Virgil Abloh et Takashi Murakami présentent une exposition commune à Londres

Créateur de mode, fondateur de la marque Off-White et même DJ, Virgil Abloh vient d’ajouter une nouvelle corde à son arc : l’art. L’américain expose depuis ce 20 février à la Galerie Gagosian de Londres. Il s’agit en fait d’une exposition en collaboration avec l’artiste japonais Takashi Murakami.

Baptisée “Future History”, l’exposition présente la fusion de deux univers : l’univers moderne et streetstyle de Virgil Abloh rencontrant l’univers pop et manga de Murakami, l’un des artistes les plus influents de la nouvelle génération. On pourra y découvrir entre autres, des T-shirts travaillés à la main avec des sérigraphies dont la commercialisation sera simultanée au lancement de l’exposition ou encore des oeuvres revisitant le logo “Off-White”.

Les curieux ont jusqu’au 7 avril pour découvrir cette exposition. Et Virgil Abloh continuera d’évoluer dans l’art puisqu’en 2019, le Musée d’Art Contemporain consacrera une exposition à toute l'oeuvre du créateur.

Photo : Facebook Off White
Musée Yves Saint Laurent Paris : 40 nouvelles pièces historiques présentées en mars 2018

Le Musée Yves Saint Laurent Paris, qui a ouvert ses portes le 3 octobre 2017 avec un parcours rétrospectif inédit de l’œuvre d’Yves Saint Laurent, renouvelle son parcours inaugural occupant la totalité des espaces d’exposition du musée. A cette occasion, il présentera près de quarante nouveaux modèles haute couture du 13 mars au 9 septembre 2018 dans l’ancienne maison de couture, adresse historique du couturier. En raison de la conservation des œuvres, une rotation de créations "textiles" et accessoires sera effectuée.

Musée Yves Saint Laurent Paris : 40 nouvelles pièces historiques présentées en mars 2018

Le Musée Yves Saint Laurent Paris a fait le choix de présenter ses collections hors vitrine permettant une proximité directe avec les visiteurs... Les textiles étant des matériaux organiques parmi les plus sensibles à conserver, leur exposition à la lumière, à l’empoussièrement et leur soumission à des tensions fortes lorsqu’ils sont présentés sur mannequins doivent être limités.

Aurélie Samuel, Directrice des collections du Musée Yves Saint Laurent Paris

La majorité des œuvres présentées depuis le 3 octobre 2017 réintègreront les réserves du musée. Elles seront remplacées par des œuvres similaires dont certaines seront montrées pour la première fois.

Des pièces particulièrement emblématiques mais rarement exposées y sont montrées, comme la première collection d’Yves Saint Laurent de 1962 qui sera d’ailleurs la seule section du musée à ne pas faire l’objet d’un renouvellement des œuvres textiles le 13 mars.

Olivier Flaviano, Directeur du Musée Yves Saint Laurent Paris
Musée Yves Saint Laurent Paris : 40 nouvelles pièces historiques présentées en mars 2018

Le public pourra ainsi découvrir une célèbre robe de taffetas chiné de la collection printemps-été 1986, la veste dite "Miroir brisé" ou encore une cape brodée en hommage au peintre Georges Braque. Opulence des broderies, étoffes en gazar de soie, lignes épurées, robes du soir en patchwork, le parcours ainsi renouvelé offre autant d'œuvres emblématiques du style Saint Laurent que de multiples facettes esthétiques et techniques des créations de la maison.

Photo 1 : Yves Saint Laurent dans son studio / Smoking © Musée Yves Saint Laurent Paris - Alexandre Guirkinger / Robe de soir long © Musée Yves Saint Laurent Paris - Alexandre Guirkinger.

Photo 2 : Musée Yves Saint Laurent / © Musée Yves Saint Laurent Luc Castel

Photo 3 : Veste de soir long hommage à Georges Braque © Musée Yves Saint Laurent Paris - Alexandre Guirkinger / Robe de soir court © Musée Yves Saint Laurent Paris - Alexandre Guirkinger

Subversif ou revendicatif, le t-shirt s'expose à Londres

Vêtement basique par excellence, le t-shirt est aussi un formidable support de communication qui, de la défense de l'environnement aux droits des homosexuels, a été de toutes les luttes, comme le montre une exposition à Londres.

