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Bernard Pivot plaide à Lyon pour la survie du Musée des tissus

"Fermer le Musée des tissus, ce serait un crime culturel", a lancé Bernard Pivot vendredi à Lyon où il était venu soutenir cette institution lyonnaise menacée de disparition, avant une réunion cruciale des partenaires publics et privés le 6 octobre.

"Lyon est la capitale de la soie. Ca paraît invraisemblable, absolument dingue, que ce musée, qui fait partie du patrimoine lyonnais et recèle tant de merveilles, soit fermé. Et fermé par des Lyonnais", a relevé l'inoubliable animateur d'Apostrophes, président de l'Académie Goncourt et "twitto" suivi par près de 700.000 fans.

Le dossier du Musée des Tissus et de son voisin, celui des Arts décoratifs, a connu moult rebondissements depuis octobre 2014, date à laquelle la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) locale, son propriétaire, déclarait ne plus avoir les moyens de le financer. La poursuite de l'activité de ces établissements, dont la gouvernance doit être publique en raison de leur statut de "Musée de France", dans leurs locaux actuels impliquerait d'importants travaux en matière de muséographie et de sécurité.

La région Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé en mai être prête à investir 10 millions d'euros dans le musée et contribuer à son fonctionnement à hauteur d'un million d'euros annuel, "sous condition d'un engagement des partenaires publics et privés". De son côté, l'Etat s'est engagé à verser 300.000 euros par an à partir de 2018 pour trois ans, à condition que tous les partenaires fassent de même. Des mécènes pourraient également contribuer financièrement à des expositions, des événements.

Quant à la CCI, elle "accepte de céder pour un euro symbolique l'actif immobilier" que représentent les deux hôtels particuliers abritant les collections, a confirmé son président Emmanuel Imberton. "Nous voulons rester au tour de table et donner une nouvelle jeunesse au musée avec une nouvelle muséographie, de l'événementiel, un restaurant, et équilibrer le modèle économique", a-t-il indiqué.

"Je suis optimiste pour trouver une solution avec tous les partenaires lors de la réunion du 6 octobre. C'est la dernière ligne droite mais nous avons fait 90 pourcent du chemin", a estimé M. Imberton. Le Musée des tissus retrace 4.500 ans d'histoire du textile, de la tunique en lin datant de 2.150 avant notre ère aux derniers tissus composites utilisés dans l'aéronautique, en passant par de multiples soieries précieuses. (AFP)

Photo: Lyon, musée des Tissus, Pierre Verier; Jean-François Bony (dessinateur et brodeur), Robe de cour dite « de Joséphine », Lyon, entre 1804 et 1810. Lyon, musée des Tissus, inv. MT 29754. Acquis de Mauerer, 1912.

Etoffes, épingles, dessins, mannequins patientant avant un défilé... les coulisses de la maison Azzedine Alaïa, couturier aussi discret que respecté, ont inspiré à l'artiste britannique Richard Wentworth une série de photos, exposées jusqu'au 26 novembre.

Quelque 140 clichés sont installés à la galerie Azzedine Alaïa à Paris, cloués sur de grands panneaux de contreplaqué. Un matériau illustrant l'importance du travail à l'oeuvre dans la construction des robes du couturier franco-tunisien, dont les créations sont souvent comparées à des sculptures.

Richard Wentworth, qui a noué une relation d'amitié avec Azzedine Alaïa, a eu depuis trois ans un accès privilégié à toute la maison de couture, de la salle à manger centrale où les repas se prennent en commun autour d'une grande table, au studio de création et ateliers, en passant par les archives.

Ses photos font plonger le spectateur dans l'univers du créateur, en se concentrant souvent sur un détail: le morceau d'une carte géographique tapissant le mur de la galerie, la main du couturier, sa table de travail, le plan de placement des invités au défilé... "Cela pourrait être un film... Mais je ne suis pas réalisateur de film", sourit Richard Wentworth.

