Apres sa faillite, Nasty Gal renait de ses cendres et s’offre Emily Ratajkowski

A l'origine, Nasty Gal était un simple compte ebay vendant des vêtements chinés. Ce compte, basé en Californie, était tenu par Sophia Amoruso. La jeune femme de 22 ans, avec intuition et bon sens, redonnait du lustre aux pièces vintage trouvées par ses soins en leur apportant un éclairage glamour et un service de livraison de premier ordre. Ces aventures vous disent d’ailleurs peut être quelque chose ? Sophia Amoruso a écrit ses premières aventures dans une autobiographie qui a été adaptée par Netflix. La série a fait une saison : elle s’appelait « Girlboss ».

Ce que la série ne racontait pas, c’est que le petit compte ebay créé en 2006 est ensuite devenu une marque à part entière, puis un petit empire sur le web. Un succès typique d’internet, c’est-à-dire fou et rapide, fulgurant. En 2012, Nasty Gal fut nommé « détaillant dont la croissance est la plus rapide ». On ne s’adressait à Sophia Amoruso qu’en la décrivant comme « l’une des femmes les plus influentes du web ». Mais bientôt, l’empire vacille. 10 ans après sa fondation, l’entreprise qui avait pourtant reçu des millions de dollars en investissements se place sous la loi américaine de la faillite. Pourtant, d’après Forbes, la société avait enregistré des revenus excédant 300 millions de dollars en 2015.

La fondatrice de la marque, qui avait débuté l’aventure sans un sou, mais aussi sans expérience particulière de la mode et du commerce, quitte alors son poste de présidente de la compagnie. Une belle aventure tout de même puisque Sophia Amoruso est désormais multi-millionnaire. Quant à la marque Nasty Gal, elle semble toute prête à repartir sur de bonnes bases avec le savoir-faire de Boohoo. Le groupe fondé à Manchester en 2006 rachète en effet la marque en 2017 pour 20 millions de dollars. « "Si Boohoo, BoohooMan et PrettyLittleThing sont destinés aux 14-24 ans, Nasty Gal est pour nous une manière d'atteindre les trentenaires, avec des produits beaucoup plus premium", précise alors Carole Kane, cofondatrice et PDG de Boohoo.

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Nasty Gal s'installe en France

L’expertise de Boohoo – qui revendiquait 670 millions de chiffre d’affaires l’année dernière - fait alors des merveilles, le tout en gardant l’esprit originel de l’entreprise par le biais de pièces vintages (des collections travaillées par les équipes internes à partir de pièces sourcées dans des friperies) : le site de la marque met en ligne 400 pièces par semaine, lance des collections capsules, s’étend à l’international. Le 28 avril dernier, la marque annonce son arrivée en France avec un site de e-commerce. Un showroom parisien est fondée, une équipe est recrutée.

Au niveau communication, le groupe ne s’interdit rien et multiplie les annonces. En mai, la marque annonce sa première collection de maillots de bain. La marque insiste sur le fait que toutes les tailles sont disponibles, une manière adéquate de faire oublier que trois publicités de la griffe ont été censurées par le service public audiovisuel du Royaume-Uni l’année dernière pour cause de mannequins trop maigres. L’annonce ce jour du lancement de Nasty Gal X EmRata prend le relai sur le terrain du buzz. C’est une collection spéciale « inspirée par le mannequin Emily Ratajkowski qui devient par la même occasion égérie de la campagne. Des vêtements d’été avec une gamme de prix comprise entre 28 et 160 dollars. La collection, abordable et sexy, est disponible dès aujourd’hui sur le site.

Crédit photo : Nasty Gal, dr

 

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