Paris - Le groupe de luxe français Kering perdait plus de 6 pour cent vendredi matin à la Bourse de Paris, lesté notamment par une croissance moindre des ventes de Gucci, et par un bénéfice net divisé par quatre sous l'effet d'un lourd redressement fiscal en Italie.

A 10H19 (08H19 GMT), le titre Kering se repliait de 6,53 pour cent à 475,65 euros, dans un marché en petite hausse (+0,24 pour cent).

Kering a vu ses ventes progresser de 18,8 pour cent au premier semestre, tirées par son fleuron Gucci qui réalise une marge record, même si le bénéfice net du géant du luxe a été pénalisé par un redressement fiscal en Italie et un effet de base négatif lié à la cession de Puma en 2018.

Retraité de ces éléments exceptionnels, le résultat net part du groupe « récurrent » atteint 1,55 milliard d'euros, en progression de 24,7 pour cent, a tenu à souligner Kering dans son communiqué de résultats.

« Les ventes de Kering sont ressorties en ligne et l'Ebit (bénéfice opérationnel, NDLR) légèrement supérieur », ont relevé dans une note les analystes de Jefferies.

Gucci voit sa croissance ralentir

Mais « Gucci a légèrement déçu les attentes et cela est susceptible de provoquer des inquiétudes quant à l'allocation des ressources », ont-ils ajouté. Gucci, marque phare du groupe, a engrangé sur le semestre 4,6 milliards d'euros de ventes, soit une progression de 16,3 pour cent en organique, poursuivant ainsi sa phase de normalisation.

La croissance de son chiffre d'affaires avait en effet atteint 20 pour cent au cours du premier trimestre, 36,9 pour cent au cours de l'exercice 2018 et 44,6 pour cent en 2017.

« Par ailleurs, nous pensons qu'au-delà de la croissance 2019 alimentée par la Chine, la marge de manœuvre des marques de luxe en matière de rentabilité, étant donné les niveaux actuels, est devenue plutôt limitée », ont estimé les analystes de Jefferies. (AFP)

 

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