Ce photographe et sculpteur, qui revendique un caractère "curieux", s'attache dans son oeuvre à mettre en valeur les aspects ironiques, insolites ou poétiques de notre environnement comme dans une série de photographies entamée dans les années 1970, "Making Do and Getting by". Il a été fasciné par le savoir-faire artisanal du couturier septuagénaire, qu'il compare à "une sorte d'architecte vernaculaire", et l'atmosphère de travail régnant dans sa maison, notamment au moment des défilés, quand les univers du "théâtre et de l'armée se rencontrent".

Richard Wentworth "me fait découvrir dans la maison dans laquelle je vis tant de choses que je n'avais pas vues", commente Azzedine Alaïa, cité dans un communiqué. "Les espaces laissés par les portes, les rampes des escaliers, le métal de la table, ce sont des détails auxquels nous ne prêtons pas attention. Richard nous fait y prêter attention, et il nous fait voir leur beauté. Il voit tout".

Connu pour ses robes intemporelles sublimant le corps féminin, Azzedine Alaïa présente ses défilés selon son propre calendrier, à l'écart de la frénésie des Fashion weeks, sans mise en scène spectaculaire, dans le cadre de sa maison de couture. (AFP)

En image : Exposition Vivienne Westwood x Juergen Teller

Vivienne Westwood, Andreas Kronthaler et Juergen Teller ont lancé une rétrospective de leur collaboration, à travers une exposition, dans le flagship Vivienne Westwood, de New York pendant la Fashion week.

En image : Exposition Vivienne Westwood x Juergen Teller

Transformant le bâtiment d'inspiration Beaux-Arts en galerie, l'exposition explore la relation entre Vivienne, Andreas et Juergen depuis qu'ils ont débuté leur collaboration dans les années 90.

En image : Exposition Vivienne Westwood x Juergen Teller

Cette rétrospective rassemble notamment des campagnes, des portraits aux visages iconiques, des satires politiques, des éditos et des projets artistiques divers, dont certains jamais publiés, issus de ce travail à six mains. Des pièces d'archives de la maison Vivienne Westwood accompagnent l’exposition.

En image : Exposition Vivienne Westwood x Juergen TellerEn image : Exposition Vivienne Westwood x Juergen Teller

Photo: Exposition Vivienne Westwood x Juergen Teller

Burberry accueille une exposition de photographies explorant l’art de vivre à l’anglaise et ses personnages, dans son nouveau lieu de défilé

Du 18 septembre au 1er octobre, ‘Here We Are’ rassemblera le travail de plus de 30 photographes du 20ème siècle les plus célèbres, sur des thématiques de société. Cette exposition mettra en scène entre autres une présentation du travail d’Alasdair McLellan, qui démarre également une collaboration créative avec Burberry.

L’exposition couvrira 3 étages au sein du nouveau lieu de défilé Burberry Old Sessions House, à Clerkenwell, qui sera ouvert au public pour la première fois depuis sa restauration.

‘Here We Are’ est curaté par Christopher Bailey, pdg et directeur de la création de Burberry, et Lucy Kumara Moore, écrivain, curatrice et directrice de Claire de Rouen, et enfin par Alasdair McLellan. L’exposition rassemblera plus de 200 œuvres de photographes dont Dafydd Jones, Bill Brandt, Brian Griffin, Shirley Baker, Jane Bown, Martin Parr, Jo Spence, Ken Russell, Charlie Phillips, Karen Knorr, Janette Beckman et Andy Sewell.

Burberry annonce également aujourd’hui une nouvelle collaboration créative avec le photographe Alasdair McLellan, pour laquelle il a shooté des images Burberry. Ces images sont dévoilées sur les plateformes sociales Burberry, avec de nouveaux portraits révélés chaque mois.

Le magazine Un Garçon Coquin bouscule la "masculinité" nigériane

Attention aux apparences, A Nasty Boy (Un garçon coquin) n'est pas un magazine gay: au Nigeria, où l'homosexualité est passible de 14 années de prison, photographier des hommes en robe, cela s'appelle "interroger la masculinité".

