Stella McCartney a jusqu'au 31/03 pour racheter les parts de Kering dans leur coentreprise

La styliste Stella McCartney, dont la marque est détenue à 50 pourcent par Kering, a jusqu'au 31 mars pour racheter les parts du groupe de luxe, selon leur accord, et alors que de nouvelles rumeurs annoncent la fin de leur collaboration.

Contrairement à la quasi-totalité des autres marques de Kering (Gucci, Bottega Veneta ou encore Yves Saint Laurent), la maison Stella McCartney est détenue depuis 2001 à parts égales par la styliste britannique et le groupe. Depuis plusieurs semaines, des rumeurs de presse font état de négociations entre les deux parties dans le but de mettre fin à leur partenariat de 17 ans. Vendredi, Business of Fashion affirme que le processus de revente par Kering de ses parts à Stella McCartney est "déjà bien avancé".

Kering, dans une déclaration transmise à l'AFP, a de nouveau affirmé vendredi que "tout changement significatif de la relation actuelle serait naturellement rendu public au moment approprié. Toute autre information circulant à cet égard ne peut être considérée que comme de la spéculation". Selon le document financier 2017 du groupe, publié dans la foulée des résultats annuels le 13 février, il est stipulé que "Madame Stella McCartney dispose de la possibilité de racheter la participation de Kering jusqu'au 31 mars 2018".

Passée cette date, elle pourra vendre ses parts. "A compter de cette date, Madame Stella McCartney dispose d'options de vente de sa participation dans ces sociétés à des dates définies contractuellement", est-il précisé. Lors de la conférence sur les résultats annuels du groupe, son PDG François-Henri Pinault avait évoqué pour Stella McCartney des "discussions, comme chaque année et comme dans toutes les co-entreprises du monde, sur les orientations", mais souligné que "s'il y avait une décision dans un sens ou dans un autre, le marché serait informé, mais ce n'est pas le cas aujourd'hui".

Kering ne publie pas les résultats de Stella McCartney, mais dans son Document Financier 2017, il indique qu'"après plusieurs exercices de forte croissance, la marque a enregistré en 2017 une progression plus modeste de son activité".

"La dynamique commerciale reste globalement très positive et bénéficie à tous les principaux canaux de distribution. Dans cette année de consolidation, Stella McCartney a renforcé ses structures et son organisation avec pour conséquence une dilution de la profitabilité. Celle-ci reste toutefois à un bon niveau au regard de la taille de la marque", est-il précisé. La fille du Beatles Paul McCartney, végétarienne et engagée au service de la cause animale, n'utilise aucun cuir ni fourrure ni plumes dans ses créations. Sa marque compte 52 magasins gérés en propre, et son réseau de distributeurs tiers comprend plus de 600 points de vente au niveau mondial. (AFP)

Photo: Stella McCartney website

La plupart des syndicats ont appelé les salariés de Pimkie à "la grève reconductible" à partir de lundi pour contraindre la direction à réviser son plan de départs volontaires, qui risque selon eux de se traduire par bien plus que 208 suppressions d'emplois prévues initialement par la direction, a-t-on appris auprès de la CGT.

Invoquant "des résultats déficitaires depuis 2015 et un chiffre d'affaires 2017 en baisse de 10%", la chaîne de prêt-à-porter avait annoncé le 8 janvier la fermeture de 37 magasins en France en trois ans, sur 321, et la suppression à court terme de 83 emplois en magasins, 41 en logistique, 53 au siège international à Villeneuve d'Ascq (Nord) et 31 au siège pour la France, à Neuville-en-Ferrain, non loin de là.

Au fil des discussions sur ce plan, les organisations syndicales ont découvert que les 125 salariés dont l'emploi doit être supprimé au siège et à la logistique "seront licenciés pour motif personnel en cas de refus de reclassement", a déclaré à la presse la déléguée syndicale centrale CGT de Pimkie, Valérie Pringuez. "C'est une nouvelle douche froide pour les Pimkie", a-t-elle dit. Les syndicats s'étaient déjà alarmés du sort de 83 salariés travaillant dans des magasins qui doivent fermer, craignant qu'ils ne soient eux aussi licenciés en cas de refus d'accepter de changer de magasin. Pour la CGT (premier syndicat de l'entreprise), "c'est une nouvelle fois la preuve, qu'il n'y a aucun volontariat et que l'entreprise veut supprimer, coûte que coûte, l'emploi de ces salariés, en leur versant seulement des indemnités légales".

