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Mode à Milan: Gucci en ouverture signe une ode aux années 80

L'enseigne italienne Gucci sous la griffe d'Alessandro Michele a délivré mercredi à Milan une ode aux années 80, au premier jour de la Fashion Week, avec un show foisonnant de costumes droits, franges et autres paillettes.

Le styliste Alessandro Michele est allé puiser dans le style chic et studieux qu'il affectionne et qui lui a permis, depuis son arrivée chez Gucci en 2015, de redonner à la maison florentine le lustre qu'elle avait un temps perdu. Dans une quasi-obscurité, percée seulement de quelques flashs de lumière, il a présenté une collection printemps-été 2018 riche en lunettes rondes, satin et autres broderies colorées et scintillantes.

Mode à Milan: Gucci en ouverture signe une ode aux années 80

"Nous vivons dans une société où nous sommes obsédés par la vérification et moi je veux vous hypnotiser", a expliqué avant le show le quadragénaire à la longue chevelure et à la barbe hirsute. D'où un podium évoquant l'Atlantide une nuit de brouillard, hérissé de sculptures massives de certains des plus grands symboles de l'humanité comme un Bouddha souriant et Toth, le plus sage des dieux égyptiens.

Les vêtements embrassaient le passé sans détour, à l'exemple d'un costume de satin aux étoiles de paillettes semblant tout droit sorties de la garde-robe de David Bowie. Un costume trois-pièces marron rappelait une vieille photo Kodachrome, abstraction faite des énormes bagues incrustées et des larges lunettes de soleil blanches qui l'accompagnaient. Chez Gucci, les garçons défilent en short, cravatte, gilet à l'effigie de Bugs Bunny ou pantalon de dentelle tandis que les filles portent des robes de tulle ou des vestes Prince de Galles.

Mode à Milan: Gucci en ouverture signe une ode aux années 80

La collection a été vivement applaudie par les célébrités invitées, parmi lesquelles l'actrice Salma Hayek, dont le mari François-Henri Pinault dirige le groupe Kering, propriétaire de Gucci. Et pour le premier défilé de la maison italienne depuis que Kering a annoncé bannir les mannequins trop maigres de ses podiums, il semble que l'engagement ait été respecté.

Dans la matinée, la Fashion Week avait commencé avec les défilés de jeunes talents comme le Japonais Atsushi Nakashima, qui a présenté des couleurs vives, des ponchos argentés et une multitude de zips brillants. Pour Nakashima, ces zips se veulent un rappel de ce que l'humanité a de meilleur en ces temps incertains où la Corée du Nord tire des missiles au-dessus de son pays. "C'est la raison d'être de cette collection. Réunir, se comprendre, communiquer", a déclaré le styliste à la presse. "Nous pouvons être reliés les uns aux autres".

N.21 scintille aussi

Chez N°21, la femme est résolument sexy. Elle scintille, que ce soit avec des sequins agrémentant une veste ou une jupe à carreaux déstructurée ou carrément en robe entière donnant un effet paillettes. Robe transparente beige sur soutien-gorge et culotte années 60 roses, ou noire sur dessous rouge complètent le vestiaire du label milanais.

Mode à Milan: Gucci en ouverture signe une ode aux années 80

Parmi les nouvelles griffes attendues cette semaine à Milan, il faudra compter sur Albino Teodoro, Brognano, Ssheena, ou encore sur le jeune label sud-coréen The-sirius, aux créations très futuristes, qui défilera ce jeudi au musée des sciences et des techniques Léonard de Vinci. Mais Milan ne serait pas Milan sans les poids-lourds de la mode que sont Versace, Armani ou Fendi (cette dernière défilera jeudi).

De grandes enseignes qui après quelques années difficiles -dues au recul du marché asiatique conjugué à la grande volatilité des devises et aux attaques terroristes en Europe- connaissent une embellie de leurs ventes, en tout cas certaines d'entre elles.