Richard Akuson, qui a lancé en février ce magazine en ligne, n'a que 23 ans mais son assurance et son impertinence lui valent déjà une célébrité qui ne cesse de croître au fil des mois. Tout a démarré avec un mini-short moulant. "Un jour, je me suis lancé le défi de me promener toute une journée dans les rues d'Abuja (la capitale fédérale, ndlr) en short en soie", raconte-t-il à l'AFP. "Les gens me dévisageaient, m'insultaient ouvertement. Ca a été une expérience assez douloureuse."

Il décide alors de raconter son expérience sur Bella Naija, le magazine people numéro 1 du Nigeria, où il travaille à l'époque comme rédacteur en chef mode. Son post "Pourquoi j'ai décidé de me promener dans Abuja en mini-short moulant" fait mouche: les commentaires affluent, tantôt pour tenter de le ramener à la raison, tantôt pour le féliciter de sa prouesse provocatrice... "Vu les réactions, je me suis dit qu'il y avait un vrai débat à engager pour interroger notre masculinité", explique Richard.

"L'homme nigérian doit sans cesse protéger ce que notre société définit comme la masculinité: ne pas pleurer, avoir un très, très gros ego, peu de compassion et beaucoup d'argent. Paradoxalement, je pense que c'est ce qui rend (les hommes ici) très fragiles et si durs avec les autres", lance-t-il, satisfait de ne plus faire partie de la majorité.

Androgynes

Aujourd'hui, "Richie" a organisé une séance photo dans un hôtel un peu reculé de Lagos, la mégalopole économique et culturelle d'Afrique de l'Ouest. Dans une chambre au papier peint fleuri, il distribue aux mannequins les tenues sélectionnées. Avec ses quatre modèles androgynes, deux femmes et deux hommes, le rédacteur en chef veut "transgresser les genres".

"Abstrakt, ça te va de porter une robe ?" Abstrakt, 21 ans, n'aime pas rentrer dans des cases. Sur son T-shirt, il est même écrit "A dire vrai, je ne suis pas normal". Il se décrit comme "musicien, mannequin et taré" sur son compte Instagram. Mais, tout de même, l'idée de porter une jupe ne semble pas l'emballer. Il s'exécute pourtant, "pour la mode", dit-il, qui explose à Lagos depuis quelques années. Et pour mettre un grand coup de pied dans la fourmilière des conventions.

"Et toi... tu mettras cette veste de costume d'homme", lance Richie à une jolie jeune fille au visage fin et aux longues nattes qui lui recouvrent le dos. Pas de soutien-gorge, pas de pantalon, la veste en velours vert bouteille d'un célèbre designer nigérian lui tombe en bas du dos, sur un collant opaque.

Le magazine Un Garçon Coquin bouscule la "masculinité" nigériane

Controverse

"J'adore la controverse, j'ai toujours été rebelle", explique Ajoke Animashaun, étudiante en droit et mannequin entre deux cours. "Au Nigeria, on est trop conservateur. Les filles doivent être toujours bien habillées, avoir toujours les ongles faits... eh bien, pas moi!", s'amuse-t-elle en montrant ses mains unicolores.

Si l'absence de manucure peut passer pour un détail, à Lagos, c'est un acte féministe quasiment révolutionnaire. Les photos publiées dans le magazine en ligne - qui deviendra un magazine papier dans quelques mois - sont pour le moins déroutantes dans un pays où tout ce qui touche à l'homosexualité, à la bisexualité ou au mélange des genres est vu comme une abomination religieuse.

Des hommes maquillés posent sur une plage de Lagos, le regard transpirant de sensualité. Dans un autre article, des hommes en perruque afro, juchés sur des talons hauts, soulèvent leur mini-jupe en jean. Les photos sont certes provocatrices, mais jamais vulgaires, et leur qualité d'exécution ferait pâlir les plus grands magazines de mode de Paris ou de New York.