Les négociations n'ayant pu aboutir le 21 février comme l'espérait la direction, une ultime réunion entre les deux parties aura lieu mercredi prochain. En vue de ce dernier rendez-vous, "un accord majoritaire" s'est dégagé lors de trois assemblées générales des personnels du siège, jeudi, "pour une grève reconductible à partir de 08H00 lundi et jusqu'à la fin des discussions", a affirmé Mme Pringuez. Le personnel répondait "à l'appel des syndicats CGT, FO et CFDT", a-t-elle précisé.

Ces syndicats ont aussi décidé de contacter les salariés des magasins pour que, à tout le moins, ils cessent le travail pour la négociation finale de mercredi. Ils vont demander à tous les salariés Pimkie de la région de "se rassembler au siège de Villeneuve d'Ascq ce jour-là, toute la journée jusqu'à la fin des discussions", selon Mme Pringuez. Les syndicats, y compris la CFE-CGC qui participe aux discussions, contestent d'autre part le motif économique du plan de départs. Un précédent plan de suppressions d'emplois était intervenu en 2010. (AFP)

Fosun, qui a pris le contrôle de la maison de couture Lanvin est un conglomérat chinois tentaculaire, connu pour ses acquisitions tous azimuts, et qui s'était déjà emparé d'un autre fleuron français, le Club Med.

Groupe privé fondé en 1992 par des étudiants de la prestigieuse université Fudan à Shanghai, Fosun est devenu un conglomérat géant dont les activités vont de la finance à la pharmacie en passant par le tourisme, pour un chiffre d'affaires de 9,4 milliards d'euros en 2016. Il a réalisé entre 2013 et 2017 pour au moins 13,5 milliards de dollars (11 milliards d'euros) d'acquisitions à l'étranger, selon la firme financière Dealogic. Une frénésie de rachats dans des secteurs éclectiques et ponctuée de coups d'éclat.

En France, il s'est distingué en mettant la main début 2015 sur le Club Med après une âpre bataille de deux ans. Depuis, il développe vigoureusement en Chine les opérations du spécialiste des villages-vacances. Toujours en France, Fosun est engagé dans de longs pourparlers pour entrer au capital de la Compagnie des Alpes, leader mondial de l'exploitation des domaines skiables. Le conglomérat possède également des participations importantes dans le "Cirque du Soleil" canadien, dans le voyagiste britannique Thomas Cook, dans la première banque privée portugaise BCP... Aucun secteur ne lui échappe: il s'est proposé de racheter aussi bien le géant indien du médicament Gland Pharma que l'emblématique joaillier de luxe Fabergé.

Le groupe ne dédaigne pas les opérations plus modestes: en 2017, il a pris le contrôle des français Paref, spécialiste de la gestion immobilière, et Tridem, expert de la distribution de médicaments en Afrique. Cette fièvre d'acquisitions, financées largement par l'endettement, a fini par inquiéter les régulateurs chinois, qui ont ordonné l'an dernier des vérifications sur des prêts à risques contractés par les grands conglomérats privés du pays. Les groupes géants Wanda et HNA, dans la tourmente et lourdement endettés, ont multiplié ces dernières semaines les cessions d'actifs pour renflouer leurs comptes.