La reprise a été conduite par des maisons comme Gucci, dont les ventes au premier trimestre 2017 ont connu la plus forte accélération de ces 20 dernières années. Tel n'a pas été le cas pour Prada qui semble avoir oublié la recette du succès, même si l'enseigne centenaire attribue ses ventes en berne à un euro fort qui a fait fuir les touristes. (AFP)

Mode à Milan: Gucci en ouverture signe une ode aux années 80 La saison internationale des Fashion Weeks pour femme commence en Septembre, avec tous les regards tournés vers New York, Paris, Londres et Milan, avides de découvrir les nouvelles tendances. Pour vous informer sur les défilés de mode féminine, cliquez ici.

Fotos: Courtesy of Gucci, by Dan Lecca

Puma annonce une collaboration avec Selena Gomez

La marque allemande vient d’annoncer une nouvelle collection en partenariat avec la chanteuse Selena Gomez. En plus de son succès musical, l’artiste est également connue pour son influence sur les réseaux sociaux. Elle cumule 127 millions de followers sur Instagram. Une notoriété que la chanteuse met au profit de Puma puisque l’annonce de la collaboration a directement été faite sur les réseaux sociaux. "Faire partie de la famille Puma est très excitant", a déclaré la chanteuse dans un communiqué. "Puma a changé la donne en apportant une touche mode aux vêtements de sport. (...) J'espère que nous pourrons créer quelque chose de spécial ensemble. Nous avons déjà des projets vraiment géniaux à venir" a-t-elle ajouté.

Depuis l’incroyable succès de sa collaboration avec Rihanna (qui a même donné lieu à des défilés lors des Fashion Weeks), la marque allemande multiplie les collaborations avec des artistes et personnalités de renoms. Récemment, c’est avec le sportif français Antoine Griezmann et le chanteur canadien The Weeknd que la marque a travaillé.

Une nouvelle technique qui permet à Puma d’être parmi les marques de sportwear les plus en vue du moment. Le groupe Kering auquel appartient Puma, prévoit d’ailleurs une hausse des ventes supérieures à 10 pour cent pour l’année 2017.

Photo : Facebook Puma
VI Día Fortuny: “L’expérience d’achat en ligne n’a pas encore été inventée » (Ian Rogers, LVMH)

Dans l’ère d’internet, les marques de luxe sont contraintes de changer leurs relations avec leur clientèle. Elles doivent choisir entre continuer à faire recette, en misant sur les nouvelles technologies, ou rester dans le « traditionnel », ce qui pourrait compromettre sérieusement leur évolution future et leur prépondérance sur le marché.

Quel défi rencontrent aujourd’hui les marques haute gamme dans l’expérience online ? Tel a été thème abordé par le Circulo Fortuny, l’équivalent en Espagne du Comité Colbert, l’association qui représente les entreprises et les industries du luxe en Espagne, lors de la Vième édition de Día Fortuny. La semaine dernière, Barcelone a accueilli l’évènement annuel au sein de la Chapelle Convent dels Ángels (MACBA) avec la participation d’experts du secteur.

Pendant la conférence, les risques et opportunités que rencontrent les marques de luxe ont été présentés, le secteur du luxe représentant 4 pour cent du PIB européen et 17 pour cent des exportations du continent (selon ECCIA), s’appuyant de plus en plus sur la technologie numérique.

Comment les marques de luxe peuvent-elles aujourd’hui profiter de l’outil internet sans toutefois altérer leurs valeurs fondamentales? Cette question, au coeur du débat du jour, a été formulée par D.Carlos Falcó, le président exécutif de Circulo Fortuny.

Pour Enrique Loewe, président d’honneur de l’assistance et fils du fondateur de la marque de luxe Loewe, l’Europe génère 70 pour cent des produits haute gamme du monde, avec en tête les secteurs automobile et de mode –qui inclue les accessoires, la joaillerie, l’horlogerie et la cosmétique. Enrique Loewe rappelle en anecdote que, pour les américains, « l’Europe est la Silicon Valley du Luxe ». Un signe claire de ce que notre industrie projette à l’extérieure.

