Après avoir quitté Kering, Stella McCartney conclut un accord avec LVMH

Paris - La créatrice britannique Stella McCartney, qui avait quitté l'an dernier le giron du groupe Kering, a accepté les avances du géant LVMH qui va financer son développement et se renforce ainsi dans la mode éthique et durable.

Lundi, le groupe de Bernard Arnault a annoncé avoir « conclu un accord » avec la maison Stella McCartney « avec l'ambition d'accélérer son développement mondial ».

Aucun détail financier n'est dévoilé, LVMH indiquant seulement que « les deux nouveaux partenaires donneront plus de détails sur cette opération en septembre prochain ».

La styliste, fille de l'ex-Beatles Paul McCartney qui a lancé sa marque en 2001, « restera bien entendu directrice artistique et ambassadrice de la marque » qui porte son nom, « tout en conservant une participation majoritaire », est-il précisé.

Stella McCartney - végétarienne et engagée au service de la cause animale, qui n'utilise ni cuir, ni fourrure, ni plumes dans ses créations - sera également « conseillère spéciale » du PDG Bernard Arnault et des membres du Comité exécutif du groupe "en matière de développement durable", selon le communiqué.

En mars 2018, la créatrice avait décidé de voler de ses propres ailes en rachetant les 50 pour cent de sa marque qui étaient détenus depuis sa création par la maison italienne Gucci. Celle-ci est aujourd'hui propriété de Kering, groupe de François-Henri Pinault dont Stella McCartney était le fer de lance de la stratégie Développement durable.

Les performances financières de la maison Stella McCartney ne sont pas connues. Mais avant de quitter le giron de Kering, la marque comptait 52 magasins gérés en propre, avec un réseau de distributeurs tiers comprenant plus de 600 points de vente au niveau mondial.

Renforcer l'engagement de LVMH en matière de développement durable

« C'est le début d'une belle histoire ensemble ; nous sommes convaincus du grand potentiel de long terme de [cette] maison. Un facteur a été décisif pour moi : Stella a été pionnière dans la prise en compte des enjeux liés à l'environnement et à l'éthique, et a toujours veillé à développer sa Maison autour de ces valeurs », a commenté Bernard Arnault, cité dans le communiqué.

M. Arnault - première fortune française et quatrième mondiale selon Forbes - souligne que cet investissement « viendra renforcer l'engagement du groupe LVMH en matière de développement durable ».

Il rappelle que, « il y a déjà plus de 25 ans, LVMH a été la première grande entreprise à créer une direction de l'Environnement ». « Stella va nous aider à encore accélérer la prise de conscience autour de ces enjeux majeurs », met-il en avant.

De son côté, la styliste britannique, âgée de 47 ans, indique que depuis sa décision de « reprendre le contrôle » de sa marque, « nous avons eu de nombreuses marques d'intérêt, émanant de diverses parties, exprimant leur souhait d'investir dans la maison ».

« Ces approches avaient beau être intéressantes, aucune n'arrivait cependant à la hauteur de l'échange que j'ai eu avec Bernard Arnault et son fils Antoine », précise-t-elle.

« La marque a parcouru un tel chemin depuis son lancement ; ce nouveau partenariat avec LVMH est une formidable reconnaissance de ce travail. Mais j'ai le sentiment que nous ne sommes qu'au début de l'aventure et j'ai hâte de construire ensemble un futur éclatant », a-t-elle ajouté.

En mars dernier, la créatrice avait présenté à Paris, lors de la Fashion Week, une collection faite en grande partie de tissus et vêtements recyclés. En 2018, LVMH a engrangé des résultats record grâce à son portefeuille de 70 marques - dont Louis Vuitton, Christian Dior, Fendi, Hennessy ou Dom Pérignon - avec des ventes atteignant les 46,8 milliards d'euros, pour un bénéfice net de 6,4 milliards. (AFP)

Image : Stella McCartney

 

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