Mais le directeur général de Fosun, Wang Qunbin, avait démenti en août "une quelconque enquête formelle des régulateurs" contre le groupe, tout en saluant le durcissement de Pékin contre les investissements "irrationnels". L'emblématique président de Fosun, Guo Guangchang, est selon Forbes la 16e fortune chinoise avec des actifs d'environ 9 milliards de dollars. Très connecté politiquement, il est volontiers vu comme un oracle des marchés et qualifié de "Warren Buffett" local. Sa mystérieuse disparition durant quelques jours fin 2015 avait fait l'effet d'un coup de tonnerre dans la communauté des affaires. Fosun avait tardivement indiqué que M. Guo apportait "son aide à des enquêtes judiciaires". Le milliardaire avait refait surface peu après. (AFP)

Le chinois Fosun prend la majorité de la maison de couture Lanvin

Le conglomérat chinois Fosun, qui a déjà relancé avec succès en France le Club Med, met un pied dans le luxe français avec l'acquisition de Lanvin, plus ancienne maison de couture de l'hexagone qui connaît des difficultés financières.

Fosun a annoncé jeudi être devenu "l'actionnaire majoritaire" de la société, soulignant que "le solide héritage de Lanvin en matière de mode, associé aux ressources mondiales de Fosun, lui permettra d'entrer dans une nouvelle phase d'expansion", selon un communiqué. Depuis 2001, Lanvin - plus ancienne maison de couture française encore en activité et présente dans cinquante pays - était détenue à hauteur de 75% par la Hong-kongaise Shaw Lan Chu-Wang, qui en était le PDG, et à 15% par un entrepreneur allemand, Ralph Bartel. Tous deux vont garder "une part minoritaire" dans la société, précisent les deux groupes.

L'état des finances de la société n'est pas connue. Mais selon ses derniers comptes annuels déposés auprès du greffe de Paris, à la date du 31 décembre 2016, Lanvin affichait une perte nette de 20,3 millions d'euros - contre un bénéfice net de 2,9 millions un an plus tôt et 5,6 millions en 2013. "Nous n'avons aucun doute sur le fantastique potentiel de croissance de cette marque de réputation internationale", a affirmé Guo Guangchang, président de Fosun International, cité dans le communiqué. Selon lui, "peu de marques ont été capables non seulement de traverser un siècle mais également de continuer à briller et à être admirées comme Lanvin".

"La compréhension par Fosun de la marque, confortée par sa forte expérience sur les marchés européens et mondiaux, nous font penser que Fosun est le parfait partenaire stratégique à long terme pour la maison", a pour sa part souligné Nicolas Druz, directeur général délégué de Lanvin depuis l'automne dernier. Côté création, l'actuel directeur artistique de Lanvin, Olivier Lapidus, est arrivé en juillet 2017, en remplacement de Bouchra Jarrar restée seulement 16 mois.

La maison avait été secouée par le départ du styliste Alber Elbaz, resté 14 ans chez Lanvin avant d'en être évincé en octobre 2015, une rupture de contrat qui avait poussé le comité d'entreprise de la société à déclencher un droit d'alerte sur la situation économique de l'entreprise.

"respect des valeurs" françaises

En France, Fosun, tentaculaire conglomérat très diversifié, est devenu propriétaire à 100% du Club Med en 2015, au terme de la plus longue OPA de l'histoire de la Bourse de Paris.

Au moment de son rachat, le Club Med affichait une perte nette de 12 millions d'euros: en juin 2017, son PDG Henri Giscard d'Estaing a affirmé que le pionnier des villages-clubs français, qui s'est repositionné ces dernières années sur le haut de gamme, était désormais "structurellement rentable". Henri Giscard d'Estaing est également depuis mars 2017 "global partner" du groupe Fosun, et est donc amené, comme une vingtaine de ces "partenaires privilégiés", à siéger dans les hautes instances du conglomérat chinois. "En tant que +global partner+ de Fosun, je suis heureux de voir Fosun poursuivre ses investissements dans notre pays et participer au développement de grandes marques françaises en respectant leur culture et leurs valeurs", a commenté M. Giscard d'Estaing, dans une déclaration transmise à l'AFP.

"Comme cela se passe pour le Club Med depuis 2010, Lanvin bénéficiera pleinement du soutien de son actionnaire", a-t-il assuré. "Alors que la Chine devient un des principaux acteurs de la croissance sur le marché mondial du luxe, nous croyons fermement que Fosun peut apporte une forte plus-value à Lanvin, tout en respectant le positionnement haut de gamme et l'exceptionnelle qualité des collections fabriquées en France et en Italie", a souligné Joann Cheng, directrice financière adjointe de Fosun International.

