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Gianfranco Maccarrone quitte Dsquared2

Gianfranco Maccarrone a démissionné de Dsquared2, avec effet immédiat. L’annonce par communiqué de presse informe que le pdg et directeur général de Dsquared2 quitte son poste après un long chemin aux côtés de Dean et Dan Caten. Sa place reste vacante.

Des visions différentes pour la maison seraient à l’origine du départ de Gianfranco Maccarrone. Il était un pilier de la maison italienne, d'abord comme dirigeant de la société italienne et pendant trois ans à la tête du siège social de Lugano. Il a eu ensuite la responsabilité du détail et du digital, au cours des derniers mois.

Des visions différentes pour la maison

Le fait que les cadres supérieurs de Dsquared2, depuis 20 ans, ont assumé tant de responsabilités ont soulevé des questions sur l'avenir des différents secteurs d'activité de la marque.

Fondée en 1995, Dsquared2 possède actuellement des revenus d'environ 200 millions d'euros. La maison propose des vêtements prêt-à-porter masculins, féminins, pour enfants, des accessoires, des lunettes, des parfums et des sous-vêtements.

Dean et Dan Caten, le duo derrière la marque de luxe Dsquared2, avaient ouvert un deuxième flagship à Paris, l’année dernière. La deuxième boutique, au coin de la rue de Grenelle et la rue des Saint-Pères sur la Rive Gauche, propose à la fois des vêtements pour femmes et pour hommes, ainsi que des accessoires pour femmes et des vêtements pour enfants. La première boutique, étant située rue Saint-Honoré, a ouvert en 2011.

Photo : Dsquared2 website

Dockers : "Les produits iconiques passent les saisons en restant modernes"

La marque Dockers a annoncé le lancement de sa toute nouvelle plateforme de marque Always On, une campagne internationale développée en collaboration avec l'agence FCB West, et diffusée dans le monde entier, à partir de septembre.

Cette campagne d'automne présente la nouvelle collection Smart 360 Flex de Dockers, conçue à partir d'un tissu à flexion à la fois verticale et horizontale, qui apporte un maximum de confort. FashionUnited a rencontré Santiago Cucci, vice président Europe du sud du groupe Levi Strauss & Co, société-mère de Dockers.

En quoi consiste Always On ?

Always On, c’est le principe même de Dockers. C’est une marque qui a toujours cherché la nouveauté, dans un univers figé. C’est par exemple Dockers qui a créé le casualwear envoyant une lettre en 86 dans toutes les boîtes aux lettres de la Silicon Valley, pour qu’ils aient une journée cool, ce qui a initié le célèbre casual Friday. En cassant les codes, la marque a apporté la cool attitude au bureau. A l’époque, ils étaient tous en costume. Dockers a donc cette idée d’avancer et d’apporter quelque chose de nouveau dans la vie de tous les jours. Aujourd’hui, la marque est toujours aussi innovante et arrive avec la collection Smart 360 Flex. Elle représente une véritable innovation car elle apporte un confort inimitable, en privilégiant toujours la qualité. Les produits sont increvables.

Sur quoi repose cette plateforme créative ?

Nous avons une approche marketig différente. Au lieu d’avoir des mannequins qu’on amène en shooting à l’autre bout de la planète et qui ne reflètent pas réellement l’identité de la marque, nous travaillons vraiment avec des gens qui, à un moment donné de leur vie, ont apporté un changement, par une approche artistique ou professionnelle et deviennent crédibles. Ils collent à l’idée de la marque (NDLR : Cyril Paglino, fondateur de Tribe et Pau Cuervo, fondateur de Elkanodata sont les « Game changers actuels). La valeur commune est l’authenticité et l’envie de changer les choses. Nous sommes toujours en mouvement. Always On !

Dockers : "Les produits iconiques passent les saisons en restant modernes"

Cela fait 14 ans que la marque n’avait plus annoncé en TV. Pourquoi un retour maintenant ?

La TV est un support très intéressant. Nous le voyons avec Levi’s, autre marque du groupe, car nous arrivons à interpeller nos consommateurs. Nous avions envie de prendre la parole aujourd’hui car nous amenons une vraie innovation, par rapport au chino. Depuis les années 80, le chino a évolué et nous avions envie de le montrer. Ce pantalon permet de tout faire.

Vous voulez être « la marque de prédilection des hommes modernes », à travers cette campagne. Cherchez vous à cibler d’autres consommateurs en allant vers de nouveaux horizons ?