Ouverte vendredi et jusqu'au 6 mai au Musée de la mode et du textile, l'exposition, intitulée "T-Shirt: culte - culture - subversion", présente une centaine de t-shirts retraçant l'impact dans la culture populaire du vêtement, et son utilisation comme moyen de communication au cours des dernières décennies. "Depuis ses toutes premières apparitions au début du XXe siècle, le t-shirt a été un moyen de transmission des passions sociales, musicales ou politiques", explique le musée dans une introduction à l'exposition.

Popularisé par l'US Navy en 1913, rendu célèbre par Marlon Brando dans "Un tramway nommé désir" en 1951, le t-shirt, qui tire son nom de sa forme en T, est en effet rapidement devenu un support de choix pour les communicants attirés par sa simplicité et sa facilité de fabrication à grande échelle. "C'est l'un des vêtements les plus démocratiques qui existent, et grâce à la sérigraphie, vous pouvez reproduire des messages à l'infini", souligne le commissaire de l'exposition, Dennis Nothdruft.

En 1977, la grand prêtresse de la mode punk Vivienne Westwood s'en empare et confectionne un t-shirt avec le célèbre portrait d'Elizabeth II, les yeux barrés de la mention "God Save The Queen", créé par l'artiste Jamie Reid. "Etant donné le caractère sacré de la reine en Angleterre, faire ce genre de chose constituait un véritable affront", remarque Dennis Nothdruft en désignant le t-shirt, une des oeuvres phares de l'exposition.

Grande provocatrice, Vivienne Westwood a multiplié les t-shirts coup de poing au fil des années. En 2012, la styliste apporte son soutien au fondateur de WikiLeaks Julian Assange en apposant son propre portrait sur un t-shirt portant le message "Je suis Julian Assange".

Tout le monde devrait être féministe

Dans un autre genre, les artistes John Dove et Molly White réalisent en 1976 un t-shirt sans manche montrant un Mickey Mouse au regard hypnotique sur fond de champignon atomique, une oeuvre censée dénoncer la faillite du système américain.

Le maillot devient rapidement culte dans les milieux punk et finit par attirer l'attention de Disney, qui force les deux créateurs à cesser toute vente du vêtement, selon le musée. Autre artiste mis en avant dans l'exposition: l'Américain Keith Haring, le roi du street art, qui conçoit en 1990 pour l'organisation Act Up un t-shirt "Ignorance = Fear, Silence = Death", fustigeant la méconnaissance du sida et l'homophobie.

Plus récemment, c'est le Brexit qui a fait les frais du vêtement, preuve qu'il continue à servir de multiples causes. Pro-UE, l'artiste Jeremy Deller imagine en 2017 un t-shirt aux couleurs du drapeau européen barré du message "Don't worry, fuck Brexit". Pêle-mêle, on peut aussi citer ce t-shirt "No more page three", réalisé en 2013, à une époque où le tabloïd The Sun publiait encore des playmates seins nus en page 3.

Ou celui d'une collection de haute couture de la créatrice Maria Grazia Chiuri (Dior) en 2017, rehaussé d'un imprimé "We should all be feminists" ("Tout le monde devrait être féministe"), reprenant une citation de l'auteure nigériane Chimamanda Ngozi Adichie. (AFP)

Photo: Fashion and Textile Museum

Gucci dévoile de nouveaux Art Walls

La maison de luxe Gucci poursuit sa collaboration avec l’artiste espagnol Ignasi Monreal. Le créateur met sa créativité à la disposition de la marque à travers des campagnes de communication originales. Le partenariat a récemment donné lieu à la campagne publicitaire Printemps/Eté 2018, qui sera présentée sur les fameux Art Walls de Gucci à New York, Milan, mais aussi sur un site inédit qui sera dévoilé à Hong Kong dans le courant du mois de février.