Par contre, pour éviter la stagnation des Maisons ou leur disparition de la mappemonde du luxe, elles doivent trouver de nouvelles voies de développement. D’après Loewe, nous sommes en pleine Révolution Numérique, révolution comparable à la Révolution Industrielle. Il illustre son argument avec l’exemple de la première Révolution Industrielle Espagnole (ou naissance d’une industrie moderne), qui a profondément bouleversé la ville de Barcelone avec le boom des usines textiles « indianas », du milieu du 18ème jusqu’au milieu du 19ème siècle.

VI Día Fortuny: “L’expérience d’achat en ligne n’a pas encore été inventée » (Ian Rogers, LVMH)

“Nous devons être là où se trouvent nos clients”, Ian Rogers.

Ian Rogers, Chief Digital Officer du groupe LVMH depuis 2015, a exposé « l’impact de la révolution numérique dans l’industrie du luxe » en soulignant « le défi des marques à devoir modifier leur culture avec l’outil internet, aboutissant sur un changement de clientèle qui perçoit le luxe d’une façon différente ».

Le numérique est partout, dit-il. « En plus, les gens changent avec internet : leur consommation et leur activité évoluent. D’ailleurs, nous devons nous adapter au temps présent et être là où se trouvent nos clients ».

L’artisanat et la créativité au sein du numérique

L’expert américain insiste sur le fait que ces deux éléments fonctionnent de la même façon sur internet. « Développer un logiciel est artisanal ! Quand on achète un produit, on achète aussi une culture. Le numérique aide à raconter une histoire, à renforcer la culture de marque –ce qui lui donne une plus value- et surtout, il reconnecte les hommes entre-eux ».

64 pour cent des consommateurs du luxe en ligne pensent que la livraison rapide est le facteur le plus important dans leur achat. Farfetch, par exemple, livre des produits Gucci dans dix villes du monde en seulement 90 minutes.

“Quand les Frères Lumière ont inventé le film a la fin du 19ème siècle, il restait encore beaucoup à explorer dans cet univers pour obtenir le cinéma tel qu’on le connaît aujourd’hui. C’est pareil pour l’e-commerce. Nous n’en sommes qu’au début, il reste encore tout à faire ! L’expérience du shopping online n’a pas encore été inventée ».

Comment peut-on utiliser l’ensemble de l’outil internet?

Dans le luxe, Ian Rogers décrit trois pas fondamentaux qui mèneraient au succès : avoir un produit d’exception, raconter une histoire avec grâce et élégance et vendre en ligne pour créer de l’audience et en points de vente physiques pour offrir une expérience émotionnelle aux clients.

En Chine, le plus grand marché consommateur de produits de luxe, comment vit-on cette nouvelle ère numérique ?

Sébastien Badault, Directeur Général d’Alibaba France, a centré sa présentation sur « la nouvelle ère numérique du luxe en Asie », signalant les « changements très visibles qui reconfigurent l’industrie, et notamment en Chine, où la transformation numérique est à l’ordre du jour et le rythme de l’innovation s’accélère. Sur ce marché, on observe que le consommateur chinois n’achète plus une marque mais une histoire ».

VI Día Fortuny: “L’expérience d’achat en ligne n’a pas encore été inventée » (Ian Rogers, LVMH)

La plateforme chinoise de ventes en ligne de produits de luxe, Alibaba, compte aujourd’hui un total de 529 millions d’usagers dans le monde. Sébastien Badault témoigne du bon comportement de la consommation chinoise sur internet avec ces chiffres : en 2008, 12 pour cent des produits de luxe ont été vendus à une clientèle chinoise, en 2016, 32 pour cent et les analystes prévoient 36 pour cent pour 2020 et jusqu’à 44 pour cent en 2025.

Quel est le profile du client chinois de luxe?

“Plus jeune et toujours connecté à son smartphone. Il fait tout avec, il achète ses vêtements, voyages, paye ses petits-déjeuners et n’utilise pas de carte bancaire. Les femmes consomment pratiquement autant que les hommes dans plusieurs secteurs », explique Badault.