Nous touchons déjà tous types de consommateurs. C’est la beauté du chino. On peut le porter avec un blazer chic, une chemise blanche et des chaussures bateau, ou une veste en jean, un T-shirt et des sneakers pour une touche moderne. Cela correspond aux valeurs du groupe Levi’s, de proposer des produits populaires mais qualitatifs et qui habillent toute une génération.

Le chino Smart 360 Flex est conçu grâce à une technologie novatrice. La nouvelle technologie est-ce une priorité ? Un nouvel axe de développement ?

Il est flex vertical et horizontal, c’est-à-dire que la chaîne et la trame contiennent de l’élasthane, et la ceinture aussi. Nous y avons caché une fermeture à l’intérieur des poches, afin de ne pas perdre les pièces ou sa carte. On est à l’aise, sans être en survêtement. On ajoute l’élégance au côté pratique. Nous avons toujours voulu amener de l’innovation dans nos Dockers. Au départ, cela concernait les coupes puis les couleurs. Nous avons toujours été en mouvement. Cela fait partie de notre ADN.

Le marché asiatique est inévitable pour de nombreux marchés comme le denim par exemple. Est-ce un marché important pour Dockers ?

Pas encore. Les bons pionniers prennent le temps de faire de la qualité. Nous ne voulons pas dérouter les consommateurs et notre réseau de distribution a été construit de manière qualitative et nous tenons à cette qualité. Donc nous pouvons, petit à petit, atteindre tous types de clientèle et différencier la collection.

Dockers : "Les produits iconiques passent les saisons en restant modernes"

La marque est très répandue aux USA. Quelle est l’importance du marché français ?

La France est le top 3 dans le monde.

Comment la distribution est organisée en Europe ?

Nous sommes essentiellement présents dans les grands magasins et nous sommes aussi présents dans les multimarques, aux côtés de marques comme Carhartt plus sportswear ou comme Lacoste et Ralph Lauren. Nous restons cependant abordables, avec des prix comme 79 ou 90 euros. Par rapport à la Fast fashion, nous offrons un produit de qualité, qui dure. Les chinos Dockers restent des années dans les armoires. Nous avons également des projets de retail. Nous avons commencé avec Barcelone, puis Madrid bientôt et forcément très à Paris avec un écrin lifestyle californien.

Volonté de se différencier du Fast fashion ?

Avec la Fast fashion, les produits deviennent instantanés. On les prend, on les porte et un jour, ils ne nous vont plus et on ne les porte plus. Nous ne sommes pas du tout dans cette philosophie-là. Ce qui ne nous empêche pas d’être abordables. Aujourd’hui, nous pouvons mélanger un haut Topshop avec un beau pantalon ou du Marc Jacobs avec un T-Shirt H&M.

Dans le secteur, on trouve le haut de gamme et le marché de masse. N’est il pas difficile aujourd’hui de rester entre les deux ?

Pas du tout. Les produits iconiques passent les saisons en restant modernes.

Photo : Dockers

Sylvie Colin, la nouvelle Pdg de Kenzo

Après avoir quitté son poste à la tête de la marque Maje (appartenant au groupe SMCP) il y a quelques semaines, Sylvie Colin s’impose à nouveau à la tête d’une grande marque. C'est fois-ci il s’agit de la marque française de produits haut-de-gamme Kenzo. Spécialisée dans les domaines du prêt-à-porter et de la parfumerie, la marque fondée à Paris en 1970 va accueillir la nouvelle présidente-directrice générale à partir du 25 septembre 2017.

Diplômée de l'Université Sorbonne à Paris et de l'ESCEM School of Business and Management, Sylvie Colin était à la tête de Maje depuis 2014. Elle avait également travaillé pour Etam, Caroll ou encore Darjeeling, il y a quelques années.

La marque parisienne, sous la direction artistique de Humberto Leon et Carol Lim était à la recherche d’un nouveau pdg depuis le départ d’Eric Marechalle. Celui-ci dirigeait la maison Kenzo depuis 2011 avant de prendre la direction de Marc Jacobs.

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La maison de bijoux japonais Tasaki a annoncé la nomination de Prabal Gurung comme nouveau directeur artistique.

Dans son nouveau rôle, Prabal Gurung présentera une nouvelle ligne de bijoux appelée Tasaki Atelier, dévoilée lors du défilé Printemps-Eté 2018 du créateur, dimanche. La marque a ajouté qu'elle continuerait à collaborer avec des artistes sur différentes collections capsules. La collection sera disponible au flagship de la marque à Tokyo, en février, suivie d'autres points de vente internationaux.