Gucci dévoile de nouveaux Art Walls

Ces Art Walls présentent des personnages qui arborent à chaque fois des looks et des accessoires de la collection Printemps/Eté 2018 de Gucci. Celui de New York qui s’expose sur un mur de 760 mètres carrés de Lafayette Street dans le quartier de Soho à Manhattan, présente les portraits de deux femmes portant les derniers modèles de lunettes Gucci. L’affiche a été réalisée par Colossal Media. En ce qui concerne Milan exposée par Urban Vision, le leader européen de la publicité extérieure, le visuel est inspiré des Epoux Arnolfini, le célèbre tableau de Jan van Eyck (1434), et par Le Jardin des délices (1490-1500) de Jérôme Bosch. Les Art Walls américain et italien de Gucci seront visibles pendant environ deux mois.

A seulement 27 ans, l’artiste et illustrateur espagnol Ignasi Monreal a collaboré à plusieurs reprises avec Gucci. Il a participé au projet #GucciGram et était également présent sur la collection Croisière 2018.

Photo : Gucci
Iris van Herpen conçoit des costumes pour l’Opéra d’Anvers

Quelques jours après avoir brillé sur les podiums parisiens, la créatrice néerlandaise Iris Van Herpen réapparaît dans un nouveau projet inédit et inattendu. La styliste va en effet réaliser 20 costumes à l’occasion de la représentation du ballet intitulé “Pelléas et Mélisande”, composé par Claude Debussy et présenté à l’Opéra d’Anvers.

Comme à son habitude, Iris Van Herpen a puisé son inspiration dans la science, la subjectivité du temps mais aussi le voyage des émotions à travers les âges. L’intrigue romantique, le destin des héros et la musique de l’oeuvre présentée font également partie des influences de ces tenues.

L’oeuvre dont la chorégraphie est signée Sidi Larbi Cherkaoui et la scénographie, Marina Abramovic se joue depuis ce 2 février 2018.

Photo : Iris Van Herpen
Cos collabore avec l’artiste Phillip K. Smith III pour le salon international du meuble de Milan

À l’occasion de la Milan Design Week, la marque du groupe H&M, Cos, basée à Londres, présentera une sculpture réalisée par l'artiste américain Phillip K. Smith III. Il s’agira de la septième installation consécutive de Cos pendant le salon international du meuble de Milan, mais aussi de la première collaboration entre la marque et l’artiste. Phillip K. Smith III a créé une sculpture qui sera installée dans la cour et dans le jardin du Palazzo Isimbardi du 16ème siècle.

«Chez Cos, nous avons été inspirés par la façon dont les installations de Phillip K. Smith III interagissent avec leur environnement naturel, ce qui nous permet de découvrir de nouveaux espaces. C'est à partir de ces expériences de l'art, qui remodèlent la façon dont nous voyons le monde autour de nous, que nous tirons une grande partie de notre inspiration», a déclaré Karin Gustafsson, directrice de la création de Cos, dans un communiqué.

Depuis 2012, Cos présente des collaborations inédites avec des artistes, des designers et des architectes à Milan pendant le salon international du meuble.

«Je suis ravi de collaborer avec Cos pour créer cette oeuvre unique qui s’impose dans cet espace historique. Caractérisé par des éléments spatiaux et temporels en constante évolution, l'expérience de chaque visiteur de l'installation sera entièrement individuelle.”, confie l’artiste basé à Palm Springs dont les oeuvres sont principalement basées sur la lumière, l'espace, la couleur ou encore l'environnement.

Photo : Cos
Cousu d'Or - Magical Weaving : l’exposition dédiée à la couture sur-mesure

Le 22 janvier 2018, Paris, la capitale mondialement reconnue de la mode s’activait autour de l’ouverture de la fashion week haute couture printemps/été 2018. C’est aussi cette date symbolique qu’a choisi la Fédération Française de la Création Couture Sur-Mesure pour présenter la cinquième édition de son exposition autour des oeuvres de ses créateurs.

L’édition 2018, baptisée Cousu d’Or-Magical Weaving rend hommage à l'héritage culturel indien à travers une collaboration avec la marque de tissus haut de gamme Ekaya, spécialiste du sari contemporain. Ce sont en tout 14 stylistes, membres de la Fédération qui exposent leurs créations jusqu’au 25 février 2018.