Dans les prochaines années, c’est la Chine qui pilotera le secteur du luxe. Actuellement, les jeunes de 25 ans veulent des produits différents et les marques s’adaptent à leurs goûts. Avant les chinois voulaient des logos, mais aujourd’hui ils recherchent des valeurs, une histoire derrière un produit, des modèles qui inspirent, plus sophistiqués. Ils sont mieux informés sur les produits qu’ils consomment et veulent des biens authentiques », ajoute-t-il.

Leurs mentalités sont différentes. Ils n’ont pas Facebook, Google ou Instagram, mais des “équivalents » locaux. D’après le directeur général d’Alibaba, ces jeunes millénials passeraient en moyenne 30 minutes par jour sur des applications de vente en ligne, contre 2 minutes par jour pour les européens.

VI Día Fortuny: “L’expérience d’achat en ligne n’a pas encore été inventée » (Ian Rogers, LVMH)

Malgré tout, les consommateurs chinois continuent à acheter dans les boutiques de luxe et préfèrent multiplier leurs voyages en Europe, au détriment des colossaux magasins en Chine.

Et pour le confort des marques de luxe sur le web, Alibaba met à leur disposition un éventail de plateformes appelées Brand Up, Tspace et Luxury Pavillon, de quoi exposer avec plus de justesse leurs collections et leur identité.

Círculo Fortuny a été créé en mai 2011 sans but lucratif afin d’unifier le secteur espagnol et les marques culturelles et créatives de prestige. L’association promeut et défend leur identité corporate et les aide dans la construction de la marque « Espagne».

Photos: Participants Día Fortuny. Courtoisie Circulo Fortuny et marketing-chine.com.

Les Meilleures Collections Printemps/Eté 2018 de New York

Les experts en défilés de Trendstop vous rapportent les dernières collections des designers les plus influents de la New York Fashion Week. Pleins d'innovation dans le design, ces aspects essentiels auront une incidence sur le développement du marché des vêtements pour femmes au Printemps/Eté 2018 et au-delà. Notre rapport détaillé des défilés évalue la valeur commerciale et la longévité de chaque tendance, vous offrant la meilleure base possible pour créer vos collections.

Cette semaine, les lecteurs de FashionUnited peuvent découvrir un apperçu exclusif sur trois collections Printemps/Eté 2019 des défilés de New York. Phillip Lim actualise la tendance utilitaire avec un look très luxe qui fusionne la féminité avec des détails sportifs. Victoria Beckham mélange le masculin et le féminin avec des éléments adaptés et inspirés de la technologie avec des tissus fluides et vaporeux. Tom Ford remonte aux origines de Gucci avec une collection empreinte de glamour des années 90, tout en actualisant ses pièces avec modernité et minimalisme.

3.1 Phillip Lim – Utilité Raffinée

Les Meilleures Collections Printemps/Eté 2018 de New York

La dernière collection de Phillip Lim offre une touche féminine sur l'esthétique de luxe. Les silhouettes surdimensionnées, les volumes ondulés et les volants contemporains sont unis par des panneaux asymétriques déconstruits et des détails inspirés du sport.

Victoria Beckham – Délicatesse sur Mesure

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Victoria Beckham présente sa plus grande collection Printemps/Eté avec une refonte féminine de la garde-robe pour hommes. Les chemises portées sur des plaids à carreaux contrastent avec des matières flottantes et translucides, tandis que les vêtements de sport, plus techniques, se portent avec des robes casual.

Tom Ford – La Réinvention du Gucci des années 90

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Tom Ford rend hommage à son ancien employeur, Gucci. Les pièces lisses, le double denim en acier inoxydable et les jambes ultra-longues réinventent ce côté glamour des années 90 dans une forme plus minimaliste et raffinée.

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Les lecteurs de FashionUnited peuvent obtenir un accès gratuit au Rapport de Trendstop concernant les 10 Meilleurs Collections Automne-Hiver de New York. Pour obtenir votre rapport gratuit, cliquez sur la bannière.