Le jeune Wole Lawal, mannequin professionnel au visage recouvert de paillettes, a troqué ses bottines en cuir achetées à Londres pour un pantalon large multicolore. Comme Fela Kuti, le roi de l'afro-beat nigérian, il est torse nu "les tétons à l'air... climatisé", s'amuse-t-il. "Nasty Boy donne l'occasion de montrer une autre facette de ce que nous sommes", confie ce top modèle de 22 ans à la voix grave. "Ca nous permet aussi d'imaginer pendant un moment ce que ça fait d'être une femme. Et, je dois dire... ça n'a vraiment pas l'air facile." (AFP)

Photos: Nasty Boy website

Dior : 70 ans d'évolution de la mode

Fondée en 1947, la Maison Dior connaît dès ses débuts un succès fulgurant. La mémoire de son créateur, Christian Dior, disparu en 1957 reste omniprésente dans toutes les créations Dior. Au fil des années, la célèbre enseigne du 30 avenue Montaigne dans le huitième arrondissement de Paris a été dirigée par des stylistes de renom tel que Yves Saint-Laurent, John Galliano ou encore Raf Simons. Aujourd’hui la marque est devenue incontournable et est mondialement reconnue pour être l’une des plus grandes maisons de haute couture et également la représentation de l’élégance à la Française.

Dior : 70 ans d'évolution de la mode

70 ans de création et d’innovation

A l’occasion des 70 ans de la maison de haute couture Dior, le musée des Arts décoratifs présente une exposition dédiée. Un événement qui dévoile l’univers unique du créateur à travers les 300 robes de haute couture conçues de 1947 à aujourd’hui. Une manière de découvrir l’homme Christian Dior, ses histoires vécues, ses inspirations et ses créations à travers des oeuvres qui représentent son héritage.

Dior : 70 ans d'évolution de la mode

Dior, l’incarnation de l’élégance à la française

Une exposition sera aussi présentées aux Galeries Lafayette du boulevard Haussmann du 20 septembre au 10 octobre 2017. Intitulé I feel blue, l'événement sera l’occasion de revoir des pièces cultes du grand créateur. Des archives inédites y seront également présentées. Tous les articles de l’exposition seront revisités en bleu, la couleur préférée du créateur comme il l’affirmait dans son Petit dictionnaire de la mode : "Parmi toutes les couleurs, seul le bleu marine peut rivaliser avec le noir et présenter les mêmes atouts". Douze silhouettes Dior, toutes de bleues vêtues seront exposées sous la coupole des Galeries Lafayette. Des pièces uniques du tout premier défilé Dior qui a eu lieu le 12 février 1947 seront également affichées. C’est le cas du manteau Doris bleu marine issu de cette première collection. De plus, les visiteurs pourront repartir avec des pièces inédites et limitées, spécialement conçues pour l’occasion.

Photo : Facebook Dior

La haute horlogerie s’expose aux Galeries Lafayette Haussmann

Malgré la crise qui la secoue (franc Suisse fort, politique chinoise anti-corruption qui stigmatise les propriétaires de montres luxeuses, concurrence des nouvelles technologies) le monde de l’horlogerie d’exception, c’est à dire pour l’essentiel, l’horlogerie suisse, refuse de succomber à la morosité et préfère communiquer sur ses atouts. Ils sont nombreux: que ce soit au niveau du savoir-faire (manufacturier, technologique, métiers d’art) et de l’aura. L’art horloger, en conjuguant savamment patrimoine et innovation conserve un attrait puissant pour les élites mondiales.

Quant aux crises, l’horlogerie suisse en a vu d’autres : on parlait déjà de crises lors de la première révolution industrielle au milieu du XIXème siècle, durant la Grande Dépression en 1929, dans les années 70 lors de l’introduction des montres à quartz, mais l’horlogerie mécanique a toujours tenu bon à force de vouloir attendre coute que coute l’excellence dans tous les domaines. Ce flegme s’explique peut etre par le fait que l’horlogerie suisse elle-même est née d’une crise majeure.