Parmi ces 14 stylistes, une invitée d’honneur : la créatrice américaine Colleen Quen. Originaire et vivant à San Francisco, c’est sur les hautes collines de la ville qu’elle a installé son atelier privé. Colleen confie son émotion et son amour pour la couture française : “ C’est agréable d’être entourée de ces personnes talentueuses et de toute cette culture française. Je me sens si honorée, c’est une véritable reconnaissance. Ici nous sommes presque comme une famille, je me sens soutenue”, a-t-elle dévoilé.

Cousu d'Or - Magical Weaving : l’exposition dédiée à la couture sur-mesure

Pour la troisième fois depuis sa création, l’exposition se tient à l’hotel Sofitel Le Faubourg situé dans le 8ème arrondissement de la capitale française. “C’est un hôtel dédié à la mode, c’est le quartier de la mode donc c’est une adresse parfaite pour nous”, dévoile Pierre Letz, le président de la Fédération. En effet l’hôtel est localisé au coeur du quartier emblématique de la mode parisienne, entre le Faubourg Saint-Honoré et les Champs Élysées.

Ekaya, symbole du savoir-faire indien

Après quatre années dédiées au textile français et européen, c’est donc l’Inde qui est mis à l’honneur cette fois-ci à travers le savoir-faire de l’entreprise Ekaya. Le pays, réputé pour la qualité de ses tissus et son expertise dans le vêtement de cérémonie, est en parfaite adéquation avec la vision de la Fédération et de ses adhérents. À l’occasion de l’exposition, Ekaya a proposé une collection capsule spéciale dans tes tons raffinés d’ivoire et d’or, la marque a également travaillé une large gamme de tissus issus d’archives mais aussi de créations récentes afin de montrer la qualité et la richesse des tissus indien. “Ekaya a voulu que nous emmenions leurs tissus ailleurs que dans les tenues traditionnelles dont ils ont l’habitude, les emmener vers du vêtement européen”, déclare Pierre Letz.

Cousu d'Or - Magical Weaving : l’exposition dédiée à la couture sur-mesure

“Je suis très excitée d’être là aujourd’hui, pour la première fois le tissu indien sera utilisé de manière globale au-delà de l’aspect traditionnel. Je suis très fière et heureuse de mettre en avant mon pays et de le représenter. Nous collaborons avec des artistes fantastiques qui ont fait un travail exceptionnel avec nos tissus.”

Palak Shah, PDG Ekaya

Fondée en 2011, la Fédération Française de la Création Couture Sur Mesure a pour ambition de rassembler les acteurs et professionnels de la création sur-mesure pour l’habillement et les accessoires autour d’objectifs tels que la promotion du savoir-faire ou encore la sauvegarde des intérêts de la fonction.

“Nous sommes plusieurs petits ateliers de couture qui avons décidé de se réunir afin d’avoir plus de visibilité. Individuellement nous sommes tous trop petits mais ensemble nous arrivons à une meilleure visibilité.” admet le président de la Fédération.

Cousu d'Or - Magical Weaving Du 22 janvier au 25 février 2018 Sofitel Paris.

Photo : Fédération Française de la Création Couture Sur-Mesure

A Paris, une guerre des biennales se profile à l’horizon cet automne

"J'adore la Biennale, confiait un jour Karl Lagerfeld à Christian Deydier, pas la poussière des antiquaires." Le couturier avait raison : le rayonnement de ce type de manifestation dépasse souvent la somme de ses exposants : il auréole de son faste la ville hôte ; son prestige rejaillit sur l’ensemble des arts appliqués. Il suffit de se rappeler l’extraordinaire effervescence mondaine, artistique et intellectuelle qui entoura l’exposition des arts décoratifs de 1925 au Grand Palais de Paris pour s’en convaincre. Cette effervescence marqua longtemps les esprits : à partir des années 60, on ne nomma plus que par le nom d’Art Déco les objets conçus à cette époque, en mémoire de l’exposition qui avait mis en lumière ce mouvement.