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Trendstop.com est l'un des principaux bureaux de tendances du monde pour les professionnels de la mode et de la création, réputé pour son analyse et ses prévisions de tendances perspicaces. Parmi ses clients on retrouve H&M, Primark, Forever21, Zalando, Geox, Evisu, Hugo Boss, L'Oréal et MTV.

Photos: courtoisie de Trendstop: 3.1 Phillip Lim - Printemps/Eté 2018, Victoria Beckham Printemps/Eté 2018, Tom Ford, Printemps/Eté 2018.

Mode à Milan: un vent de reprise souffle sur la Fashion Week

De nouveaux talents très attendus qui cherchent à se faire une place aux côtés de griffes installées comme Moschino ou Armani: la Fashion Week s'ouvre mercredi à Milan dans un contexte économique montrant des signes de reprise sur le marché de la mode.

Une soixantaine de shows et une centaine de présentations sont au programme de la semaine, la première enseigne d'envergure à défiler mercredi étant Gucci, griffe particulièrement en forme depuis l'arrivée début 2015 de l'Italien Alessandro Michele à sa direction artistique.

La collection printemps-été 2018 de l'enseigne florentine sera aussi la première depuis l'annonce par sa maison mère, le groupe de luxe français Kering, d'interdire le recours à des mannequins trop maigres et âgés de moins de 16 ans, ce qu'a fait aussi son grand rival LVMH. Toutes les couleurs de l'arc-en-ciel seront présentes sur les podiums de cette Fashion Week, où l'on attend aussi un retour en force des années 1990 avec des pantalons taille basse et des vestes droites. Les rayures verticales seront également présentes.

Dimanche, cette édition accueillera aussi dans le prestigieux théâtre de la Scala les premiers Oscars de la mode durable, avec des prix "Green Carpet Fashion Awards Italia" qui viendront récompenser les jeunes designers éco-responsables.

Parmi les nouveaux venus, le Britannique Paul Surridge présentera sa première collection depuis qu'il a pris les commandes de la création artistique de Roberto Cavalli, griffe célèbre pour sa rock'n'roll attitude. Le couple Lucie et Luke Meier fera lui aussi ses débuts à Milan en tant que designers de la marque au style minimaliste et sophistiqué Jil Sander.

"Lucie et moi travaillons ensemble de façon très naturelle", a déclaré en juin le Canadien Luke Meier au magazine Vogue. "Pendant 15 ans, nous avons eu un dialogue très ouvert sur la manière d'envisager le design et nous nous sommes souvent dits qu'un jour, nous travaillerions ensemble", a ajouté le créateur, passé par Supreme et OAMC. Son épouse austro-allemande a fait ses classes chez Louis Vuitton et Balenciaga avant de prendre la direction artistique de Dior.

Une embellie

Les griffes Albino Teodoro, Brognano, Ssheena et le jeune label sud-coréen The-sirius, aux créations très futuristes, entreront aussi pour la première fois dans l'arène lombarde. Mais Milan ne serait pas Milan sans les poids-lourds de la mode que sont Fendi, Ferragamo, Versace ou Prada.

De grandes enseignes qui après quelques années difficiles -dues au recul du marché asiatique conjugué à la grande volatilité des devises et aux attaques terroristes en Europe- connaissent une embellie de leurs ventes, en tout cas certaines d'entre elles. "Si par le passé l'embellie était synonyme d'amélioration pour tout le monde, aujourd'hui la situation peut être très favorable à certains et très mauvaise pour d'autres", explique Stefania Saviolo, spécialiste du secteur à l'Université Bocconi de Milan. "Cela peut varier selon plusieurs facteurs comme la marque elle-même ou la catégorie du luxe dans laquelle elle évolue", précise-t-elle.

La reprise a été conduite par des maisons comme Gucci, dont les ventes au premier trimestre 2017 ont connu la plus forte accélération de ces 20 dernières années. Tel n'a pas été le cas pour Prada qui semble avoir oublié la recette du succès, même si l'enseigne centenaire attribue ses ventes en berne à un euro fort qui a fait fuir les touristes. Mais dans la guerre à laquelle ils se livrent pour conquérir le coeur des clients, et leur porte-monnaie, les groupes de luxe doivent se souvenir que rien n'est jamais acquis, relève Stefania Saviolo.

