Baselworld, le grand salon suisse de l'horlogerie et de la joaillerie, s'ouvre jeudi à Bâle, offrant pendant huit jours une vitrine aux grandes marques de luxe pour tenter de relancer leurs ventes après deux années difficiles pour l'horlogerie.

Comme chaque année, les grandes références de l'horlogerie suisse sont au rendez-vous, de Rolex à Patek Philippe, en passant par Tissot, Omega ou Tag Heuer, les grandes marques s'alignant les unes à côté des autres sur de somptueux stands pour présenter leurs nouvelles collections. Signe des temps, l'événement qui célèbre cette année son centième anniversaire, accueille toutefois 200 exposants de moins que l'année dernière, ramenant cette année leur nombre à 1.300.

"Il y a de petites entreprises qui étaient mal positionnées au niveau mondial qui ont malheureusement souffert de la crise et ne se présentent plus cette année à Bâle", a expliqué Sylvie Ritter, la directrice du salon, lors d'un entretien avec l'AFP. D'autres ont également quitté la branche, à l'image de marques de luxe qui avaient ajouté des montres à leurs gammes d'accessoires, mais qui ont décidé de se recentrer sur leur coeur de métier "dans ces périodes moins euphoriques", a-t-elle ajouté pour justifier cette diminution.

Le secteur de l'horlogerie avait connu une phase d'expansion spectaculaire mais a mais a accumulé les revers de fortune depuis l'introduction fin 2013 de mesures de lutte contre la corruption interdisant les cadeaux extravagants. Les fabricants de montres suisses ont dû composer aussi bien avec les secousses sur les devises, notamment avec la force du franc suisse qui a fait grimper leurs coûts de production qu'avec les brusques changements dans les flux touristiques, après la Révolution des parapluies à Hong Kong, puis avec la vague d'attentats en Europe depuis novembre 2015 qui a fait fuir leur clientèle asiatique.

L'an passé, les exportations horlogères suisses se sont contractées de -9,9 pour cent après une baisse de -3,3 pour cent en 2015. Après avoir mené une cure d'austérité, les horlogers espèrent cependant repartir sur des bases saines cette année, grâce à une amorce reprise en Chine. "On s'attend à une stabilisation des exportations pour 2017", a déclaré Jean-Daniel Pasche, le président de la Fédération horlogère suisse, à l'AFP, notant que leur baisse perd peu à peu de la vigueur.

A la différence du salon horloger de Genève, qui se concentre sur une trentaine de griffes de prestige, le salon horloger de Bâle accueille une foule de marques, qui offrent des produits à tous les prix et pour tous les goûts. (AFP)

 

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