En France, dans le milieu de la mode, Fosun a déjà racheté 25% de la marque de mode Iro en juin 2016. D'autres géants chinois sont déjà présents dans le secteur français de la mode et de l'habillement, comme l'industriel Shandong Ruyi qui détient la majorité du groupe SMCP (Sandro, Maje et Claudie Pierlot), ou encore le fonds First Heritage Brands (anciennement Fung Brands) actionnaire à 100% depuis début 2016 de Sonia Rykiel. (AFP)

Foto : Lanvin Facebook
Départ du patron de la marque Gap

Ce mardi 20 février, la marque américaine Gap a annoncé le départ de son patron Jeff Kirwan, sans plus d’explications sur les raisons. À travers un communiqué publié, le groupe, qui possède également les marques Banana Republic ainsi que Old Navy, a tout de même précisé qu’un processus de recrutement pour trouver un successeur avait été entamé. Pour l’heure, le vice président “Global Talent and Sustainability” sera en charge de l’intérim.

Dès l’annonce de ce départ, la marque a enregistré une baisse de son action à la Bourse de New York. Une chute estimée à 3,8 pour cent seulement 45 minutes après l'annonce du départ du patron de la marque. Avec sa nouvelle stratégie marketing, le label avait pourtant enregistré des chiffres encourageants ces derniers temps.

Face à l’essor du fast fashion et du commerce en ligne, le groupe Gap avait entamé une nouvelle stratégie pour sa marque éponyme qui consistait à renouveller ses lignes de vêtements ainsi que son activité sur internet.

Photo : Facebook Gap

Labonal, l'un des derniers fabricants français de chaussettes, pourra poursuivre son activité grâce à sa sortie de sa période de redressement judiciaire, a-t-on appris mercredi auprès de sa direction.

Le tribunal de grande instance de Colmar (Haut-Rhin) a validé, mardi, le plan de continuation qui signifie la poursuite d'activité de l'entreprise basée à Dambach-la-Ville (Bas-Rhin), ont indiqué à l'AFP Dominique Malfait, PDG de Labonal, et Nathalie Guyomard, administrateur judiciaire. Le fabricant avait été placé en redressement judiciaire le 21 mars dernier. Son sauvetage a toutefois impliqué la suppression de dix postes ces derniers mois, ramenant ses effectifs à 90 salariés, a signalé M. Malfait. Cette "restructuration", ainsi que la remontée du chiffre d'affaires et l'augmentation de l'activité sous marque Labonal, synonyme de meilleures marges, ont été les évolutions survenues depuis onze mois qui ont permis de sortir du redressement judiciaire, a exposé M. Malfait. La perte d'un important client de la grande distribution a été "plus que compensée", a-t-il ajouté.

En 2017, le chiffre d'affaires a progressé de 8,5% pour atteindre 7,25 millions d'euros, soit un niveau "proche" de celui de 2015, avant un recul en 2016, a poursuivi le dirigeant. Labonal réalise désormais plus de 70% de son chiffre d'affaires sous sa propre marque, qui est vendue auprès de détaillants, des magasins comme les Galeries Lafayette et Monoprix et dans ses six propres points de vente en Alsace, à Besançon (Doubs) et à Paris, a-t-il précisé.

Le plan de continuation va permettre de poursuivre cette évolution, notamment par l'ouverture d'un à deux nouveaux magasins Labonal par an, et de développer les ventes à l'export et par le web, selon M. Malfait. Née dans les années 1920, Labonal (La Bonneterie Alsacienne) a appartenu au groupe Kindy qui voulait la fermer, mais elle a été sauvée en 1999 par sa reprise par un groupe de cadres, dont Dominique Malfait. Sa marque est symbolisée par une panthère. Elle est l'une des PME françaises indépendantes fabricantes de chaussettes, avec Tricotage des Vosges (marques Bleu Forêt et Olympia) à Vagney (Vosges) et Perrin à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire). (AFP)

YolanCris présentera bientôt à Paris et ouvrira un showroom à Barcelone

Pour celles et ceux qui ne la connaissent pas encore, YolanCris est une étoile montante de robes « couture » venue d’Espagne. Ou plus précisément de Catalogne. La marque, qui exporte 70 pour cent de ses collections à l’étranger, vient d’annoncer sa prochaine présentation à Paris -qui aura lieu dans quelques jours en parallèle de la fashion week- et l’ouverture d’un showroom exclusif dans le centre de Barcelone.