En 2012, Karl Lagerfeld mit en scène la Biennale des Antiquaires au Grand Palais de Paris. Il imagina les décors (une promenade propice au lèche-vitrine, reproduisant les artères parisiennes), les affiches, les visuels. C’était la XXVIème édition de cette biennale née en 1956. Christian Deydier, président du Syndicat National des Antiquaires, marchand spécialisé en archéologie chinoise, avait personnellement invité le couturier qui est un grand collectionneur et un fin connaisseur du lieu. L’artiste avait accepté avec enthousiasme. Un choix conforme à la vocation de la manifestation conçue des l’origine comme « un lieu où la beauté des objets rivaliserait avec celle des femmes, où l’élégance, le prestige et la fête s’offriraient à une foule d’amateurs d’art et de collectionneurs ». La biennale ce n’est pas une simple foire, c’est une célébration. Ce distinguo, Christian Deydier le comprenait très bien et chacun s’accorde pour dire que sous sa direction, la biennale des antiquaires a connu un éclat sans précédent.

On peut dire sans offenser personne, que depuis cette éblouissante XXVIème édition, la Biennale des Antiquaires, rebaptisée depuis Biennale Paris et transformée en évènement annuel, a perdu son lustre. L’édition 2016 a souvent été qualifiée de « désastreuse ». On en connaît les raisons. En juillet 2014, le conseil d’administration du Syndicat national des antiquaires, riche syndicat organisateur de la Biennale des Antiquaires, votait la révocation surprise de son président Christian Deydier. Ce coup de théâtre spectaculaire bouleversa Paris : à deux mois de la tenue de la Biennale, le président censé faire la promotion de l’événement était révoqué ! De quoi inquiéter légitimement les exposants. Depuis, Dominique Chevalier a pris la tête du syndicat.

Aussitôt à l’ouvrage, Dominique Chevalier indiqua qu’il voulait désormais « privilégier le contenu de la Biennale et pas son contenant » : c’est à dire, diminuer l’importance accordée à la scénographie – exit les stars du calibre de Lagerfeld. Il fallait aussi établir un plan plus simple pour l’implantation des stands : fini les stands spectaculaires à la Cartier. Autre décision : réduire l’importance de la joaillerie. Ne se sentant plus désirer, les grandes maisons de joaillerie ne se le firent pas dire deux fois et quittèrent toutes d’un bloc la manifestation. Le résultat fut sinistre : une ambiance terne de foire studieuse et scolaire, boudée par les collectionneurs et désertée par les parisiens.

Que reprochait-on à Christian Deydier ? En vrac, ses méthodes autoritaires et ses notes de frais princières. On lui reprochait également de mettre en avant les galeries françaises. Pourtant, ce professionnel aguerri, au caractère flamboyant connaissait la crème des collectionneurs internationaux qu’il séduisait de son panache. Ces collectionneurs accordaient leur confiance au président du SNA et venaient en nombre à Paris pour visiter la Biennale. On sait aujourd’hui, cruel comparatif oblige, qu’ils venaient pour une large part grâce au prestige, à l’éclat, au faste que Christian Deydier avait su imprimer à la manifestation.

Sublime, la Biennale des arts d’exception

“Au final, il y a eu beaucoup de mesquinerie vis à vis de Christian” indique un joaillier de la Place Vendôme. Avec lui les résultats étaient la, ils séduisaient les collectionneurs, organisaient des diners avec eux. Je pense que s’il décide de monter sa propre biennale, beaucoup vont le suivre”. Ce pronostic risque bien de se réaliser : la semaine dernière, Christian Deydier a annoncé qu’il lançait sa propre biennale, baptisée Sublime. Il s’adjoint les services de deux grands professionnels : Xavier Samson et Jacques Babando. L’évènement se tiendra vraisemblablement du 14 au 21 octobre devant la façade sud de l’Hôtel des Invalides. Quasiment en même temps que la Fiac qui se déroulera du 18 au 21 octobre, quelques semaines tout juste après la Biennale Paris qui se terminera quant à elle le 16 septembre. La décoration sera confiée au célèbre scénographe Patrick Bazanan. La Fiac verrait d’un très bon œil l’arrivée de cette nouvelle manifestation. La Biennale Paris, c’est moins sur. Les marchands Berko, Jean-Gabriel Mitterrand, Didier Claes, Xavier Eeckhout, De Jonckheere et Phoenix ont d’ores et déjà accepté l’invitation à y exposer. En tout, cinquante exposants devraient participer, dont une dizaine de joailliers.