"Vous ne savez jamais combien de temps cela durera. Les cycles économiques sont de plus en plus courts et le marché se lasse des tendances de plus en plus vite", explique-t-elle. (AFP)

Photo: Gucci Cruise 2018

Mode à Milan: un vent de reprise souffle sur la Fashion Week La saison internationale des Fashion Weeks pour femme commence en Septembre, avec tous les regards tournés vers New York, Paris, Londres et Milan, avides de découvrir les nouvelles tendances. Pour vous informer sur les défilés de mode féminine, cliquez ici.

Plus de 140 petites robes noires, signées de grands noms de la couture, "des Années folles aux années 2000", seront mises aux enchères le 3 octobre à Paris par Sotheby's, a-t-on appris auprès de la maison de vente.

Les robes proviennent de la collection personnelle de Didier Ludot, "antiquaire de la mode" et spécialiste de ce classique du vestiaire féminin, consacré par Gabrielle Chanel en 1926. Les estimations vont de 500 à 5.000 euros. "La petite robe noire est bien plus qu'un vêtement. Elle est le symbole du chic parisien, un modèle absolu de raffinement, une armure sensuelle dans laquelle se glissèrent des générations de femmes", explique Didier Ludot dans un communiqué.

Les pièces mises en vente, en collaboration avec la maison Kerry Taylor Auctions, ont été créées entre 1921 et 2010 par les plus grands couturiers, de Chanel à Marc Vaughan, en passant par Christian Dior, Jean Patou, Balenciaga, Yves Saint Laurent, Pierre Balmain, Yohji Yamamoto ou Alexander McQueen. Une dizaine d'escarpins Roger Vivier et des fourrures seront également proposés à la vente. Parmi les lots phares, une robe Givenchy en satin duchesse (automne-hiver 1956-1957) est estimée entre 1.800 et 2.500 euros; une robe de cocktail en faille de soie Christian Dior haute couture par Yves Saint Laurent (automne-hiver 1960-1961) entre 1.200 et 1.500 euros.

Une robe en mousseline de soie signée Chanel, identique à celle portée par Delphine Seyrig dans le film d'Alain Resnais, "L'année dernière à Marienbad" en 1961, est estimée entre 2.500 et 3.000 euros. Une robe Balenciaga de 1953 à broderies oeillets, entre 3.000 et 5.000 euros.

A la tête d'un dépôt-vente de luxe installé dans les galeries du Palais-Royal à Paris, le collectionneur Didier Ludot est l'auteur de l'ouvrage "La petite robe noire", paru en septembre 2001. La maison Sotheby's avait déjà organisé en juillet 2015 une première vente de 150 pièces issues de sa collection. (AFP)

Fashion Week: avec Tommy Hilfiger, bienvenue sur la planète rock

Cuir, jeans déchirés, top modèles et décibels: Tommy Hilfiger a clôturé mardi soir la Fashion Week de Londres avec un show pharaonique ambiance concert de rock, histoire de célébrer comme il se doit son tout premier défilé hors des Etats-Unis.

Événement dans l'événement, la présentation du maître du sportswear chic permet à la Fashion Week britannique de s'achever sur un feu d'artifice, après cinq jours de défilés consacrés aux collections printemps-été 2018 de prêt-à-porter féminin.

Déterminé à rendre hommage à ce Londres des seventies qui l'a inspiré dans sa jeunesse, l'Américain de 66 ans, à la tête d'un empire qui a réalisé 6,6 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2016, s'est installé à la "Roundhouse", salle mythique encore hantée par les concerts de Jimi Hendrix, Pink Floyd ou David Bowie. Plus d'un millier d'invités, des images retransmises en direct sur un écran géant circulaire, une sono explosive et 64 modèles: Hilfiger peut légitimement revendiquer l'expression "show à l'américaine".

