marre », s'est insurgé pour sa part Gérald Gautier (FO).

Fondée en 1981, San Marina avait réalisé 110 millions d'euros de chiffre d'affaires 2018.(AFP)

 

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