« Tasaki s'approche, développe et conçoit en suivant des idéaux, en utilisant des pratiques durables, justes et éthiques, et offre des perles, des diamants et des pierres précieuses de la plus haute qualité », a déclaré Prabal Gurung. « Nous sommes ravis de continuer à raconter l’histoire de la marque en célébrant les femmes belle et avec une essence, et luxueuse avec de l'âme, grâce à ce partenariat. »

Toshikazu Tajima, le directeur général de Tasaki et le directeur du conseil d'administration, a déclaré que Prabal Gurung était le meilleur partenaire pour donner à la maison une nouvelle dimension et incarner son avenir. « Je m'attends à ce que Prabal élargisse encore plus le monde de la beauté moderne de Tasaki. »

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Décès de l'homme d'affaires et mécène Pierre Bergé, ex-compagnon d'Yves Saint Laurent

Pierre Bergé, ancien compagnon d'Yves Saint Laurent, homme d'affaires, mécène français et militant de la lutte contre le sida, est décédé vendredi à 86 ans, quelques semaines avant l'inauguration de deux musées dédiés au grand couturier.

Dans un communiqué transmis vendredi, la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent à Paris et la Fondation Jardin Majorelle à Marrakech ont annoncé "le décès de leur Président-fondateur Pierre Bergé, survenu vendredi 8 septembre 2017 à 05H39, à son domicile à Saint-Rémy-de-Provence", dans le sud-est de la France.

Cofondateur et dirigeant pendant 40 ans de la maison de couture Yves Saint Laurent, président du conseil de surveillance du groupe de presse Le Monde, président du Sidaction et fervent soutien de l'ancien président socialiste français François Mitterrand, Pierre Bergé, était atteint de myopathie.

L'ancien ministre de la Culture Jack Lang a rendu hommage à "un ami merveilleux". "Fabuleux mécène, philanthrope, esthète insatiable, génial entrepreneur, homme de culture et de toutes les passions, Pierre Bergé était tout cela à la fois, mais plus encore, il incarnait un humaniste qui plaçait la destinée des hommes au-dessus de toutes les autres valeurs", a-t-il déclaré dans un communiqué. La maire de Paris, Anne Hidalgo, a fait part sur Twitter de son "infinie tristesse". "Je perds un ami. La France perd un homme d'exception".

Passionné du débat public

Le directeur du Monde, Jérôme Fenoglio, a estimé que le quotidien perdait "à la fois un actionnaire qui l'a sauvé de la disparition en lui consacrant une part de sa fortune sans espoir de retour, un lecteur, un défenseur du journalisme de qualité et un passionné du débat public". L'homme d'affaires, connu pour son franc-parler et ses emportements, n'hésitait pas à critiquer certains articles du journal.

L'association Sidaction et sa vice-présidente, la chanteuse et actrice Line Renaud, ont salué "un infatigable combattant de la première heure" qui "a toujours défendu la liberté de s'aimer tel que l'on est, et a défendu les droits des minorités, des personnes homosexuelles, des travailleuses du sexe, des usagers de drogue et de toutes les personnes vivant avec le VIH".

Pierre Bergé s'était marié en mars avec le paysagiste américain Madison Cox, 58 ans, vice-président de la Fondation Bergé-Saint Laurent. Il disparaît quelques semaines avant l'inauguration de deux musées consacrés à l'oeuvre de son ancien compagnon Yves Saint Laurent, l'un à Paris et l'autre à Marrakech, au Maroc. "Nous sommes remplis de souvenirs (...), que nous voulons transformer en projet", avait déclaré en juin Pierre Bergé, en fauteuil roulant, lors d'une conférence de presse de présentation de ces deux musées. Le premier doit ouvrir dans l'hôtel particulier parisien qui héberge la fondation le 3 octobre, suivi le 19 octobre par le second, dans un bâtiment neuf à Marrakech.

Ces deux musées vont permettre à la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, qui conserve 40 années de création du couturier disparu en 2008, d'exposer ses collections. Né le 14 novembre 1930 sur l'île d'Oléron (ouest) d'une mère institutrice et d'un père fonctionnaire des finances, ce passionné de littérature, grand collectionneur d'ouvrages et d'oeuvres d'art, a été le compagnon du peintre Bernard Buffet, dont il accompagne la carrière pendant huit ans. En 1958, il avait rencontré Yves Saint Laurent, avec qui il avait fondé la maison de couture éponyme en 1961.