Rappelons en effet que la Suisse est devenue la terre de prédilection des manufactures suite à la désastreuse décision de Louis XIV de révoquer l’édit de Nantes. Une révocation qui dépeupla la France du quart de ses habitants et fit perdre au pays d’innombrables talents bientôt récupérés par les nations voisines. Pourchassés en France, les protestants se sont alors réfugiés en nombre dans l’arc jurassien ont mis à profit leur compétence dans l’horlogerie, leur ardeur à l’ouvrage, leur esprit de sérieux au profit d’une industrie alors naissance et qui n’a, encore aujourd’hui pas de compétiteur sérieux dans le monde entier dans le domaine de l’excellence.

La Fondation de la Haute Horlogerie accompagne la quasi totalite des maisons prestigieuses suisse. Parmi celles ci, brillent avec éclat les noms de Baume & Mercier, IWC, Jaeger Lecoultre, Montblanc, Panerai, Piaget, Roger Dubuis et Vacheron Constantin. C’est à la découverte des rouages de ces manufactures vénérables que les Galeries Lafayette, en association avec la FHH, invitent ses visiteurs au grand magasin du boulevard Haussmann du 2 au 22 octobre prochain.

« Une montre, une histoire »

Au programme, des ateliers d’horlogerie pour s’initier à l’univers de l’infiniment petit, un riche éventail de conférences animées par des spécialistes du secteur ainsi qu’une exposition de montre-bracelets historiques et de créations contemporaines de Maisons horlogères incontournables. L’exposition invite également à appréhender l’horlogerie de manière interactive grâce à la technologie de la réalité virtuelle. À travers trois aventures romanesques propices à remonter le temps, le visiteur se met dans la peau du pilote d’un avion Grumman F6F-5 Hellcat dans les années 1950, enfile la combinaison du mécanicien en chef d’un train à vapeur anglais ou devient le bras droit du capitaine d’un impressionnant trois-mâts. Trois expériences à vivre sans modération pour mieux comprendre l’utilité des complications mécaniques.

Crédit photo : Fondation de la Haute Horlogerie

Les 10 meilleurs photographes de mode que vous dev(r)ez connaître

Professionnels ou addicts de la mode, vous connaissez certainement déjà les grands noms qui couronnent les campagnes publicitaires et séries mode des magazines les plus célèbres. Patrick Demarchelier, Mario Testino, Guy Bourdin, Helmut Newton, Annie Leibovitz, Peter Lindbergh, Bruce Weber ou encore Steven Meisel ont révélé la beauté des modèles et marques dont elles ont été les égéries. Immortaliser l’instant, écrire l’histoire des marques par l’image chargée d’émotions, d’envies et parfois de paradoxes, est la mission de ces artistes.

Voici une nouvelle liste, non exhaustive biensûr et purement subjective, des 10 meilleurs photographes de mode contemporains que vous devez (absolument) connaître.

1) Terry Richardson

Les 10 meilleurs photographes de mode que vous dev(r)ez connaître

Terrence, dit "Terry", Richardson est né en 1965 à New York. Après une incursion de quatre ans dans un groupe de punk-rock, il s’est finalement décanté pour la photographie de mode avec un premier travail pour la créatrice de mode londonienne Katharine Hamnett. Plus tard il offrait son talent à Marc Jacobs , Aldo , Supreme , Sisley , Yves Saint Laurent et Tom Ford , entre autres. Au long de sa carrière, Terry Richardson a photographié plusieurs campagnes pour les magazines Rolling Stone , GQ , Vogue , Vanity Fair, Harper's Bazar , i.D et Vice. Il a également réalisé une série de portraits privés pour Renzo Rosso. Il est connu pour sa thématique « sexuelle » en situations mondaines et pour avoir effectué des portraits de célébrités et politiques.

