Paris - Les valeurs du luxe étaient à la peine mardi à la Bourse de Paris, affectées par les annonces de Washington qui menace de surtaxer lourdement une série de produits français, dont des vins pétillants, des cosmétiques et des sacs à main.

A 10H39 (09H39 GMT), LVMH déclinait de 1,42 pour cent à 390,90 euros, Hermès perdait 1,65 pour cent à 654,00 euros et Kering cédait 1,20 pour cent à 533,90 euros, dans un marché proche de l'équilibre (+0,06 pour cent).

Les autorités américaines ont annoncé lundi en fin de journée qu'ils pourraient imposer des droits de douane additionnels, pouvant aller jusqu'à 100 pour cent, sur l'équivalent de 2,4 milliards de dollars de produits français en réponse à l'instauration en France d'une taxe sur les géants américains du numérique.

Parmi les produits qui pourraient être concernés figurent un certain nombre de biens vendus par les groupes de luxe français, notamment le vin pétillant ainsi que des produits cosmétiques comme le savon, le maquillage et les rouges à lèvres, ou encore les sacs à main.

Contactés par l'AFP, LVMH et Kering n'ont pas souhaité commenter. « Pour LVMH, la maroquinerie aux Etats-Unis représente 3,4 pour cent du chiffre d'affaires, pour Hermès, c'est 5 pour cent du chiffre d'affaires et pour Kering, qui réalise 18 pour cent de son chiffre d'affaires aux Etats-Unis, l'exposition serait aux alentours de 7 pour cent », a estimé auprès de l'AFP Frédéric Rozier, gérant de portefeuille chez Mirabaud France.

En termes d'exposition, « cela reste grandement raisonnable », a-t-il nuancé. Mais « il n'y a pas que le luxe (qui est touché). D'autres valeurs très sensibles aux Etats-Unis sont en train de baisser comme Airbus ou encore Michelin, qui réalise un tiers de son chiffre d'affaires aux Etats-Unis, Peugeot qui se trouve impliqué avec Chrysler », a relevé M. Rozier.

L'avionneur européen lâchait 1,76 pour cent à 127,50 euros, le fabricant de pneumatiques 0,65 pour cent à 106,60 euros et Peugeot 0,51 pour cent à 21,42 euros. L'imposition de tarifs douaniers punitifs sur les produits français ne pourra pas intervenir avant la mi-janvier, à l'issue d'une période de consultations pour examiner les éventuelles demandes d'exemptions.(AFP)

 

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