Leur histoire d'amour a été évoquée lors de deux films consacrés au grand couturier en 2014. Grand officier de la légion d'honneur, il a écrit de nombreux ouvrages, dont Inventaire Mitterrand (Stock, 1991) et Lettres à Yves (Gallimard, 2010). (AFP)

Photo: Stephane de Sakutin / AFP

Daniel Shaw nouveau directeur de design de Hunter

Hunter a annoncé la nomination de Daniel Shaw comme nouveau directeur du design. Il remplacera Niall Sloan. Au sein de Hunter, le nouveau venu sera responsable du design pour toutes les collections de Hunter Original et Hunter Field. Il commencera début septembre.

Daniel Shaw quitte ainsi Christopher Raeburn, dont il dirigeait le studio de design pour les collections masculines et féminines. Il a contribué aux défilés de la London Fashion week et est à l’origine des collaborations avec des marques comme Rapha, Eastpak et MCM.

Le lancement de Hunter original a connu quatre défilés lors de la Fashion week de Londres

« En Daniel, je crois que nous avons trouvé une perle rare, un créateur qui comprend non seulement comment respecter l'intégrité du design, mais peut le faire tout en maintenant un œil commercial et en même temps conserver la visibilité du consommateur », a déclaré Alasdhair Willis, directeur de la création. « Ses atouts majeurs résident dans sa pertinence en tant que créateur, sa capacité à fournir des produits qui correspondent aux besoins respectifs des consommateurs de Hunter Original et Hunter Field, son sens commercial et son enthousiasme primordial dans cette occasion. »

Alasdhair Willis a été nommé directeur de création en 2013, tandis que deux nouvelles catégories de marques, Hunter Original et Hunter Field, étaient introduites sur le marché. Le lancement de Hunter original a connu quatre défilés lors de la Fashion week de Londres, où de nouvelles chaussures, de nouveaux vêtements et accessoires ont été présentés aux côtés de la chaussure Original.

Fondée en 1856, Hunter est une marque britannique, réputée pour ses emblématiques bottes Original. Elle détient deux Royal Warrants of Appointment (mandat d'une cour royale) auprès de la Reine d’Angleterre et du duc d'Édimbourg.

Photo : Daniel Shaw

Richard René nouveau directeur artistique de Guy Laroche

Guy Laroche a annoncé avoir confié la direction artistique de la marque au créateur français Richard René, succédant ainsi à l'Américain Adam Andrascik. La maison de Haute Couture parisienne veut affirmer comme une griffe moderne et renouer avec le luxe raffiné.

Elle présentera sa collection Printemps-Eté 2018, le mercredi 27 septembre, à Paris.

Après Hermès, Richard René a effectué la majeure partie de sa carrière chez Jean Paul Gaultier, où il a aussi bien travaillé sur la Haute couture que sur le prêt-à-porter féminin, les collections sport, homme et accessoires. Après avoir remporté la totalité des prix du Festival international de mode de Hyères en 2004, il lance sa griffe éponyme, aujourd’hui en sommeil.

Depuis la création en 1989, la marque a connu une valse de créateurs

« J’ai grandi avec la maison Guy Laroche, qui symbolise pour moi une forme de luxe et de liberté », raconte le créateur. « Guy Laroche a été un couturier audacieux, précurseur et il a vécu de manière très libre, tout comme les femmes qu’il habillait. Voilà l’esprit que je souhaite provoquer à nouveau dans cette maison, et qui me semble plus que jamais d’actualité. »

Le dernier directeur artistique de Guy Laroche, Adam Andrascik avait succédé au franco-suédois Marcel Marongiu, qui était arrivé dans la maison en 2007 et avait présenté son dernier défilé en septembre.

Guy Laroche avait lancé sa maison en 1957 avec l'idée de libérer le corps des femmes et de leur offrir une élégance "raffinée et discrète". Mais depuis la mort de son fondateur en 1989, la marque a connu une valse de créateurs, parmi lesquels Alber Elbaz, Michel Klein ou Damian Yee.

Photo : Richard René pour Guy Laroche

Isabelle Guichot nommée directrice générale de Maje

La femme d’affaires Isabelle Guichot vient d’être désignée directrice générale de la marque Maje appartenant au groupe de prêt-à-porter SMCP. Elle prendra ses fonctions à compter du 18 septembre 2017 et remplacera Sylvie Collin à ce poste. Le groupe de prêt-à-porter SMCP a annoncé mardi la nomination d'Isabelle Guichot comme directrice générale de la marque Maje à compter du 18 septembre 2017, en remplacement de Sylvie Colin.