Mannequin star d'une collection qu'elle a contribué à créer, Gigi Hadid lance le défilé vêtue d'un short en jean déchiré et d'un pull court à col montant, dans des tons noirs et rouges, un long manteau en laine mohair sur le dos. "Gigi est très impliquée dans la conception de la collection", a expliqué à l'AFP Tommy Hilfiger, la veille du défilé. "Beaucoup d'idées sont venues de son style".

Fashion Week: avec Tommy Hilfiger, bienvenue sur la planète rock

La marque profite au passage de l'influence sur les réseaux sociaux de la top modèle, suivie par près de 36 millions de personnes sur Instagram. Dans la famille Hadid, il y aussi Bella, la soeur, qui défile en deuxième position avec une robe noire à capuche casual ornée d'un graphisme à sequins sur la poitrine. Qui dit rock, dit cuir: les femmes Hilfiger portent crânement des blousons biker coupe longue à poignets zippés et imprimés félins, ou des shorts en cuir à garnitures dorées.

Royaume-Uni oblige, le couturier puise aussi dans le patrimoine écossais avec cette mini-jupe rouge à franges à motif tartan, inspirée des kilts traditionnels. Hilfiger y ajoute une touche de streetwear en l'agrémentant d'un sweat-shirt avec un appliqué aigle.

Aller de l'avant

La présentation était la troisième itération du concept "TOMMYNOW", sorte de défilé itinérant s'inspirant des tournées des groupes de musique et qui a déjà posé ses valises à New York en 2016 et en Californie en février, proposant à chaque fois des shows démesurés aux coûts vertigineux.

Histoire de les rentabiliser, le vestiaire est mis en vente immédiatement, en "see now, buy now" ("aussitôt vu, aussitôt acheté"), tendance qui émerge depuis quelques saisons et qui devrait s'installer durablement, dixit Tommy Hilfiger, pionnier en la matière.

Fashion Week: avec Tommy Hilfiger, bienvenue sur la planète rock

La marque pousse d'ailleurs le concept encore plus loin en offrant aux invités de ses défilés la possibilité de prendre en photo les modèles pour les acheter sur le vif. "Les jeunes, lorsqu'ils voient quelque chose sur les podiums, ou quelque chose qui a l'air cool, veulent le porter le lendemain. Pas attendre six mois", a souligné le styliste, convaincu que le secteur doit saisir les opportunités qu'offrent les nouvelles technologies et les réseaux sociaux. "Nous devons continuer à aller de l'avant", a-t-il dit à l'AFP. "C'est une chance de vivre à l'ère numérique et ce serait une erreur que d'essayer d'aller à rebours".

Outre Hilfiger, la Fashion Week londonienne a bénéficié cette année d'une autre recrue de choix: l'Italien Giorgio Armani, qui a défilé dimanche, après onze ans d'absence dans la capitale. De quoi doper le rayonnement de la scène britannique, certes vantée pour la vitalité et l'audace de ses jeunes pousses, mais parfois en manque de grands noms, Burberry mis à part. Leur présence est également de bon augure dans le contexte du Brexit, qui fait craindre une fuite des talents et des capitaux.

Après Londres, qui a succédé à New York, la Fashion Week s'installera mercredi à Milan. (AFP)

Fashion Week: avec Tommy Hilfiger, bienvenue sur la planète rock La saison internationale des Fashion Weeks pour femme commence en Septembre, avec tous les regards tournés vers New York, Paris, Londres et Milan, avides de découvrir les nouvelles tendances. Pour vous informer sur les défilés de mode féminine, cliquez ici.

Photos: Tommy Hilfiger

Richard Quinn crée une collection avec H&M

Le gagnant du H&M Design Award 2017 a créé une collection en collaboration avec H&M. Dans le cadre de ce prix, le jeune diplômé de la St Martins School, Richard Quinn, a en effet imaginé une collaboration demi-couture, inspirée de la tapisserie des années 60, qui sera disponible dans le flagship de Londres à Oxford Circus, dès le 5 octobre.

