Associated British Foods annonce la scission de sa filiale Primark
Le conglomérat britannique Associated British Foods (ABF), maison mère de Primark, a annoncé mardi la prochaine scission de son enseigne de mode à bas prix de ses activités agroalimentaires, afin d’optimiser la gestion de deux divisions devenues trop distinctes.
Maximiser le rendement actionnarial
Après examen, le Conseil d’administration « a conclu qu'une scission (...) est la meilleure façon de maximiser les rendements à long terme pour les actionnaires, compte tenu de l'ampleur qu'a prise Primark aujourd'hui » au sein du groupe, a indiqué dans un communiqué son président, Michael McLintock.
ABF avait annoncé en novembre étudier cette possibilité de séparation en accord avec son principal actionnaire, Wittington Investments, qui s’est dit déterminé à conserver la majorité des parts des deux entités après l'opération.
Un géant coupé en deux
Primark, lancée en 1969 en Irlande sous le nom Penneys, représente aujourd'hui près de la moitié des revenus du groupe. L’autre versant de l’activité est tourné vers l’alimentaire : ABF est un producteur majeur de sucre et possède un portefeuille de marques internationales telles que Twinings, Jordans ou encore Ovomaltine.
Le groupe précise que les deux futures sociétés seront cotées à la Bourse de Londres. « Compte tenu de leur taille, il est anticipé que les deux feront partie » de l’indice vedette FTSE 100, précise le communiqué. La branche dédiée à l’alimentation conservera la dénomination « Associated British Foods ».
Une opération finalisée d'ici 2027
L’opération devrait prendre effet avant la fin de l’année 2027. Elle entraînera des coûts récurrents inférieurs à 45 millions de livres (52 millions d’euros) par an, ainsi que des « coûts ponctuels de séparation et de transaction qui devraient s'élever à environ 75 millions de livres » (86 millions d’euros).
La séparation « permettra de mieux faire comprendre [aux investisseurs] l'ampleur et la solidité de notre portefeuille » dans le segment alimentation, tout en permettant à Primark de « maximiser le potentiel futur offert par la puissance » de sa marque, a fait valoir le directeur général, George Weston.
Résultats en demi-teinte au premier semestre
En parallèle de cette annonce stratégique, ABF a publié mardi un bénéfice net en recul de 14 %, s'établissant à 445 millions de livres (511 millions d’euros) pour son premier semestre décalé achevé fin février.
« Nous savions que le premier semestre de cet exercice financier allait être difficile », a reconnu George Weston. « Cependant, nous continuons de prévoir une amélioration des performances du Groupe au second semestre. »
Le dirigeant a souligné que « Primark a continué de réaliser de solides progrès dans la relance de sa proposition client sur un marché de l'habillement difficile ».
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