2) Juergen Teller

Les 10 meilleurs photographes de mode que vous dev(r)ez connaître

Juergen Teller est né en 1964 en Allemagne. Il est à l’origine de quelques-unes des plus célèbres campagnes publicitaires de ces derniers temps. Depuis 1998, il réalise les campagnes de Marc Jacobs avec un style très particulier dans un univers unique rehaussant des chairs exhibées, cicatrices, rides et de la lumière brute, loin des clichés mis en beauté et retouchés. Très imité aujourd’hui, il est vu comme celui qui a « démonté la mode », ou du moins sa bulle idéalisée...

3) David Sims

Les 10 meilleurs photographes de mode que vous dev(r)ez connaître

Il a débuté comme assistant photographe pour Robert Erdmann et Norman Watson. Sacré en 1994 Jeune Photographe de l’année au Festival de Mode et de Photographie de Hyères, il recevait le prix de Photographe de l’année un an plus tard. Il collabore régulièrement avec Vogue Paris, Italie, USA, UK, W, Arena Homme et avec plusieurs marques de mode comme Zara, Alexander Mc Queen, Balenciaga, Marc Jacobs ou Stella Mc Cartney. Il aime la mise en mouvement, l’élégance et la discrétion.

4) Ellen Van Unwerth

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Cette ex mannequin a quitté les podiums pour passer derrière l’objectif et réaliser des séries mode pour Condé Nast notamment. Elle a shooté The Great Pain pour Vogue US en 1993 qui métamorphose l’ex top model des années 90, Christy Turlington, et la propulse sur le devant de la scène internationale. Elle aime multiplier les traitements et les techniques comme les cadrages serrés, les couleurs vives ou le grain visible. C’est une des photographes les plus sollicitées du moment.

5) Steven Klein

Les 10 meilleurs photographes de mode que vous dev(r)ez connaître

À 52 ans, ce photographe américain est l’un des plus iconique. Etudiant en peinture, plus jeune il était fasciné par le style de Picasso et Bacon. Son travail se caractérise par les poses suggestives et les expressions marquées de ses sujets. Il contribue régulièrement pour iD, Numéro ou W. Il a shooté une campagne de Dior en 1985, Eva Mendes pour Calvin Klein ou encore Madonna pour Dolce & Gabanna, puis Lady Gaga en 2010 où il réalisait le clip « Alejandro » de la chanteuse et plus récemment, en 2012, pour le lancement de son parfum « Fame ».

6) Inez & Vinoodh

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Inez Van Lamsweerdet Vinoodh Matadin. Un duo « maximaliste » (couple à la fois artistique et sentimental) d’origine hollandaise qui collabore ensemble depuis les années 90, ce n’est pas chose commune dans la mode. Leur travail, qui combine art numérique et photo de mode, est très demandé par les magazines et les maisons de mode comme Balmain, Louis Vuitton ou Saint-Laurent. Audacieux, Inez&Vinoodh met en scène les tops en y mélangeant volontier l’élégance et l’extrême, le beau et l’étrange, le classique et le contemporain.

7) David Lachapelle

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David Lachapelle est connu mondialement pour son talent exceptionnel de savoir combiner une esthétique hyper-réaliste avec de profonds messages sociaux. Il commençait sa carrière dans les années 80 où il exposait des travaux dans des galleries d’art de New York. Découvert par Andy Warhol, il obtenait son premier travail de photographe au sein du magazine Interview. Quelques temps plus tard ses photos alimentaient les pages des Vogue France et Italie, Vanity Fair, GQ, Rolling Stone et i-D. Les plus grandes stars internationales comme David Bechkam, Madonna, Beyoncé, Katy Perry, Lady Gaga, Kanye West ou Angelina Jolie sont passés sous son objectif. Les plus grands musées du monde ont exposé les oeuvres de Lachapelle : du Mexique, en Corée du Sud en passant par Taïwan ou Israel. Il expose actuellement quelques photographies au Musées des Arts Décoratifs à Paris dans l’exposition « Christian Dior : Couturier du Rêve » (du 5 juillet 2017 au 7 janvier 2018). Il a travaillé pour Diesel Jeans, L’Oréal ou Tod’s dans « Touche Pop ».