Ancienne pdg de Balenciaga pendant neuf ans, Isabelle Guichot avait quitté le groupe Kering en janvier dernier. Cédric Charbit l’avait remplacée à la tête de Balenciaga en novembre 2016. Avant la marque de luxe Balenciaga, la nouvelle directrice générale de Maje avait dirigé d’autres grandes marques telles que Van Cleef & Arpels, Lancel ou encore Sergio Rossi. Depuis 2016, elle occupe également un poste d'administrateur indépendant au sein du groupe Chargeurs S.A.

Le groupe Smcp, incontournable dans le secteur de la mode, a été fondé en 1984. Il regroupe trois grandes marques à savoir : Sandro, Maje et Claudie Pierlot. La société a réussi à doubler son chiffre d’affaires en trois ans pour atteindre plus de 700 millions d'euros en 2016. Le groupe envisage maintenant une entrée en bourse en automne prochain.

Photo : SMCP
Hélène Viot Poirier, 45 ans, hérite d’une situation compliquée chez Chevignon

Chevignon est l’une des plus belles success-story de l’habillement des années 80. Fondée par Guy Azoulay, cette marque de pret à porter française, appréciée pour ses blousons d’aviateurs en cuirs vieillis, a connu durant les premières années de son existence un rythme de croissance admirable: de l’ordre de 20 à 30 pour cent par an. Cet état de grâce ralentit de manière assez franche au début des années 90, date à laquelle le nombre de point de ventes diminua petit à petit. Le fondateur de la griffe se mit alors à rechercher des partenaires, nouant des contacts avec Benetton, André, des groupes japonais. Sans réel succès. La marque fut certes rachetée par Naf Naf des frères Pariente en 1995 mais Chevignon ne retrouva jamais, au cours des décennies suivantes, le lustre et la vogue de ses débuts. En somme, une histoire assez classique, une trajectoire relativement courante pour les marques du “Sentier”.

En 2007, le groupe français Vivarte (André, La Halle aux chaussures, Kookaï, Caroll) lui même, à cette époque, propriété du fond d’investissement PAI Partners, racheta le groupe Naf Naf et fit donc l’acquisition par la même occasion de Chevignon. La marque fut peu à peu réintroduit sur ses marches historiques et entama des collaborations avec des personnalités en vue, comme Jacques Shu et Milan Vukmirovic, ainsi que des co-branding plutôt réussis avec le maroquinier Léon Flam et le cordonnier Pataugas. La “théorie du changement” chère à Georges Plassat, patron de Vivarte durant ces années là, fut adoptée et la marque fut repensée à tous les niveaux, de l’approvisionnement au styliste chapeauté par Ludovic Alban, un ancien de chez Hermes et Carven: approvisionnement rapatrié en Europe et dans le bassin méditerranéen, doudoune confectionnée dans les ateliers landais de Pyrenexw, best-sellers réédités, lignes restructurées, avec une tendance à la montée en gamme. Une stratégie payante qui permit à la marque de redevenir bénéficiaire dès 2012.

Entretemps malheureusement, Vivarte essuya une crise majeure. Quatre fonds d’investissements - Oaktree, Alcentra, Babson et Goldentree - entrèrent alors en jeu et effacèrent deux milliards d’euros de dette. Une somme conséquente mais insuffisante comme on le verra par la suite. Leurs conditions furent terribles mais logiques: vendre “à la découpe” l’ensemble des marques du groupe pour faire entrer du cash. La vente de Chevignon est désormais évoquée.

Une experte de la mise en oeuvre des stratégies digitales

Aujourd’hui, Chevignon réalise un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros et repose sur un réseau de plus de 235 points de vente. La crise reste forte chez Vivarte qui procède à des nombreux plans sociaux, notamment chez La Halle aux Chaussures. Le groupe a récemment vendu Pataugas à un trio d’entrepreneur. En janvier dernier, la mise en vente d’André et de Naf Naf a été annoncée. Chevignon, in extremis, reste pour l’instant dans le groupe même si sa mise en vente avait été annoncée pour le début de l’été.