« La collection de Richard est un savant mélange de créativité, de compétences techniques et de réflexion éthique, donnant naissance à des pièces à la fois pointues, faciles à porter et désirables », indique Ann-Sofie Johansson, creative advisor chez H&M et présidente du jury du H&M Design Award.

Lors de la création de la collection, le créateur londonien a exploré l'imagerie traditionnelle des années 50 et 60 et l’a revisitée en jouant avec les coupes et les textiles de façon innovante.

Photo : H&M

Asos Homme lance une gamme de denims eco-responsable

Asos se lance dans une quête eco-friendly. Asos Homme lancera en effet sa première gamme de denims éco-responsable, obtenue par un procédé réduisant l’impact sur la planète.

Cette collection reprend les fils de denim recyclés, de vieux jeans décomposés et retournés, et le coton et denim biologique chitosan, approuvé par Greenpeace, qui utilise moins de pesticides.

Asos a travaillé avec l’organisation Remo, qui encourage l'utilisation de fibres recyclées, à travers leur propre réseau d’usines de recyclage. Chaque vêtement en denim avec un tag Remo promet une transparence totale sur le contenu recyclé, l'économie d'eau effectuée, l'économie d'énergie et les fibres recyclées. Le géant anglais a également travaillé avec DDI pour tisser un denim rigide. Ce denim recyclé est proposé pour 6 à 8 pièces : un lavage léger, un lavage moyen, un lavage léger et moyen avec de fortes abrasions donnant au vieux denim une nouvelle vie de façon durable.

Le chitosan est un polymère, dérivé des déchets alimentaires, qui est obtenu grâce à un procédé biocompatible, qui fixe le colorant au tissu, réduisant ainsi l'utilisation de détergents, d'agents de blanchissage, de colorants, de fixateurs et d'autres agents chimiques. Il a également été développé un Indigo Smart, qui peut être stocké sans utiliser de produits chimiques "conservateurs". Ce procédé réduit également la consommation d'eau jusqu'à 60 pour cent, ce qui réduit la consommation d'énergie.

Asos est le premier site international de mode ligne pour les vingtenaires. En plus d’un large choix de produits, nous proposons chaque jour à notre communauté une multitude de contenus liés à la mode et aux dernières tendances. Plus de 85 000 produits, de leur marque propre et d’autres, sont accessibles sur leur site.

Photo : Asos website

L’Oréal organise son premier défilé de mode

C’est sur la plus belle avenue du monde que la célèbre marque de beauté va organiser son premier défilé de mode durant la Fashion Week Parisienne. Le 1er octobre 2017 à partir de 15h30, L’Oréal présentera un show exceptionnel organisé en partenariat avec la Fédération de la haute couture et avec le soutien de la mairie de Paris. Un spectacle organisé pour célébrer la ville de Paris connue comme la capitale de la mode et de la beauté. “Organiser ce show sur la plus célèbre avenue du monde est une façon de démocratiser l’univers de la mode et de la beauté comme jamais auparavant “ a fièrement déclaré dans un communiqué, Pierre-Emmanuel Angelloglou, le directeur général International de L’Oréal Paris.

L’Oréal partenaire officiel de la fashion week

Le défilé réunira les célèbres égéries de la marque qui défileront sur un podium d’une longueur de 60 mètres. Ces mannequins porteront des créations de grands noms de la mode tels que Balmain, Isabel Marant ou encore Courrèges. Des célèbres maisons de mode qui ont la particularité d’avoir récemment collaboré avec la marque de beauté numéro un au monde. L’Oréal profitera de l’occasion pour aussi présenter les nouveautés make-up et coiffure de la saison printemps-été 2018.

L’Oréal organise son premier défilé de mode

Pour finir, l'événement se terminera par une master class dirigée par Val Garlant qui est la directrice make-up internationale de l’Oréal et Stéphane Lancien qui est le Directeur Hair international de la marque. Les deux représentants donneront astuces et conseils sur les produits de la marque L’Oréal. L’Oréal est également partenaire officiel de la semaine de la mode de prêt-à-porter qui aura lieu à Paris du 26 septembre au 3 octobre 2017.

Photo : Facebook L’Oréal