8) Mert & Marcus

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Mert Alas (turque) et Marcus Piggot (gallois) se sont rencontrés à Londres et ils shootent ensemble depuis 1999. Le couple s’est ouvert les portes du monde de la mode en photographiant Beyoncé pour Louis Vuitton en 2003, leur permettant de multiplier les contrats avec les maisons de luxe. Leur esthétique est faite de couleurs saturées et d’hyperréalisme. Ils comptent parmi leurs clients Versace, Miu Miu et Gucci et publient leurs photos dans Numéro ou Dazed & Confused.

9) John Rankin Wadell

Les 10 meilleurs photographes de mode que vous dev(r)ez connaître

Ce photographe britannique, qui se fait appeler Rankin, est le co-fondateur du magazine Dazed&Confused lancé avec Jefferson Hack en 1991. Neuf ans plus tard il créait son propre magazine appelé Rank. Il est reconnu pour ses travaux de nus osés et provocateurs qui ont séduit différentes marques de Citizen K à BMW ou Calvin Klein.

10) Mario Sorrenti

Les 10 meilleurs photographes de mode que vous dev(r)ez connaître

Photographe de mode italien (né en 1971 à Naples) installé à New York, il débarque sur la scène internationale de mode à la fin des années 80 lorsqu’il photographie Kate Moss pour la campagne « Obsession » de Calvin Klein. Il a été remarqué par Prada et Saint-Laurent pour son art à mettre en scène la féminité et a collaboré avec Mango, Chloé, Armani ainsi que le calendrier Pirelli. Passionné par l’anatomie humaine, ses images ont été exposées dans plusieurs grandes villes du monde.

Photos : Mario Sorrenti, Terry Richardson x Tom Ford Eyewear, Juergen Teller x Celine SS2017, David Sims x Miu Miu, Ellen Van Unwerth x Kate Moss, Steven Klein x Vogue US, Inez&Vinoodh x Christy Turlington, Mario Sorrenti x Balmain.

La féminité naturelle et intemporelle de Chloé vue par Guy Bourdin.

Chloé a inauguré son nouvel espace culturel lors de la dernière Haute-Couture Fashion Week de Paris, au 28 rue de la Baume dans le 8ème arrondissement à Paris, à quelques pas de son siège situé Avenue Percier. L’ensemble des archives de ce centre historique, réparties sur les cinq étages qui composent cet immeuble hausmannien, remonte à 1952, date de création de la marque parisienne.

Pour célébrer son ouverture, la nouvelle Maison Chloé organise durant tout l’été une exposition en hommage au célèbre photographe de mode et publicitaire sulfureux, Guy Bourdin.

La féminité naturelle et intemporelle de Chloé vue par Guy Bourdin.

Celui qui a le plus photographié Chloé

Du 4 juillet au 3 septembre, l’exposition “Femininities-Guy Bourdin” propose une collection de 100 photographies à la fois subtiles, féminines, provocatrices et innocentes qui caractérisaient l’artiste disparu il y a 26 ans. Des années 50 à 80, Bourdin captait mieux que quiconque l’essence de la marque à travers son objectif.

L’exposition retrace l’histoire du patrimoine de Chloé et ses célèbres designers. Parmi les figures qui ont marqué son histoire, on retrouve les femmes britanniques Stella McCartney, Phoebe Philo, Hannah MacGibbon et Clare Waight Keller. Celle-ci ayant récemment quitté la Maison pour être remplacée par la française Natasha Ramsay-Levi en avril dernier.