Un tandem de coeur et d’esprit

Originaires de Sabadell, les soeurs Pérez ont l’art de la couture dans le sang. Leur mère, « l’âme de la Maison », qui leur a appris depuis toutes petites à apprécier un travail bien fait et à sentir la magie des robes de mariées ou du soir, fait aussi partie des 40 artisans couturiers qui composent l’atelier de la marque situé à L’Hospitalet de Llobregat (Barcelone).

YolanCris présentera bientôt à Paris et ouvrira un showroom à Barcelone

YolanCris a été fondée en 2005. Yolanda est la Directrice Artistique ou plutôt « le coeur » de la marque qui imagine, dessine et rehausse la beauté des femmes avec toutes les techniques de couture les plus ardues, tandis que Cristina, c’est « l’esprit », dirige l’ensemble des opérations de la société familiale, mettant en avant le talent de sa soeur aujourd’hui distribué dans une centaine de points de vente de 36 pays.

La spécialité de YolanCris? Les robes “couture” de mariée et les tenues « evening » confectionnées à la main avec des airs avant-gardistes. La marque défilait pour la première fois en 2006 à l’occasion de la Barcelona Bridal Week, autrefois appelée La Pasarela Gaudí Novias. Depuis, YolanCris est devenue une marque incontournable du secteur bridal et evening au niveau mondial et présente ses collections à New York, Paris ou Dubaï, entre autres. La constance et le goût du travail sur mesure ont fait de YolanCris une marques très prisée des femmes de la haute société, provenant surtout du Moyen-Orient ou d’Asie, mais aussi d’Europe ou d’Amérique, y compris las celebrities telles que Lady Gaga, Beyoncé ou Shakira.

YolanCris présentera bientôt à Paris et ouvrira un showroom à Barcelone

La proximité, facteur de succès?

Ce qui démarque YolanCris d’autres grandes maisons de mode -qui auraient tendance à dépersonnifier leur travail en faveur d’un développement massif de leur activité-, mis à part les matières nobles utilisées avec grande précision, est sans doute sa proximité et son rapport très humain avec ses clientes. Peut-être un des ingrédients du succès de la marque...

“Dans mon atelier, je vois mes clientes essayer des robes et souvent elles me parlent de leurs complexes physiques, je les voie nues et j’écoute leurs inquiétudes. On arrive à établir une relation intime avec chacune d’entre elles et elle souhaitent revenir. Mon travail consiste à les rendre belles et faire qu’elles se sentent bien », explique Yolanda.

“Nous aimons les robes somptueuses, car nos clientes veulent exprimer toute leur féminité et être attractives dans les fêtes ou cérémonies où elles participent. Aujourd’hui, les clientes arabes sont nos meilleures clientes car elles vont à de nombreux évènements sociaux et changent très souvent de robes avec des étiquettes connues ou non. Elles veulent juste que la pièce soit belle », ajoute Cristina.

YolanCris présentera bientôt à Paris et ouvrira un showroom à Barcelone

Nouvel appartement-showroom au centre de Barcelone

Après avoir présenté sa collection couture, Printemps/Eté 2018 à l’hôtel Park Hyatt Vendôme à Paris en octobre dernier, la marque reviendra du 1er au 5 mars pour présenter sa collection Automne/Hiver 2018-2019 dans le salon Cornaline du même établissement.

Le mois de mars accueillera également un nouvel appartement-showroom à Barcelone. YolanCris, qui dispose déjà d’un magasin à Sabadell, rejoindra la prestigieuse avenue Diagonal au numéro 508. L’appartement de 350 mètres carrés, situé au premier étage d’un immeuble emblématique de la ville, ouvrira ses portes aux clientes nationales et internationales en quête de pièces exclusives.