Hélène Viot-Poirier, hérite donc d’une marque au passé superbe mais à la situation actuelle compliquée. A 45 ans, cette diplomée de HEC devient la nouvelle directrice générale de la marque, succédant ainsi à Fabio Luxi. Hélène Viot-Poirier connait bien les rouages de Vivarte qu’elle a rejoint en 2016 en qualité de directrice internet et marketing : elle a accompagné, durant deux ans, la définition et la mise en oeuvre des stratégies digitales de diverses entreprises. Diplômée de HEC, elle débuta sa carrière en qualité de manager marketing au sein de start-up spécialisées dans les télécommunications, à savoir Club Internet entre 1996 et 1997 puis Kertel-Kering entre 1997 et 2001. Elle intégra Orange en 2001, un groupe dans lequel elle évoluera pendant 12 ans, occupant des fonctions de direction liées aux stratégies et politiques digitales.

Sa bonne connaissance du digital justifie très certainement la confiance que lui accorde le nouveau patron de Vivarte. Patrick Puy, connu pour etre un « manager de transition », un PDG dont la spécialité est d’accompagner les groupes en difficulté. Conformément à la logique des investisseurs qui consiste à « faire tourner le portefeuille », Patrick Puy sait parfaitement qu’une entreprise, pour ces fonds, est achetée pour une durée comprise entre cinq et sept ans.

La mise en œuvre d’une stratégie cross-canal attrayante pour Chevignon pourrait permettre à la nouvelle DG de reconquérir les clients et même de développer la marque à l’Internationale. En effet, jusqu'à maintenant, les enseignes de Vivarte ne réalisent que 4 pour cent de leur chiffre d’affaires en ligne. De quoi satisfaire les quatre fonds d’investissement propriétaire de Vivarte, qui, ils le savent, vont devoir repasser à la caisse pour éponger les dettes de Vivarte et qui attendent aujourd’hui, non sans impatience, de pouvoir revendre cette marque iconique dès qu’elle brillera de nouveau de tout ses apprêts.

Credit photo: Chevignon,dr

Jean-Paul Goude nouveau directeur artistique de Desigual

Desigual a annoncé avoir signé un accord de collaboration avec l'artiste français, créateur et réalisateur Jean-Paul Goude, pour la nouvelle collection Printemps-Été 2018.

Jean-Paul Goude rejoindra la marque de mode, fondée à Barcelone, en 1984, en tant que directeur artistique et la conseillera en ce qui concerne tous les aspects relatifs à l'image de marque de Desigual, au design des produits, aux campagnes de marketing et aux évènements de l'industrie.

L'arrivée de Jean-Paul Goude pour cette collaboration sera rendue publique le 7 septembre 2017, lors de la New York Fashion week, où il sera présent en tant que l’artiste directeur du prochain défilé de Desigual. Il s'occupera de la sélection des looks, du stylisme et de tous les autres éléments créatifs du défilé.

L’artiste créera également une collection capsule pour femme qui sera dévoilée au cours du défilé. Le défilé servira à montrer son implication créative au sein de la marque et précèdera sa collaboration pour la saison Printemps-Été 2018. « J'aime les défis, et aider Desigual à actualiser son image tout en restant fidèle à elle-même me semble extrêmement intéressant. J'espère être à la hauteur de la tâche », a affirmé Jean-Paul Goude.

Desigual veut devenir une marque plus centrée sur les consommateurs

La collaboration avec Jean-Paul Goude illustre l'engagement pris en 2015 par Desigual, souhaitant se transformer en profondeur. Desigual veut devenir une marque plus centrée sur les consommateurs en introduisant de nouveaux modèles et designs, segmentant et différentiant ses collections, accélérant la mise en vente de nouveaux produits en magasin, mettant à jour ses stratégies et en augmentant ses investissements dans les médias.

« Desigual défend depuis longtemps l'authenticité, la singularité et la non-conformité », a déclaré David Meire, chief client officer. « Cette collaboration artistique avec Jeau-Paul Goude représente une nouvelle étape dans le désir de Desigual de permettre aux talents issus de toutes sortes de disciplines de contribuer et enrichir la diversité de la marque grâce à leurs productions inattendues ».

Au cours de ces dernières décennies, Jean-Paul Goude s’est créé un large portfolio, depuis la création de publicités pour des marques importantes, jusqu'à sa contribution pour des titres célèbres au niveau international, en passant par sa collaboration avec des artistes mondialement connus. « Le fait d'avoir été invité à faire partie d'un projet de ce genre est à la fois stimulant et intimidant. », a-t-il commenté.

Avec plus de 4600 employés, Desigual est actuellement présente dans presque 100 pays. Elle possède plus de 500 boutiques propres. Elle présente huit catégories de produit : pour femmes, hommes, enfants, accessoires, living, sports et beauté.

Photo : Jean-Paul Goude, courtoisie de Desigual