Judith Clark, chargée de l’exposition, explique : « La plupart des photos de Guy Bourdin sont comme des images fixes, des photogrammes de films qui font sentir que la robe est utilisée comme un pilier, un accessoire faisant partie de l’histoire. Il est le seul à avoir autant photographié de robes ».

« Il est important, dans un monde digital, qu’il y ait des moments et des lieux où l’on peut toucher et sentir réellement Chloé, expérimenter son esprit », précise Geoffroy de la Bourdonnaye, PDG de Chloé. “Nous avions besoin de donner un foyer à Chloé”.

La féminité naturelle et intemporelle de Chloé vue par Guy Bourdin.

L’unique intention de perturber...

Transgresseur de son époque, Guy Bourdin (1928-1991) ajoutait de la désinvolture et de la folie à la mode, une sorte de complexité parfois sinistre, avec des mannequins qui semblaient électrocutées ou inertes commes des poupées de cire. Exigent, Maniaque, inconformiste, pour lui «les seuls portraits empreints d’honnêteté sont ceux de personnes mortes ou inconscientes».

Dans le cercle des maîtres photographes du siècle passé, on cite souvent Helmut Newton, Irving Penn et Richard Avedon, mais il manque Guy Bourdin au sein de ce trio, peut être à cause de son caractère endiablé et son refut d’avoir accepté le Prix Nacional de la Photographie Française en 1985, exclamant haut et fort: «je ne fais pas partie de ce syndicat !»

Ami du photographe Man Ray et du cinéaste Luis Buñuel, il présentait une vision noire de l’existence et utilisait son humour noir jusque dans les pages de Vogue pendant plus de 30 ans.

Autodidacte, ses photos sont reconnaissables, à première vue, par des tons hyper saturés et des compositions inattendues, notamment dans la pose de ses modèles. Il n’aimait pas les embellir mais les utilisait, en revanche, pour perturber l’opinion, apparaissant parfois comme des victimes d’accidents, bien au-delà de l’esthétique et de la morale, avec des visions indiscrètes et fragmentaires.

Photo : Guy Bourdin © The Guy Bourdin Estate 2017- Chloé FW 1971- Chloé FW 1975- Vogue Paris 1979, Chloé SS 1979.

La mode coréenne à l’honneur au Musée des Arts Décoratifs

Le Musée des Arts Décoratifs accueille pour la première fois l’Exposition Internationale d’Art Coréen de la Mode à Paris, organisée par la Korean Fashion and Culture Association, qui se tiendra du 22 juillet au 28 juillet 2017.

L’exposition accueille plus de 110 artistes coréens et étrangers parmi lesquels des créateurs coréens renommés : Lie Sang Bong, Chang Kwang Hyo, Choi Boko, Yoon Sung Bo, Im Seonoc, Kwak Hyun Joo. Seront également présents les 5 créateurs émergents en Corée, dont Soowoo Park, ainsi que des designers étrangers de 6 autres pays, incluant la France.

Sous le haut patronage du Ministère de la Culture, de la Korea Research Institute for Fashion Industry (KRIFI), de la ville de Daejeon, du Centre Culturel Coréen à Paris, de Samsung Electronics, et de Hyungji, cet événement proposera une exposition de mode, des conférences internationales ainsi que des rencontres.

Sous le thème “Cross-Cultural Convergence”, cette exposition offre aux artistes coréens un nouveau champ de création artistique et culturelle, en leur proposant de réinterpréter de manière contemporaine le costume traditionnel coréen, d’en déconstruire la beauté pour la recréer en osmose avec le style occidental.

L’exposition mettra à l’honneur le Blanc, Rouge et Noir, trois couleurs hautement symbolique en Corée. A travers diverses œuvres, l’exposition présente une image avant-gardiste de la mode coréenne, enrichissant ainsi un patrimoine culturel qui réunit passé et présent, Orient et Occident.

Photo : Exposition Internationale d’Art Coréen de la Mode