“Malgré notre présence dans les meilleurs magasins et lieux du monde, beaucoup de nos clientes sur rendez-vous privés veulent profiter du beau temps et de l’offre culturelle et gastronomique de passage à Barcelone. Elles sont habituées à visiter les capitales européennes et à acheter des tenues pour des occasions spéciales et elles contactent directement notre atelier », souligne Yolanda Pérez.

Photos: YolanCris, Printemps/Eté 2018

Les exportations horlogères suisses ont poursuivi leur reprise en janvier, affichant une hausse de 12,6 pour cent, à 1,6 milliard de francs suisses (1,3 milliard d'euros), selon les statistiques publiées mardi par la fédération horlogère (FH).

La reprise a été particulièrement marquée en Asie, les exportations de montres vers Hong Kong, le plus gros marché horloger, grimpant de 21,3 pour cent, soit la "plus forte hausse mensuelle en plus de cinq ans", a souligné la FH dans un communiqué.

L'accélération a été encore plus forte en Chine, où les exportations horlogères ont bondi de 44,3 pour cent. Au mois de janvier, la Chine s'est ainsi hissée à la deuxième place en tant que plus gros marché horloger, devant les États-Unis, en recul, eux, depuis deux ans. Les exportations de montres s'y sont repliées de 1,9 pour cent sur le mois écoulé.

Les exportations vers le Japon, un autre marché de référence pour les produits de luxe, ont augmenté de 12,9 pour cent. Les exportations vers les marchés européens ont connu une évolution plus contrastée. Si elles ont augmenté de 19 pour cent vers la France et de 4,6 pour cent vers le Royaume Uni, elles ont en revanche fléchi de 4,1 pour cent vers l'Allemagne et de 4,7 pour cent vers l'Italie.

Les exportations de montres suisses ont connu deux années difficiles après l'introduction fin 2013 de mesures de lutte contre la corruption en Chine qui avaient pesé sur les ventes de produits de luxe.

La révolution des parapluies à Hong Kong fin 2014 avait ensuite pesé sur les flux touristiques en Asie, faisant fuir les acheteurs chinois qui avaient l'habitude de venir y faire leurs emplettes de produits de luxe.

Les exportations de montres suisses avaient chuté de 3,3 pour cent en 2015 et de 9,9 pour cent en 2016, avant de rebondir de 2,7 pour cent en 2017.

Chanel investit dans la plateforme Farfetch

Alors que Chanel a toujours refusé de céder à la tentation de la vente en ligne, la marque de haute couture vient pourtant de faire un timide pas vers l’univers du numérique. En effet, la célèbre maison de luxe française a annoncé ce lundi 19 février sa collaboration avec la plateforme de mode en ligne Farfetch pour le développement d’un service client personnalisé. Le label haut de gamme va également devenir un investisseur minoritaire dans le capital de l’entreprise et rejoint ainsi Condé Nast et JD.com qui font également parti du capital de la plateforme basée à Londres.

Contrairement aux autres marques présentent sur Farfetch, Chanel n’y vendra pas ses produits ou articles (pour le moment). Il s’agit plutôt d’un partenariat, qui s’étendra sur plusieurs années, dans l’objectif de développer les services numériques de la marque française à savoir des applications pour smartphones, une assistance personnalisée permettant de trouver plus facilement un article ou un vêtement à la bonne taille. Pour acheter du Chanel, il faudra donc continuer à se rendre dans l’une des 190 boutiques de la marque française dans le monde.

"C'est sur la façon d'enrichir notre relation avec nos clients (...) Chanel n'essaie pas d'adopter une approche "Big Brother" de suivi des clients mais de donner à ceux qui le souhaite une assistance sur mesure.” a déclaré Bruno Pavlovsky, le président de la mode de Chanel à l’agence de presse Reuters.