Crédit photo: Biennale Paris, dr

Hans Boodt Mannequins, partenaire officiel de l’exposition “Margiela/ Galliera, 1989-2009”

Il s’agit de l’une des expositions mode phare de l’année 2018. À partir du 3 mars, le Musée de la Mode de Paris rendra hommage à Martin Margiela à travers une grande rétrospective retraçant la carrière du créateur belge de 1989 à 2009. Pour cet évènement tant attendu, la maison Hans Boodt Mannequins a été choisie comme partenaire officiel.

Spécialisée dans la création sur mesure et la customisation de mannequins, la marque présentera 150 mannequins lors de l’évènement, dont certains seront même customisés par le créateur vedette.

La scénographie de l’évènement sera élaborée par Martin Margiela lui-même, qui est le directeur artistique de cette rétrospective, sous l’égide d’Alexandre Samson, le commissaire de l’exposition et responsable des collections contemporaines du Palais Galliera.

C’est dans les années 2000 que l’ancien visual merchandiser hollandais Hans Boodt fonde sa marque éponyme. Au fil des années, l’entreprise a su s’imposer notamment en multipliant les collaborations artistiques. Hans Boodt Mannequins est aussi partenaire des expositions Power Mask de Walter Van Beirendonck à Rotterdam, Reflection by Jean Paul Lespagnard à Bruxelles ou encore du Festival de Mode de Hyères.

Photo : Margiela
Karl Lagerfeld : un livre de photos dédiées au mobilier Cassina

Esthète et grand amateur de design, Karl Lagerfeld n’avait jamais collaboré avec un éditeur de mobilier dans le cadre d'un projet photographique. Pour Cassina, célèbre éditeur de mobilier, Karl Lagerfeld a placé devant son objectif en 2013 ses références favorites maison. Cinq ans après l'exposition des œuvres de Karl Lagerfeld, Cassina Paris présente le livre "Cassina as seen by Karl" de Gerhard Steidl. Il s'agit du premier projet photographique de Karl Lagerfeld pour une marque de design.

Karl Lagerfeld : un livre de photos dédiées au mobilier Cassina

Karl Lagerfeld a débuté la photographie en 1987. Il s'est vu décerner le Prix de la Fondation Gordon Parks en 2011, le Prix Lucky Strike Design de la Fondation Raymond Loewy et le Prix culturel de la Société allemande de photographie. Il a également remporté le Prix ICP Trustees accordé lors du prix Infinity, au Centre international de photographie de New York, en 2007. Karl Lagerfeld a également édité de nombreux ouvrages photographiques et conçu de nombreuses expositions.

Karl Lagerfeld : un livre de photos dédiées au mobilier Cassina

Véritable mise en abyme, le livre est présenté au sein d'un espace scénographié, animé par des impressions grand format des photographies de Karl Lagerfeld et des écrans diffusant la vidéo du making of des prises de vue. La sélection de ces meubles dévoile la perception et le regard neuf du créateur de mode. Du fauteuil LC2 de Le Corbusier, Pierre Jeanneret et Charlotte Perriand, au fauteuil Auckland de Jean-Marie Massaud, Karl Lagerfeld rapproche des icônes de l'histoire du design. Tous ces meubles, célèbres et familiers, renversés, en conversation, en accumulation… appartiennent à la collection personnelle de Karl Lagerfeld. Ces compositions graphiques les rendent à la fois mystérieux et insolites. Les tables Lebeau de Patrick Jouin, les fauteuils Tre Pezzi de Franco Albini, et la chaise 699 Superleggera de Gio Ponti investissent le showroom de l'éditeur de mobilier.

Karl Lagerfeld : un livre de photos dédiées au mobilier Cassina

Il s’agît d’un genre projet que je n’avais jamais "travaillé". Réinterpréter visuellement des exemples parfaits de Design est une chose totalement nouvelle pour moi, donc stimulant, excitant même... Ma première "commande" était la fameuse chaise-longue de Le Corbusier Pierre Jeanneret et Charlotte Perriand dans les années 60...
Karl Lagerfeld

Photos: © Cassina / Scénographie © Francis Amiand