Le commerce de luxe en ligne toujours en hausse

Alors que le commerce en ligne représente huit pour cent du marché du luxe et devrait atteindre 20 pour cent d'ici 2025, selon le cabinet de conseil Bain, Farfetch poursuit son évolution. En novembre dernier, la plateforme s’est associée à Fendi pour le lancement d’un service de personnalisation numérique et plus récemment c’est avec Burberry qu’un accord a été conclu pour la vente des collections de la marque anglaise. Farfetch, fondée en 2008 par José Neves est l’une des plateformes leaders de la vente de marques de luxe en ligne. Avec une offre proposant plus de 800 labels de luxe et livrant dans 190 pays.

Photo : Facebook Chanel
Monoprix va racheter Sarenza

La filiale du groupe Casino, Monoprix, a annoncé ce lundi entrer en négociations exclusives en vue d’acquérir l'un des leaders de la vente de chaussures en ligne. Objectif : faire émerger un leader « Lifestyle omnicanal » inédit.

Après les partenariats récents conclus par l’enseigne, notamment avec Ocado en novembre dernier, qui renforce son positionnement leader sur les livraisons de produits alimentaires, cette nouvelle acquisition vise à compléter l’offre de Monoprix (environ 800 magasins, 21 000 collaborateurs et 5 milliards d’euros d’activités en 2017).

« Cette opération s’inscrit pleinement dans la stratégie de l’enseigne, explique Régis Schultz, Président de Monoprix. Dans nos magasins, locomotives des centre-villes, nous allions de manière unique une offre alimentaire, non alimentaire et des services innovants. Il est donc parfaitement logique de reproduire cette offre complète sur le web. Avec Sarenza, nous nous positionnerons comme un acteur majeur de l’e-commerce non-alimentaire ».

Un leader omnicanal du Lifestyle

Présent dans 30 pays en Europe avec une sélection de plus de 650 marques et 40 000 modèles, Sarenza (créé en 2005) est la destination chaussure online de référence, avec près de 8 millions de clients et plus de 25 millions de paires de chaussures vendues depuis sa création. Le site, qui a réalisé 250 millions d’euros de ventes en 2017, s’appuie sur ses piliers historiques : livraison gratuite en 24 heures, 100 jours pour changer d’avis et se faire rembourser en cash en 48h, service client internalisé et collections dans l’air du temps. Le site est également devenu créateur depuis 2014 en lançant sa propre marque féminine « Made by Sarenza » puis « Mr Sarenza » en 2016. Sarenza est reconnu pour sa qualité de service et a gagné plusieurs prix durant ces dernières années : « Site de e-commerce préféré des français » (UFC Que Choisir) et « Meilleur site de mode » (FEVAD). « Nous nous réjouissons de ce projet d’intégration qui nous permettra de nous adosser à un acteur majeur de la distribution et d’élargir notre offre », a déclaré Stéphane Treppoz, Président directeur général de Sarenza.

Une offre digitale unique

Pour Monoprix, cette acquisition s’inscrit pleinement dans le cadre de sa stratégie de digitalisation. L’opération permettra d’unir la puissance du réseau, de l’offre Mode, Décoration, Beauté et de l’expertise des équipes de Monoprix au savoir-faire d’e-commerçant du spécialiste de la chaussure et de l’accessoire pour faire émerger un leader « Lifestyle omnicanal » inédit. Ce rapprochement permettra aussi d’accélérer la transformation digitale de Monoprix et, consolidera, parallèlement, l’avenir de Sarenza en l’intégrant à un grand groupe de distribution particulièrement présent dans le commerce urbain.

« Le groupe Casino, grâce à l’acquisition de Sarenza et de ses compétences, confortera sa position de leader Français du e-commerce urbain, souligne Jean-Charles Naouri, Président directeur général du groupe Casino. En effet, cette opération place Monoprix au premier rang de la vente en ligne mode et décoration ».

La finalisation de la transaction, qui devrait avoir lieu dans les prochaines semaines, reste notamment soumise à la consultation des instances représentatives du personnel de Monoprix et de Sarenza et à l’approbation de l’Autorité de la Concurrence.

Photos : Sarenza